
Paris fut un Power Trio Anglo-Américain de Hard Rock dans un style 'Zeppelinien' fondé en 1975 par Bob Welch, connu pour avoir relancé Fleetwood Mac au moment où le groupe était au plus mal.
Le groupe original était composé du batteur Thom Mooney, du bassiste claviériste Glenn Cornick et, bien sôr, du guitarite chanteur Robert Welch. Paris publia deux albums, "Paris" et, après que Hunt Sales ait remplacé Mooney, "Big Towne 2061".

Welch est né à Los Angeles dans une famille du show business. Son père, Robert Welch, était un producteur de films pour Paramount Pictures dans les années 1940 et 1950. Sa mère, Templeton, fut une chanteuse et actrice qui avait travaillé avec le Mercury Theatre d'Orson Welles à Chicago, dans l'Illinois.
Comme gamin, Welch avait appris la clarinette, passant à la guitare dans son adolescence. Il a développé un intérêt pour le Jazz, le Rhythm And Blues et le Rock. Dans la fin des années 1960, il s'était installé à Paris pour prendre des cours à la Sorbonne, mais bientôt il avait tout abandonné pour faire de la musique à plein temps.
Welch avait été aux prises avec une variété de groupes marginaux jusqu'en 1971, quand il avait été invité à joindre Fleetwood Mac, alors un ancien groupe de Blues Anglais qui avait perdu deux de ses trois principaux membres, Peter Green et Jeremy Spencer, en quelques mois.
Avec la nouvelle venue Christine McVie, Bob a contribué à orienter le groupe dans une direction plus mélodique, comme avec l'album "Future Games" de 1971. Il avait écrit des chansons pour et joué sur plusieurs albums de Fleetwood Mac, dont "Bare Trees" (1972), "Mystery to Me" (1973) et "Heroes Are Hard to Find" (1974). Ces albums de Fleetwood Mac époque Welch se sont vendus assez bien, mais, en Décembre 1974, Welch quitte le groupe, se disant épuisé.

Le Californien, mieux connu pour le romantisme mélancolique des chansons telles que "Sentimental Lady", avec Fleetwood Mac, brise les stéréotypes en composant l'ensemble des morceaux hard-rockants réalisés sur le premier album de ce power trio de courte durée.
Après avoir quitté Fleetwood Mac en raison de plusieurs années incertaines avec le personnel en constante évolution de ce groupe, en 1975, Welch forme forme l'éphémère Power Trio de Hard Rock, Paris avec l'ancien bassiste de Jethro Tull, Glenn Cornick et l'ancien batteur de Todd Rundgren's Nazz, Thom Mooney.
Au même moment, Welch apparait sur l'album solo de Bill Wyman, "Stone Alone", en 1976.
Glenn Cornick (né Glenn Douglas Barnard le 23 avril 1947 à Barrow-in-Furness, en Angleterre) fut le premier bassiste du groupe Jethro Tull. Il s'est séparé des autres membres en 1970 après leur troisième album "Benefit". Cornick avait été "invité" à quitter le groupe par le manager Terry Ellis.
Toutefois il fut encouragé par les membres de Jethro Tull dans ses efforts pour créer un autre groupe, Wild Turkey, qui signa chez Chrysalis Records.
Cornick se rendit ensuite à Berlin et plus tard aux États-Unis où il forme Paris avec Bob Welch.

Thom Mooney (né le 5 Janvier 1948, à Altoona, en Pennsylvanie) est un batteur Américain. Fortement influencé par la British invasion dans les années soixante, il fut un membre fondateur du groupe de rock de l'East Coast, Nazz, avec le guitariste Todd Rundgren, qui plus tard a continué d'avoir une carrière solo couronnée de succès.
Avec la sortie du premier album de Nazz (le nom dérivant d'une expression provenant du vieux jazz comme dans le hit des Yardbirds "The Nazz Are Blue"), son groupe avait un grand live show, en tournée avec le groupe naissant Spirit, avec un son énorme à la guitare qui était fermement propulsé par le style follement énergique de Mooney.

Les commentaires étaient plus qu'enthousiastes, mais le déclin du groupe, peu de temps après leur retour en studio d'enregistrement, a été la résultante des difficultés de croissance et, selon certains, d'un peu trop de battage médiatique.
Thom a ensuite aidé à la sortie du deuxième album (Nazz Nazz), un album posthume et, quoique intéressant, la faiblesse du troisième (Nazz 3), mais il s'est ensuite repris pour devenir l'un des batteurs de rock les plus actifs sur le foisonnement scènique des années 70, et, par la suite, il a travaillé comme directeur musical et batteur de Rita Coolidge, ainsi que musicien de session et l'écriture avec Colin Hay de Men at Work, John Hiatt, fait des tournées avec Roger McGuinn, et bien d'autres.
Il a joué aussi avec Fuse, avant de rejoindre Bob Welch pour former Paris.

Welch garde un profil bas jusqu'en 1976, quand il reparait à la tête d'un nouveau groupe appelé Paris.
Ce power trio, rapidement monté, ne perd pas de temps, enregistrant dans la foulée les dix titres qui composent l'enregistrement. Les chansons sont toutes écrites par Bob Welch et elles font un contraste majeur avec les chansons qu'il avait écrit mrécèdemment pour Fleetwood Mac, en particulier le 'romantisme mélancolique' de chansons telles que" Sentimental Lady".
Paris a enregistré son premier album pour Capitol Records, sous le règne du producteur Jimmy Robinson, au Record Plant à Los Angeles. Le label a peu fait pour promouvoir Paris, en dehors de quelques annonces et l'envoi du groupe sur la route.
Ce premier opus est imprégné de mysticisme et de toutes les choses occultes. C'est le cas de l'explosif "Black Book" et le vitriolique "Religion". Il s'agit d'un album tout simplement Phénomènal! L'intention déclarée est de "rocker, mais avec de la profondeur", et cela, ils en ont à revendre.
Il courut même une rumeur comme quoi l'album serait produit par Page lui-même sous un pseudonyme (tl faur garder à l'esprit que beaucoup de rumeurs mensongères concernant Page circulaient à ce moment-là). La rumeur avait probablement commencé après que quelqu'un eut entendu l'album, qui avait le son de production du Zep jusqu'à ce que Welch décide de ne pas d'aller plus loin avec cela, quand il révèla être un compositeur exceptionnel de Heavy Rock (ses paroles sont bien meilleures que celles de Plant). Certaines de ces chansons pourraient parfaitement être des outtakes de "Physical Graffiti".
Un son dense et compact des guitares avec une utilisation abondante du 'dispositif flanger', et le chant hurlé de Welch, qui ressemblent une émulation du mythe du lion Robert Plant sont suffisamment soutenus par la basse de Glenn Cornick et la batterie de Thom Mooney.
Néanmoins, il y a une place pour la personnalité dans ce "Paris", par exemple dans l'intéressant "Starcage", une sorte de Bues Rock avec une filiation assez 'Funky', et à haute dose électronique, ou dans "Narrow gate (la porte etroite)", l'atmosphèrique et long morceau qui comprend un passage pour des moments progressifs.
"Paris", sorti en Janvier 1976, s'ouvre avec l'action arrêt / démarrage de "Black Book", qui s'enchaîne sur le gros morceau Rock imspiré Led Zep " Religion ". Le chaotique "Religion" déraille vers une conclusion hors-de-contrôle.
Les titres de "Paris" sont courts mais habilement conçus, et alimentés par des riffs lourds qui vous agacent agréablement les oreilles et des mélodies imparables. "Nazarene", "Black Book", "Red Rain" et "Beautiful Youth", toutes des grandes chansons, ne sont que quatre raisons au hasard pour vous obliger à écouter. Welch a toujours apporté à sa musique une impertinence érudite de bon aloi.
Probablement les points forts de "Paris" sont "Religion", les très Zeppeliniens "Black book" et "Breathless", à côté de "Starcage" et "Narrow Gate (la Porte étroite)", de bonnes choses mais jamais au-delà du simplement correct ou intéressant. "Solitaire" est un titre de Rock mélodique.
Le reste de l'album est majoritairement du Heavy Rock orthodoxe, assez cool en fait, pas particulièrement inspiré ou remarquable.
En conséquence, le LP de Paris est devenu pendant longtemps une collection de morceaux perdus dans le sillage d'un grand déferlement de riffs mis en valeur par le raz de marée du Hard Rock de 1976, qui contenait des enregistrements de tueurs et de têtes d'affiche en tournées de gens comme Aerosmith, Led Zeppelin, Ted Nugent, Thin Lizzy, Blue Öyster Cult, Rainbow et Lynyrd Skynyrd.
En dépit d'être éclipsé par une telle concurrence, Paris a tenu ses promesses tout au long de son premier coup en studio.
Cet album ne s'est vendu que modestement, atteignant le numéro103 dans les Billboard Pop album Charts.
Dans l'ensemble il s'agit d'une sorte de disque semi-occulte dans la carrière de Bob Welch. Le tout nous donne pourtant un album classique, bien trop longtemps négligé!
Ce fut le seul album enregistré par ce line up car Mooney est parti peu après.
L'album suivant, sorti plus tard dans l'année avec Hunt Sales derrière les fûts, a mieux marché. Le replaçant de Mooney, Hunt Sales, fils du comédien Soupy Sales, est un musicien Américain né en 1954. Il a fait partie du groupe Touch Velvet. Batteur depuis l'âge de 13 ans, il a officié au sein du groupe Tony & The Tigers avant de se joindre à Paris.
"Big Towne 2061", publié en Août 1976 était dans un style nettement plus Funky.

Cet album pourrait être considéré comme un rêve Californien, comme du Steve Miller Band ou du Blue Oyster Cult à moindre échelle.
Le deuxième line up de Paris est un amalgame encore plus improbable: Robert Welch (principal architecte de Paris), Glenn Cornick et le futur batteur d'Iggy Pop, Hunt Sales.Welch fait encore la plupart du chant et des compositions, Sales compose deux morceaux, un pour Cornick. Les étranges chœurs du batteur Hunt Sales donnent à l'album une ambiance bizarre.
Alors que la section rythmique Sales / Cornick est solide, on ne retrouve pas la force du power trio, et aucune partie de puissante lead guitare n'apparait.
Sur "Big Towne, 2061", Paris a, à peu près, abandonné l'approche Hard Rock du début, et ajouté quelques synthés.
"Big Towne, 2061" est peuplé de chansons Rock style West Coast, décontractées, progressives, mais éclairées par le Funk et le Blues.
Il y a des moments où le groupe sonne comme Led Zeppelin ("Outlaw Game"), Blue Oyster Cult ("Heart of Stone"), Steve Miller ("Pale Horse, Pale Rider") ou Santana ("Slave Trader"), mais sans atteindre ce niveau.
Paris n'a rien à voir avec Tull, rien à voir avec Iggy Pop, très peu à voir avec Fleetwood Mac, même.
Au lieu de cela, ils vivent dans les rangs des groupes de Rock des années 70 intelligents qui n'ont pas une bonne promotion et un objectif clair.
Le morceau à écouter en priorité s'appelle "Blue Robin" avec ses frénétiques notes d'ouverture. Il suit fidèlement Led Zeppelin, mais Welch a aussi mis sa propre identité dessus.
D'autres excursions musicales sont des airs de guitare psychédélique flottant sur des vagues de sons d'accords de synthé. Rien de tout cela ne sonne comme Fleetwood Mac, à l'exception peut être de "Slave Trader", qui aurait pu se trouver sur "Heroes are Hard to Find"
Néanmoins, les chansons sont aussi lyriques et mélodiques que toute autre chose qu'il a écrit, mais pas aussi Heavy que sur le premier album.
Pour les lyriques, voyez plutôt: "She likes money so much everytime we make love I got to keep my pants on, she likes to keep her hands in my pockets". ("Elle aime tellement l'argent qu'à chaque fois que nous faisons l'amour, je dois garder mon pantalon, elle aime garder ses mains dans mes poches". Si c'est pas du bon, ça!
La version de Welch d'un power trio était une bombe commerciale. Ni "2061", ni le premier album n'ont pénétré dans le Billboard Top 100. L'album n'a pourtant pas été acclamé par la critique, et ne se vendIt pas bien, n'atteignant que le numéro 152 dans le Billboard pop Chart.
Bob Welch avait écrit la plupart des chansons pour un troisième album prévu de Paris, lorsque Sales est tombé malade à la fin de l'année 1976, et la dissolution du groupe avant le début de l'enregistrement permet à Welch d'utiliser ces chansons sur son album solo "French Kiss".
Avec l'aide d'amis musicaux comme Lindsey Buckingham, Mick Fleetwood et Christine McVie, Welch obtient son Hit l'année suivante avec l'album "French Kiss".
Cornick quitta alors le monde de la musique pour une dizaine d'années et il se lança dans une carrière de directeur des ventes pour une société du secteur alimentaire.
Mooney jouera avec les frères Curtis et Tattoo (avec Wally Bryson). À l'heure actuelle, Thom vit sur la côte Ouest, il fait toujours du Rock, et il est encore très actif dans la musique.

Il existe un bootleg qui semble interessant:
"Ford Auditorium, Detroit 1976"
Wech s'est ensuite lancé dans une carrière solo dès 1977.
Il a sorti plusieurs albums jusqu'au milieu des années 1980, avec de moins en moins de succès, puis il devint accro à l'héroïne.
Une fois libéré de ses problèmes de drogue, il s'installa à Nashville où il choisit de se consacrer davantage à l'écriture.
Il sortit encore quelques disques dans les années 2000: un album de jazz, et deux albums de reprises d'anciennes chansons de Fleetwood Mac.
Pour conclure sur une note triste, Bob Welch s'est suicidé le 7 juin 2012.
Discographie:
Paris (1976)
Big Towne.2061 (1976)
Sources: wikipedia
