par Pablitta » 24 Avr 2013, 13:40
Je m’ennuie intensément à l’écoute de ce disque.
Mais attention, je m’ennuie d’un ennui luxueux. Les mélodies sont distinguées, les musiciens sont classieux (mais je les soupçonne de se faire un peu chier quand même), la production est cousue main.
Alors ça fait quoi, de s’ennuyer classe ?
Et bien je trouve que ça permet de reprendre son souffle, de décanter en bonne compagnie, c’est aussi élégant, finalement, que de prendre une cuite au Macallan 1926 - 75.000 $ la bouteille - en compagnie d’un aristocrate qatari.
Ca favorise aussi une forme de contemplation dont on manque probablement très cruellement de nos jours. L’ennui - ce désert de la pensée - comme disait l’autre, est, paraît-il, une source importante de créativité. Qu’Antonio Carlos Jobim soit alors mille fois béni.
Toutes ces sincères flatteries étant dites, je ferai néanmoins remarquer que des chercheurs ont identifié que la forme mentale se rapprochant le plus de l’ennui était le coma dépassé (je n’invente rien).
Donc je suis dans un coma totalement dépassé et ça, j’aime pas trop …
Maxime, je ne vais pas noter car ce genre de musique n’est pas faite pour moi.
J’admets que ce disque peut relever du talent extrême mais, même dans un 45 étoiles à l’Ile Maurice, je détesterais écouter de la musique ennuyeuse ….
Pour l’anecdote :
J’écoute avec des écouteur d’IPod ; ils sont très légers.
Croyez-moi ou pas, à un moment de l’écoute de ce disque, ils ont glissé de mes oreilles et ... - étais-je dans un état de béatitude absolue ? - … je ne m’en suis pas rendu compte.