par Silence » 22 Aoû 2013, 10:59
Je suis tombé il y a quelques jours sur une p'tite émission de radio, sur France Info. Ils y parlaient d'une chanson "maudite". La chanson que toutes les radios refusent de passer le Dimanche :
Sombre Dimanche
Ce morceau fut composé en 1933 par un artiste hongrois : Rezső Seress, sous le titre Szomorú Vasárnap. Et dès le début, une espèce de légende urbaine se crée, principalement parce qu'il a été interdit dans la plupart des établissements de Budapest qui craignaient de pousser leurs clients au suicide !! On le nomme "Morceau hongrois interdit" ou encore "morceau suicidaire hongrois". Il serait interdit de radio, aurait provoqué des vagues de suicides .... En fait il s'agit (comme quoi la technique n'est pas nouvelle) de rumeurs volontairement lancées afin de faire la promo de la chanson.
Elle est donc chantée en Français par Damia en 1936 :
[video]http://www.youtube.com/watch?v=65cE_peAbI8[/video]
Puis en anglais en 36 par Paul Robeson et aux USA en 1940 par Billie Holiday qui comme chacun le sait n'était jamais la dernière pour la déconne.(interdit de diffusion par la BBC ... trop déprimant en période de guerre. Sous le titre Gloomy Sunday
La version de Billie Holiday :
[video]http://www.youtube.com/watch?v=48cTUnUtzx4[/video]
Et c'est en entendant cette version que je me suis dit "Mais bon sang ! (Damned mais c'est bien sûr) je connais ce morceau !!"
Je le connais depuis très longtemps par la reprise de .... Christian Death
[video]http://www.youtube.com/watch?v=w3QszCUbX_s[/video]
Version que je trouve toujours aussi belle !!
Et du coup j'ai un peu fouillé, et me suis rendu compte que cette chanson a été reprise par énormément d'artistes, tant dans sa version Française qu'Américaine.
Gainsbourg la chantait, mais aussi Ray Charles, Lyndia Lunch, Elvis Costello, Bjork, Portishead, Marianne Faithfull ou Diamanda Gallas ... il y a même eu une version japonaise.
"Pour éviter tout débat sur les groupes d'aujourd'hui qui se sont fait piquer leurs idées dans les années 70, il est de rigueur de parler de l'avenir"