Roberto Del Corazõn a écrit:Les hippies étaient mort en 70, finis, comme un descente d'acide qui s'éternise. Enfin aux Usa... Le temps que ça arrive, ce n'est que dans les années 70 que le mouvement a connu un réel écho ici. Donc ça se tient de citer des morceaux hippies pour évoquer les seventies. C'est aussi à cette époque que les pistes musicales qu'ils avaient amorcé ont été récupérées par le mainstream.
Comme vous l'avez dit avant il y a eu plusieurs seventies. Le punk (puis le post punk, la new wave...) arrive trop tard pour faire partie intégrante de la décennie -)
C'est vrai, les hippies (devenus les babas cool) sont arrivés 70's dans nos contrées, avec encore quelques restes dans la 1ère moitié des 80's dans les coins les plus reculés ( Barclay James Harvest avaient encore un certain succès à cette époque). En plus, il y avait encore ces relents d'ancien temps que revendiquaient les hippies dans certaines campagnes (cf Ange ), et qui ont disparu avec les années 80 (même si on peut encore trouver quelques ultimes vestiges de ces petits vieux avec vaches, poules , lapins et charrues des années 30, en cherchant , mais alors bien, ou plutôt en se perdant : ) ).
D'ailleurs, confirmation avec le progressif, mouvement post-hippie quasi uniquement européen (on peut y inclure le krautrock sous sa forme planante plutôt que répétitive) et qui n'a pas percé aux US,les hippies étant, comme le dit Roberto peut-être un peu mort avec le psyché ou récupéré par le mainstream ( voire à ce propos l'évolution révélatricedu Jefferson Airplane en Starship ...).
Et il y a un certain état d'esprit qui s'est perdu; alors bien entendu, l'insouciance de la fin des 30 glorieuses et du plein emploi, d'une 1ère génération qui n'a pas connu las guerre; une certaine forme de romantisme, aussi, peut-être , avant l'avènement de la culture porno et TV réalité exhibitionniste mais aussi de romantisme politique de gauche.
Après, tout n'était pas rose bien entendu, avec l'épée de Damoclès de la guerre froide nucléaire ( l'angoisse véhiculée par le krautrock avec ses rythmes heurtées et répétitifs , tels celui des bottes de l'autoritarisme gauche ou droite sur les pavés ou encore de l'industrie en plein essort... ; une certaine mélancolie qu'on entend chez pas mal de groupes progressifs, au détours de certains sons ou mélodies).
C'est un peu pour ces raisons que j'ai choisi un morceau du Mac, qui quelque part, et pour moi, renvoie un peu à tous ça , relents d'une époque chevauchée par la désuétude. Mais j'aurais pu choisir bien d 'autres morceau , si ce n'est que celui là m'évoque quelques souvenirs indistincts, dont il ne reste plus que la sève, avec sa part de réalité et de fantasmes ( et d'ailleurs, la réalité s'accompagne souvent aussi de fantasmes, se nourri de rêves).
Il y a un autre morceau qui n'a pas été cité mais qui doit-être bien présent dans les mémoires car il a cartonné et qui je trouve, évoque aussi assez cette époque ( versant bucolique et rural plutôt que citadin, donc) , c'est Say it ain't so, Joe ....
Dans cette optique, et pour le son, More than a feeling de Boston colle lui aussi bien au propos. Par contre, c'est étonnant de voir qu'un groupe dont les albums ont sur-cartonnés à l'époque ( 4eme meilleur vente des 70 pour l'éponyme + le suivant pas si loin derrière) a complètement disparu des radars ensuite , de même que ces albums , finalement,qui ne sont pas restés dans les mémoires...