Witchy Cow a écrit:La majorité d'entre nous possède pas mal de disques, que ce soit des vinyles ou des CD.
N'y en a-t-il pas UN en particulier que vous chérissez plus que les autres, que ce soit parce que vous l'avez cherché pendant longtemps, par exemple ? Ou pour une autre raison ?
Le
Slash's Snakepit le fut pendant longtemps. Pour la musique (c'est toujours pour la musique, l'objet, non).
Maintenant, ce n'est plus jamais le cas. D'autant plus que la moindre écoute en évoque d'autres et ça repart de plus belle.
Jo Bolais a écrit:[...] quand on est jeune on a pas les moyens de s'acheter toutes les galettes qu'on souhaite, donc on les écoute quasiment en boucle. Ça participe au fait qu'on soit plus attaché à ces disques je pense.
Oui, totalement d'accord avec ça. Mais ça a changé pour moi. Si je conserve mes CD (plusieurs centaines) je suis en train de me séparer de mes vinyles (en gros, 50) une fois récupérés au format FLAC.
Je n'ai d'ailleurs jamais eu de platine à disposition depuis près de 25 ans.
Jo Bolais a écrit:Aujourd'hui, on a tellement le choix qu'on ne prend plus temps de rentrer complètement dans un album. A peine écouté, à peine rangé !
Oui, on avait évoqué cette manière d'écouter qui n'est absolument plus la même qu'il y a environ une grosse vingtaine d'années.
Je suis tombé dans ce piège également pendant plusieurs années, écoutant des playlists interminables et en continu (par album, tout de même, le plus souvent). À présent, je mets un album en écoute puis celle-ci s'arrête. Il m'arrive d'écouter le même album plus de dix fois de suite.
Mais ce que je préfère, c'est lancer une discographie entière et dans l'ordre. Sur plusieurs soirs si le groupe est prolixe. Et, même ça, a fini par changer, j'ai expurgé les discographies que je connaissais le mieux des albums que j'aimais le moins. Celle de
Deep Purple, par exemple, ne contient plus que quatre albums.
La fois où j'avais récupéré l’intégrale des
Stones sous forme de deux CD de MP3, à la fin du premier, je me souviens du plaisir éprouvé à l'idée de lancer le second quand la personne qui vivait avec moi est venue me dire que huit heures de
Stones en continu, c'était déjà trop, et que, si je pouvais attendre le lendemain pour écouter la suite, c'était une bonne chose.