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Face A 01. "Gimmick boy (Ne reste pas là Suzie Q.)" 02. "A franchement parler" 03. "Hey! Docteur Disco" 04. "Catherine" 05. "'Fandango"
[size=85]Face B 06. "La Flash assurance limitée" 07. "Symphoman" 08. "La musique, autour de moi" 09. "A l'après-minuit" 10. "Elle dit soleil, elle dit..."
Arrangements : William Sheller Réalisation : Patrick Gandolfi Jean-Pierre Aufreddo (guitare), Slim Batteux (claviers), Patrick Gandolfi (percussions, harmonica), Michel Gaucher (saxophone), Sam Kelly (percussions), Catherine Lara (violon), Paul Scemama (guitare, percussions, marimba), Alain Suzan (basse, guitare), Alain "Doudou" Weiss (batterie). Chœurs : Slim Batteux, Luc Bertin, Catherine Lara, Paul Scemama, William Sheller, Alain Suzan, Alain Weiss.
Oncle William raconte... "Le syndrome dutroisième album" William Sheller avoue avoir carrément peiné pour réaliser son troisième album en trois ans. En effet, il n'avait plus du tout le temps de fréquenter son piano parce qu'il passait sa vie sur les plateaux de télévision, dans les émissions de radio, en séances photo et interviews pour les « magazines de minettes ». Il fréquentait également pas mal les fêtes en tous genres. Aussi la panne d'inspiration pour cause d'éloignement des réalités quotidiennes devenait-t-elle problématique : « On sort un premier album parce qu'on a un contact avec les gens, on a vécu et des choses à raconter, et l'on propose un certain nombre de chansons. Il y a tout un travail qui se fait dans le métier autour de ça, on fait des promos, on fait des concerts... Arrive l'année suivante et l'on doit faire un deuxième album. On a vécu une année de promos et de concerts, mais il nous reste dans notre panier de quoi faire un deuxième album plus une petite chanson. Le troisième album arrive, et c'est connu dans le métier, on est sec. On est sec parce qu'on ne vit plus avec tout le monde, on ne vit plus avec les autres. Et si l'on n'a pas l'entourage , ou la force de dire : "Non non, je veux prendre du temps pour raconter les choses", on ne vit que des histoires de taxis, de restaurants chics, de plateaux de télé et de rater un avion qui partait pour Los Angeles. Mais qu'est-ce qu'on a communiqué humainement ? » Dans cet album, William commençait aussi à avoir peur de se caricaturer en refaisant toujours la même chose. Cela aurait bien arrangé sa maison de disques, mais l'intéressé éprouvait sérieusement le besoin d'évoluer. Pochette : La peintre suisse Elga Heinzen a mis 14 heures pour peindre le corps de William Sheller afin de créer une impression de vêtement en trompe-l'œil. Mais bien peu d'acheteurs se sont aperçus qu'il ne s'agissait pas d'un vrai vêtement. De l'avis même du modèle, l'idée fut mal réalisée et donna « un résultat moche et tarte. » La photo de la pochette et les différents clichés que l'on voit sur la pochette de protection du vinyle ont été réalisés par Edgar Clark, un photographe américain. Contenu : Avec cet album, William a progressé dans son idéal d'offrir au public de la musique rock symphonique nouvelle à la fois populaire et de qualité. Il nous propose donc un mélange de choses un peu rigolotes destinées plutôt au « hit-parade » (Hey ! Docteur Disco, La Flash assurance limitée ou Elle dit soleil, elle dit...), mais aussi d'autres chansons beaucoup plus élaborées (A franchement parler, Catherine, A l'après-minuit...). Le tout mené par l'inépuisable Symphoman, tellement identifiable à son auteur que la chanson figure inévitablement à son répertoire scénique depuis plus de 25 ans ! "William Sheller avoue avoir carrément peiné pour réaliser son troisième album en trois ans". Et pourtant... 1976 était l'année des ballades sirupeuses ou soyeuses, entre "If You leave me now" et "Hotel California". Pour la chanson française, le succès de "...Dans un vieux Rock and roll" aura peut être profité de cette déferlante FM ; il succédera au "Sud" de Nino et aux "Mots Bleus" de Christophe dans le genre le slow de l'été. 1977 voit le changement arriver avec la vague punk qui déferle et des styles musicaux plus durs et radicaux. En France aussi, une nouvelle vague de chanteur moins "une chanson qui passe à la radio" comme Lavilliers commence a avoir du succès, ou Renaud et des groupes de rock émergent d'un peu partout. Les chanteurs de variété qui passaient chez Guy Lux prennent un coup de vieux, et William Sheller est encore catalogué dans cette catégorie. Le temps de la véritable consécration est encore à venir. Ce troisième album va donc passer assez inaperçu, sans hit connu et affirmé médiatiquement, comme pour les deux albums précédents. À peine inégal, il contient pourtant le l'essentiel de ce qui va faire son style si prisé, entre deux chansons moins ambitieuses, dans un style qu'il cherche à abandonner. Une musique fortement teintée de pop Beatles avec "Hey Mister Disco", un poil ELO. Une recherche du côté de son premier succès, sûrement pour sa maison de disque, avec "Gimmick Boy", soutenu par des claviers à la Supertramp, qu'il pervertit avec un refrain imprévisible. Le magnifique " À franchement parler" ou "La Flash assurance limitée" avec son refrain complètement Beatles, reprenant arrangements et sonorités Fabfour. Et la présence plus affirmée de structures et sonorités classiques : le complice "Catherine", "La musique autour de moi" (ces choeurs !), "à l'après-minuit". Et bien sûr "Symphoman", le rock'n'dollars version super luxe pour les paroles, et une musique qui en remontre aux plus grands de la composition, orchestration et arrangements somptueux. Ainsi que sur le tourbillonnant "Fandango", avec une guitare presque prog qui vient porter l'estocade. "Symphoman" se conclut sur le encore beatlesien (pardon pour les barbarismes) "Elle dit soleil", elle dit...", l'idéal pour prendre congé d'un auditeur assez comblé, malgré ce qu'en a pensé l'artiste. Et encore les musiciens de l'ancien groupe Alice, entre autres session men.
_________________ Il est parfaitement superflu de connaître les choses dont on parle. Je dirais même que la sincérité en général dénote un certain manque d'imagination.
Dernière édition par Algernon le Sam Fév 09, 2013 5:38 am, édité 2 fois.
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