par Dark Pink » 19 Oct 2014, 18:45
Face B :
Delphine Desyeux rêve du prince charmant et joue autant qu’elle chante, comme à l’époque où elle voulait incarner Galatée. Les petits rats sont dans la boite à musique.
Annie Philippe… Annie Philippe… J’ai aussi une anecdote sur elle, mais je ne sais pas si je dois la raconter… Si ? Bon, d’accord ! Annie Philippe a posé dans LUI (je sais, rien que ça, ça suffit, mais c’est pas fini) J’avais un copain plus vieux qui achetait la revue et qui avait le droit de la laisser traîner et même de coller des pages sur les murs de sa chambre. Je lui emprunte celle où Annie Philippe se dénudait, prétextant un article à lire. Quelques temps après, il me demande de lui rendre. Je lui réponds :
- J’ai pas fini, mais puisque tu les découpes, je garde les pages que je veux et je te rends le reste.
- Tu veux garder quelles pages ?
- Celles sur la chanteuse, là…
- Annie Philippe ?
- Oui, je crois que c’est son nom…
- Ah non ! Rend-moi juste ces pages-là, je veux les coller sur mon mur. Tu peux garder le reste.
La mort dans l’âme, je lui ai tout rendu.
Elle ne chante pas très bien, mais elle semble vouloir faire le premier pas. Qui sommes-nous pour l’en empêcher ?
Dupont et Pondu habitent un HLM. Egaux à eux-mêmes, ils résument la philosophie du lieu en une seule phrase : « Quand çui du dessus est enrhumé, c’est toi qui mouche »
J.P. et Nathalie contredisent les paroles de leur chanson par de belles harmonies vocales. Pour vivre heureux, faisons croire qu’on s’engueule ?
François Fivier s’y prend comme un pied. A croire qu’il y a des filles « trop belles pour soi », on rate forcément son coup.
Eric Lemans inquiète lui aussi. Il a beau mettre un hautbois incongru dans sa musique western, pourquoi est-il parti faire le tour du monde ? A force de dire « non », sa nana restée à quai va finir par dire « oui »… à un autre.
Violaine est mon genre. Sur un chouette accompagnement, elle raconte qu’elle s’est fait surprendre avec un mec, qu’elle a raccourci ses jupes de 20 cm (20 cm !) et qu’elle est renvoyée du bahut. Mais non ! Violaine, t’as pas de problème !
Delphine se laisse pas faire. Elle a raison. Sur une musique sympa aux accents de sitar, elle explique qu’elle aime les jeux qui font briller les yeux. On devrait donc trouver un moyen de résoudre ce problème de fermeture-éclair.
Ronnie Bird est un cœur pur qui soigne sa musique, mais envoyer un SOS aux demoiselles, est-ce efficace ?
Le seul morceau avec un vrai solo de guitare, « La fabrique de savon », nous ramène au quotidien où on bosse à en perdre la santé et avec leur « Muruora », les Musiciens inventent le nucléaire primesautier. C’est une performance que d’arriver à suggérer d’apposer un tel adjectif à cette réalité.
- Alors, professeur Pink ? Qu’est qu’on doit-il en penser-t-on ?
- Appelez-moi Dark ! Bien que provenant de 45 tours d’autrefois, ces 24 titres nous décrivent une réalité bien actuelle : une escouade de p’tites filles qui n’en veulent dament le pion à un quarteron de p’tits gars qui s’prennent la tête, mais tout ce beau monde ne rêve que de « fusionner » ! C’est vrai, on est mal logés, on laisse sa santé au boulot et dehors, les centrales n’en finissent pas « d’cracher la déveine » (sans compter les Bilbaouètes !) et pourtant, on ne pense qu’à « ça » ! « Alors on danse ! » Sur Pop Party 4 ! »