Witchy Cow a écrit:Je viens de lire un article très intéressant. Gillian Welch et David Rawlings nous y parlent de la production actuelle des vinyles par l'industrie du disque. Une belle arnaque il me semble... En gros, ils prennent des enregistrements numériques, voire un CD, pour en graver des vinyles même s'ils possèdent les masters.
Je n'y connais rien dans ce domaine. S'il y a des spécialistes sur le forum qui peuvent nous donner leur avis sur la fabrication des vinyles ces dernières années, ce serait chouette.
Désolée, l'article est en anglais, mais il est vraiment très intéressant.
https://www.wsj.com/articles/why-vinyls ... 1500721202
pas sur lire l'article, car je n'ai pas envie de m'inscrire

- yawn.gif (2.25 Kio) Vu 1837 fois
Sinon, il me semble que pas mal de vinyles ajd sont une grosse arnaque

- enfin dépendants de plusieurs critères:
1) le prix >> franchement, au dessus de 20.00, c'est abusif

(surtout si c'est une réed d'un truc amorti il y a bien longtemps), mais bon les conditions de stockage et transport (valable aussi pour les CDs, bien que bcp moins fragiles et moins encombrants et légers) s'ajoutent au prix de fabrication... Le fait de faire des petites séries, au lieu de gros pressage n'aide pas non plus la cause.
2) la source >> en effet, si c'est du MP3 (j'ose croire que non, tout de même

) ou repiquage direct du CD, aucun intérêt, surtout si la source est un remaster entre 95 et 05 (loudness wars). Sont a priori épargné par les défauts de source (du moins je crois

): les vraiment nouveaux albums qui sortent simultanément en CD, vinyl et dématérialisé. Un doute subsiste tout de meme

: fait-on deux (trois) mastering différents pour trois "supports" (façon de parler pour le dématérialisé, hein!?!

) différents?
3) le matériau >> on pourrait imaginer que 30 ans plus tard, l'industrie aurait trouvé un nouveau support qui résiste aux nombreuses usures du vinyle et facteurs l'abimant (chaleur, mauvais stockage, encrassement, etc...), non?
4) il me semble que le plus con est l'apparition d'un album en format vinyle, alors que celui-ci ne fut jamais pressé autrement qu'en CD... Avant, il existait le son AAA, AAD, ADD et DDD, whatever

... mais là, on en est maintenant à faire du DDA ou DAA

(les cons)
Outre les questions pratiques (facilité d'utilisation, rangement, stockage, pas d'usure, ne pas se lever tous les 15 minutes, etc... ), je me demande à quel point ce phénomène de mode n'en est pas au comble de la consommation bête et inutile (outre se gonfler l'égo) et outrancière.. Le consumérisme poussé à l'extrême, quoi!
Ne prend-t'on pas les djeuns et autres hipsters pour des ultra-cons et des pigeons??
Je ne parle pas ici de certains nostalgiques du vinyle, ici, mais de gens qui n'ont pas connu cette époque (pas si bénie que cela, pour ceux qui l'ont vécue)...
Bien sûr, ils (les djeunns) se sont mis à détester la musique de leur parents, symbolisée par le CD. Faut que jeunesse se passe, après tout....
Mais de là à retourner vers le format de leur grand-parents, c'est un peu/très con, non?

Ma collection de disque a décuplé en passant des musiciens drogués aux musiciens fou-toqués