[quote="Aldaran"]Le sondage qu'il fait est éloquent et j'invite tous les pervers qui s'assument à lire le « débat » qui le suit, c'est hilarant.

[quote]
Je confirme que c'est hilarant (pas que je suis pervers, quoique...).
L'éternelle querelle des Anciens contre les Modernes...
Avec pas mal de contre-vérités avec des vidéos Youtube comme moyen de comparaison (C'est comme pour les pubs pour les télés 4K regardés sur une télé normale).
Le support n'est qu'un des éléments de la chaine musicale qui va de l'enregistrement jusqu'à la perception sonore du cerveau.
Chaque chaînon en amont et en aval est important.
Si tu as une mauvaise platine, une mauvaise cellule ou de mauvaises enceintes, la restitution sonore restera
merdique mauvaise quelque soit la qualité du support...
Et même chose lors du mastering.
La mauvaise réputation du CD vient du fait que les premières rééditions n'étaient pas remastérisées mais brutes de décoffrage depuis les masters des vinyles.
Et dans beaucoup de cas, les gens oubliaient que le son d'un vinyle n'était pas naturel mais naturellement déformé.
La musique gravée n'est pas celle enregistrée. Surprenant, Non?
La raison en est simple et tient en 2 mots Equalisation (Ou correction) RIAA.
Je vous laisse le soin de chercher la théorie sur le net. Il y a plein de sites qui l'expliqent en long en large.
Kesako? En quelques mots, il s'agit de baisser les graves et augmenter les aigus de la source sonore pour avoir suffisamment de place dans le sillon.
La restitution fidèle des fréquences les plus basses exige une empreinte du sillon incompatible avec la place disponible sur le disque vinyle, tandis que l’inertie des bras de lecture restreint la restitution des fréquences les plus élevées...
Donc tous les disques vinyles sont pressés depuis le milieu des années 50 déformés.
De l'autre côté, chez l'auditeur, on fait l'opération inverse.
C'est le rôle des préamplificateurs (intégrés ou non à la platine) de plus ou moins bonne qualité pour remettre le son dans la bonne plage de fréquence avec donc plus ou moins de réussite...
Revenons en au CD. Dans bien des cas, la numérisation s'est faite à partir des masters sans inverser l'équalisation.
Résultat un son souvent métallique trop aigus et pas assez de basses.
D'où l'impression justifié d'un son dégueu par rapport à celui du même en vinyle alors que ce n'est pas le support qui en cause mais la manière de le réaliser...
CQFD...