Suite de la saga de Bob. Nous sommes maintenant en 1972. Dylan, pour la première fois depuis sa tournée chaotique de 1966 semble être en paix avec lui même et son public. Les fans du Zim sont rassurés par l'album New Morning et par le tube George Jackson sortie durant l'été 1971. Mais Dylan va, encore une fois, bousculé la donne et apparaître là où on ne l'attend pas. En 1972 il est contacté par Gordon Caroll, producteur de la MGM, pour jouer un rôle dans le nouveau western de Sam Peckinpah (réalisateur de la horde sauvage). Ce que le Zim ignore c'est que Peckinpah est loin d'être un fan de son oeuvre. En effet il considère l'interprète de Blowing in the Wind comme un chanteur pour minette. Sous la pression de son producteur, il invite Dylan au Mexique afin de le mettre à l’épreuve. Pour arriver à ses fins, il ne lui fait faire aucun essai caméra. Ce n’est pas l’acteur qu’il souhaite juger mais l’homme ! Il lui propose donc de partager un repas pendant lequel la tequila, les joints et les lignes de cocaïne coulent à flot. Après cette orgie de paradis artificiels, Peckinpah hurle à Dylan « Ok maintenant on va voir ce que tu vaux » et lui ordonne de le rejoindre dans sa chambre. Nullement impressionné, Dylan saisit sa guitare, rejoint Big Sam en musique et lui interprète ses dernières compositions. Quelques minutes plus tard, le cinéaste ressort en larmes de l’hôtel en soufflant « That son of a bitch, that cocksucker ... » : le talent de Bob Dylan vient d’exploser aux yeux et aux oreilles de Peckinpah qui, non seulement, lui accorde le rôle d’Alias mais lui offre également la bande originale du film. Dylan la composera dans son intégralité au grand dam de Jerry Fielding qui avait pourtant déjà écrit une partition !
Dans ce western très décalé le Zim interprète le rôle d’Alias, personnage quasiment muet, crée pour lui et ami de Billy the Kid interprété par Kris Kristofferson (une autre star de la musique folk). Le film reçoit à sa sortie un accueil mitigé avant d’être réhabilité au milieu des années 80 grâce à un nouveau montage.
La bande originale, presque entièrement instrumentale, serait une oeuvre assez anecdotique si elle ne comportait pas deux chefs d'oeuvres immortels en son sein. Il y a d'abord le méga tube knockin’ on Heaven’s Door que tout le monde connait, mais il y aussi et surtout un des plus beau morceau du Zim. Billy 4 est une chanson acoustique dans laquelle Dylan, seul à la guitare, retrouve la magie des années 60. C’est ce morceau que je vous propose de découvrir en extrait..Là c'est du très lourd
Bob Dylan - Pat Garrett & Billy the Kid - 09 - Billy 4.mp3 [6.97 Mio]
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