La maison progressive est large, il est vrai, et on y entre comme dans un moulin. Perso, je ne qualifierais pas ce disque de prog, ou pas seulement du moins, ou alors comme pouvaient l'être les disques de
Santana. Peut-être, le fait qu'il soit conceptuel oriente certains vers cette étiquette, mais il y a du classic rock, du funk blax, un peu fusion, avec des relents blues...
Dans les
concept albums, ce que j'aime le moins, c'est souvent le concept (la terre, l'avenir, le passé, la guerre... bouh !). Ce disque-ci ne déroge pas à la règle, le concept me passe un peu au-dessus.
Pourtant, je comprends que cette notion puisse éveiller l'inspiration, stimuler la créativité et donner un fil musical, une cohérence, qu'elle puisse même être un argument de vente, d'un plan marketing pour faire parler du disque, le fameux "storytelling" d'un produit, mais ce que j'attends d'un disque n'est pas vraiment là. En ce moment, j'écoute un album concept sur la
Divine Comédie. Dante Diantre !
Ce disque, s'il ne me paraît pas essentiel, véhicule son petit plaisir d'écoute. Les musiciens assurent et s'amusent, c'est parfois communicatif, quelquefois, ça l'est moins, trop de longeurs. L'ensemble a de la tenue, est plutôt pêchu, et ne me semble ni plat ni fouillis.
Une découverte sympathoche, quelques titres à garder. Merci.
6/10 