C'est vrai certainement, mais on parlait d'un morceau. Là "More Than A Feeing" c'est le truc imparable, la mélodie putassière, le refrain radio-friendly, le son sophistiqué jusque dans les détails de la ficelle de son slip, et puis cette dimension culturelle bien représentative de son époque (un petit génie se construit son studio et autoproduit son disque avant de le vendre aussi sec à l'industrie et tout le monde le gobe tel quel).Cooltrane a écrit:Boston: la face A du premier est excellente, la face B l'est bcp moins...
Le deuxième est quasi sans intérêt et les autres, j'ai +/- zappé
Bref Boston n'est pas fort représentatif des 70's , àmha
Je pensais aussi à un autre groupe des 70s dont à peu près n'importe quel morceau, du coup (de préférence, celui qui dit en substance "sometimes I feel like I'm the loneliest person in the world" ou quelque chose du genre) pourrait incarner l'époque, Klaatu, surtout parce que la principale raison d'être de ce groupe résidait dans le fait qu'ils entretenaient le fantasme de voir un jour réunis les Beatles, soit au grand jour, soit undercover de façon à se soustraire à la pression qui les avaient en partie tués quelques années auparavant. Pour moi qui ne les ai pas vécues (je suis né en 78), les 70s c'est aussi cela, à savoir comment le monde a-t-il pu survivre à la séparation des Beatles ? Il y semblait y avoir une telle attente que dès qu'un groupe de tâcherons pop à peine honnêtes proposait un truc vaguement évocateur de la grandeur passée des quatre, l'industrie, la presse, le public, se mettaient à fantasmer comme des bêtes alors qu'il n'y avait à franchement parler à peu près rien d'aussi crédible que chez les Masked Marauders ou sur le "Phantom's Divine Comedy Part One"... Mais rien que pour le gag, respect.


Que des gens allaient les raisonner et que j'allais pouvoir vivre à mon tour un peu de Beatlemania en découvrant leurs nouveaux disques. J'étais parfois en colère contre eux. J'étais trop jeune pour avoir connu l'époque où ils faisaient des concerts et j'étais jaloux des plus grands qui racontaient, parfois mentaient, en disant qu'ils les avaient vus à l'Olympia à leurs débuts. Je ne vous apprends rien en vous disant que j'étais un peu con. Ca s'est arrangé depuis. Quoique...