Comment je commence ?
Je suis un ex. Je m'intitulais saint-zou sur l'ancien forum. Du moins me semble-t-il, car tout cela me parait bien loin. (Circa 2008/2010 ?) J'ai un repère toutefois, j'avais écrit un article sur le tropicalisme dans Vapeur Mauve.
(Mai 2009, je viens de le relire, ça fait bizarre, mais ça n'a pas trop pris de rides
.)J'étais arrivé ici par Harvest (est-il toujours de votre monde ?), philosophe krautrock extra-humain.
J'aimais toute la pop allant, en gros, de janvier 1965 à décembre 1969. Avec quelques excursions avant et après, bien évidemment.
En 2012, l'un de mes manuscrits, devait être publié. Et puis, l'éditeur s'est cassé la gueule. Et donc, moi aussi, par la même occasion. J'ai laissé tomber. Un mois plus tard, on apprenait le cancer de ma femme. Cancer qui lui serait fatal, un an et huit mois plus tard.
Depuis, je suis DOWN. Et quasiment incapable d'écouter de la musique. Parce que c'est mettre les pieds dans les souvenirs. Et ce truc, c'est le plus grand danger des endeuillés. Et l'un des plus douloureux aussi.
N'empêche, vers mars/avril de cette année, j'ai recommencé à bricoler le roman (pourquoi cette ahurissante idée ?) que j'ai mentionné un peu plus haut. Et j'ai refait quelques envois à des éditeurs. Et boum, il y a en à un qui a replongé. Et ce coup-ci, il a les reins solides. Et les choses arrivent presque à leur terme.
Donc, avec l'aimable autorisation de Béatrice, je me permets d'en parler ici. Et aussi parce qu'il évoque les Who, le plus grand groupe du monde (qui peut le nier ?). Et aussi parce que peut-être que l'un ou deux (trois ?) d'entre-vous sera intéressé. (Quand on devient veuf, la pensée magique s'invite tous les jours...)
En voici le pitch :
Dans l'histoire des Who, il y a deux dates à retenir : leur tournée en France en avril 1966. Et neuf mois plus tard, par ricochet, la naissance de David Barrette. Le reste, plus anecdotique, appartient à la chronique musicale.
Être l'enfant naturel de Pete Townshend, le guitariste des Who, dans une petite ville de province, n'est pas de tout repos. Même si personne, à part David, ne semble au courant de cette improbable filiation. Même sa propre mère ne garde aucun souvenir du passage des Who à Château-Thierry.
Pourtant, David Barrette a hérité du génie de son père. Power chords, mélodies lyriques, sauts spectaculaires, paroles définitives, il sait tout faire. Du moins, le prouvera-t-il quand il pourra s'acheter une guitare et commencer l'opéra rock qui bouillonne dans sa tête.
Tant bien que mal, David tente de maintenir le lien magique qui l'unit à Pete Townshend et aux Who. Tâche difficile quand tout vous ramène à une réalité moins séduisante, entre une mère maniaco-dépressive et un père peu complice. Et puis pourquoi a-t-il l'air d’un cosmonaute avec son blouson argenté, quand le même vêtement ferait rock star sur David Bowie ?
Heureusement, l'évanescente Erika Kaukonen s'avère un dérivatif de premier ordre. Et bien sûr, là-bas, Pete Townshend n'attend plus que le moment propice pour se manifester...
Le bouquin devrait sortir début 2017. J'en reparlerai si je ne vous ai pas fait fuir...
ps : je ne m'interdis pas de poster un ou deux trucs par ailleurs, même si je suis largué.



