Maxime a écrit:Une question, Aldaran. Pourquoi cet album en particulier ? J'imagine qu'il y en a pas mal dans le même genre à l'heure actuelle.
Parce que, dans ce genre, rares sont les albums et les groupes à me paraître aussi bons. Très rares, même.
Lorsque je l'ai découvert, c'est tout d'abord la force et le dynamisme qui m'ont frappé. J'ai immédiatement aimé le son global du groupe, son choix délibéré de jongler en permanence avec beaucoup de styles différents, ne serait-ce que pour quelques mesures dans certains morceaux, la manière bien personnelle d'être surprenant sous une apparence trompeusement simple et brute (le mur blindé dont on parle depuis quelques messages).
Les écoutes suivantes, multiples et soulevant un peu plus mon enthousiasme à chaque fois, m'ont fait découvrir un disque bien plus contrasté et riche qu'une unique écoute (quelle qu'en soit la raison) ne suffira pas à dévoiler. Ce premier album (et bien entendu, le suivant, mais c'est un autre sujet) regorge de surprises, de détails, de mélodies, de ruptures de rythmes, de clins d'œil et même d'humour, pour peu qu'on soit un minimum connaisseur des styles qu'il emprunte et reconfigure à loisir.
Beaucoup de groupes choisissent d'être simplement « efficaces » et privilégient l'impact en resserrant chaque morceau autour d'un schémas simple (intro, couplet, refrain, couplet, solo, refrain, couplet, refrain, outro). Ici, malgré les apparences, ce n'est pas le cas. Comme l'a d'ailleurs remarqué
vox, si c'est cela qu'il voulait exprimer en écrivant «
Un mélange de genres intéressant et des compos qui se dévoilent un peu plus » à la suite de sa seconde écoute. Les suivantes en révèlent davantage, ainsi que les autres, si affinité. Il faut bien entendu apprécier ce genre de musique, inutile de se faire du mal dans le cas contraire.
A mon sens, dans un genre plutôt bien diffusé, cet album fait figure d'exception. J'aime d'autres disques, bien sûr, mais celui-ci fait partie de ceux qui reviennent très souvent se caler entre mes oreilles et me font « headbanguer » en affichant un sourire...
niais (ça, c'est la version de ma femme, je préfère dire « de satisfaction »).
Pour n'en citer qu'un autre et dans un style assez différent, le
It's Five o' Clock Somewhere de
Slash's Snakepit partage la même marche sur mon podium personnel. (Alors que le reste de la production de
Slash est, à mon avis, simplement honnête et surtout bien moins richement travaillée et composée - mais beaucoup plus accessible, du coup...)
(D'autres exemples, variés, de ce que je considère très bon se trouvent dans ma signature.)
Pour finir,
Kvelertak est un groupe selon mon cœur : pas de maquillage intempestif, pas de postures médiatiques, pas de mise en scène qui détourne l'attention de ce que je pense être le principal lorsqu'un groupe... joue. Respect.