CCR a écrit : ↑sam. 4 déc. 2021 08:31
vox populi a écrit : ↑sam. 4 déc. 2021 07:51
Harvest a écrit : ↑ven. 3 déc. 2021 17:49
J’aime bien certains jeunes, mais d’autres ont des goûts de chiotte…
Et des goûts comme des couleurs on peut et doit discuter…. Le goût comme beaucoup de choses s’éduque. Non ?
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Je n'ai pas d'opinion réfléchie sur le sujet mais à priori je dirai que l'on peut hiérarchiser une musique selon certains critères comme la justesse des notes, la complexité musicale, l'influence qu'elle a eu sur les autres musiciens, son aspect novateur etc..
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Concernant ce que j'ai vu passer plus haut, il y a , il me semble 2, voire 3 autres éléments fondamentaux : les paroles ( et le ton sur lequel elles sont diffusées, avec l'attitude, fake ou pas, sous-jacente) , le look et l'attitude et , sans doute le clip et l'impact de la manière dont les choses sont filmées et présentées.
La culture du parraître et de l' agressivité fonctionne bien auprès de certains ados : ça en impose aux mecs, ça plait à certaines meufs. L'archétype viril véhiculé par la banlieue d'aujourd'hui, quoi.
Oui et je comprends que certaines paroles par exemple choquent dans le rap (perso je suis aussi parfois choqué).
Mais avec le temps j'ai compris qu'il faut aussi prendre du recul avec ce qui est dit.
Avant pour choquer on parlait de sexe, puis de meurtres, de mutilations (cf paroles dans le Death Métal).
Maintenant on dit qu'il faut pendre les blancs ou tuer du flic ou mettre la croix dans un urinoir que sais je...
ca choque (y compris moi) mais je ne sais pas si au fond c'est très différent d'avant
C'est juste l'air du temps
Dans les années 80 on a vu apparaitre des films gore et les paroles des chansons ont suivi.
Aujourd'hui, par exemple, on peut provoquer avec certaines religions et pas d'autres. On peut être virulent avec certaines professions et pas d'autres.
On peut dire dans une chanson rap "brulez du flic" mais on ne va plus beaucoup entendre 'pendez les patrons"
Ca serait vu comme quelque chose de ringard, dépassé ..
Pour moi tout ca montre surtout que la chanson reste un grand cirque.
On provoque mais sans provoquer réellement car au fond ce n'est pas l'objet d'une chanson.
Qui par exemple pourrait aujourd'hui sortir une chanson critique contre "me too"?
Ca semble difficile, même pour un musicien indépendant car il serait contre "l'air du temps" , cela serait perçu comme une provocation inacceptable.
le but d'une chanson c'est d'épouser l'air du temps, pas de changer les mentalités ou de bousculer vraiment le réel.
Une chanson est toujours le reflet de son époque, elle est très rarement en avance.
Et même lorsqu'on croit qu'elle l'est elle ne l'est pas
Par exemple les chansons écologistes des années 70 traduisaient déjà une lame de fond dans la société (flower power etc..)
S'était dans l'époque.
C'est la limite d'une chanson et ca permet de prendre du recul avec ce qu'on entend parfois et qui peut nous choquer.