Claire Hamill — “October” (1973) (recorded in october 1972)
“October wets my mind
November clouds my eyes
But I don't get any older...”
— “I don't get any older”
Cet album est une merveille, un elzévir de tendresse, un sélam de joie et de mélancolie. Claire y tisse d’émollientes et frémissantes ballades qui vous chavirent le cœur. “Island”, toute la fleur d’une époque — entre Cat Stevens et Melanie — réveillera en vous des fringales de soleil, de route et de liberté; “Speedbreaker” vous saisira par son riff catchy, sa ravigotante souplesse; “I don’t get any older” vous subjuguera par sa tendresse, le ciselé de son orchestration; “Crying under the bedclothes” par ses images de nostalgie, d’idéal et de fantaisie; “Wall to wall carpeting”, par sa langueur obsolète, la délicatesse de son chagrin, le velouté de ses arrangements; “The artist”, par son amène beauté, sa magie et son désenchantement; enfin, offert en bonus, “Baby what’s wrong”, un blues de Jimmy Reed, vous bousculera par son ardeur agreste, tapageuse, diablement érotique.
J’ai trois autres opus de la dame, “One House Left Standing (1971 — le premier —, “Stage Door Johnnies” (1974) et “Abracadabra” (1975) — les suivants, tous sont captivants.