Thorens a écrit:La couverture a été illustré par Pascal Comelade, multi-instrumentiste talentueux (qu' on a beaucoup comparé à Tiersen, surtout à cause de l' utilisation du piano-jouet).
J' ai trouvé ce bouqin très bien mais tout de même assez frustrant. On y parle plus des conditions de vie des afro-américains "lambda" que de Blues. L' un ne va pas sans l' autre, bien sûr mais quand même ! On se régale plus (et on s' instruit plus également !) avec "Le Monde du Blues" de Paul Oliver par exemple.
Merci pour l'info et ce Lightnin' Hopkins est somptueux.
Oui je comprends ce que tu veux dire, mais comme tu l’as justement remarqué, on ne peut pas parler de Blues sans parler des gens qui l’ont créé et qui le font. Je pense que le Blues va bien au-delà de la musique, dans le sens qu’il reflète un certain moment de l’histoire et la déchirure d’un peuple tout entier. C’est sans doute réducteur, mais voilà pourquoi je pense aussi que beaucoup savent jouer le Blues, mais peu savent en faire.
Mais c’est l’universalité des thèmes évoqués (l’amour, l’alcool, l’absence), qui font aussi du Blues ce qu’il est, une musique à la fois intime et puissante puisqu’elle est capable de toucher absolument tout le monde.
Un bouquin qui a été comme un coup de poing pour moi, c’est Le Peuple du Blues de LeRoi Jones. Un bouquin qui t'apprends que le Blues, ce n’est pas de la résignation, ni des lamentations, mais c’est de l’espoir.