
Sun Secrets
Pot de masse : secret
Eric Burdon Band – "Sun Secrets" (1974)
01 - It's My Life (R. Atkins-C. d'Errico)
02 - Ring Of Fire (J. Carter-M. Kilgore)
03 - Medley : When I Was Young / War Child (E. Burdon-A. Butler)
04 - The Real Me (A. Butler)
05 - Medley : Don't Let Me Be Misunderstood / Nina's School (Benjamin-Marcus-Caldwell / E. Burdon-A. Butler)
06 - Letter From The County Farm (E. Burdon-R. Gordon)
07 - Sun Secrets (A. Butler)
Vocals – Eric Burdon
Guitar – Aalon Butler
Bass – Randy Rice
Drums – Alvin Taylor
Producer – Jerry Goldstein
Engineer – Ed Barton
Recorded and Overdubbed at Record Plant, Sausalito, San Francisco.
Remixed at Wally Heider in Los Angeles.
Graphics – Dick Bernot, John Cabalka - Photography by Norman Seeff

Un LP "qui aurait été" réalisé sans la permission du père Burdon, embrouille avec Jerry Goldstein le producteur (War) qui semble un personnage peu reluisant*. L'aurait pas touché lourd de brouzoufs là-dessus.
Un premier Eric Burdon Band, qui fait suite à la période War (1969/1971), Burdon soutenu par un power trio pas vraiment en retrait. Aucun n'est une pointure, entendons par-là un musicien vraiment réputé.
Seul Alvin Taylor se taillera un nom en tant que musicien de session dans les années 70 essentiellement.
Composé pour beaucoup de titres Animals revisités façon energized, limite hard rock, mais qui prennent aussi dans la bagarre une sacrée dimension.
La période War j'aime assez, mais sans plus. Trop jazzy pour mon goût, et pas assez blues rock.
Émaillé d'excellentes ambiances, climats intenses, entre alpinisme vocal et tir de barrage instrumental. La guitare de Aalon plane sur tout ça comme, un peu dans un style Eddie Hazel.
Un Ring of Fire "bolérotisé" qui explose complètement ; tu m'étonnes que Johnny Cash ait pu être impressionné par la version de Burdon !
Don't let me be misunderstood : de loin la version que je préfère du titre. Pardon Nina. Burdon est presque bouleversant .
The Real Me et le titre le plus punchy, qu'on croirait catapulté par Alice Cooper ze groupe. Il détonne, dans tous les sens du terme.
Letter from the county farm (et pas "country" Discogs !) avec un Burdon déchirant, diction spectrale, beuglements qui remuent les tripes, faisant lecture du courrier du bagne, et c'est pas gai.
Et j'aime beaucoup aussi l'instru final, lever de soleil, truc simple qui le fait bien pour clore l'alboume tranquilou.
À noter que Sun Secrets est accouplé en CD à l'album qui va suivre Stop, autre brûlot avec un EBB enrichi, enregistré en Californie et à Cologne, dans les studios Dieter Dierks, produit lui aussi par Jerry Goldstein.
On peut le trouver supérieur, je n'y verrais aucun problème, faut dire qu'il s'agit un autre beau LP qui carbure bien, mélant soul, psyche, jazz, hard... Avec des morceaux bien "rentre-dedans"
* http://www.funku.fr/2013/eric-burdon-pr ... es-de-war/


Je change de crèmerie.
Surtout que certains titres sont pas mal (bien) étirés.