Dans la lignée de l’axe Beatles-Hollies-Zombies, les Angel Pavement proposaient une musique ensoleillée teinté de psychédélisme et de chansons au format pop des plus entêtantes. Le groupe, qui tient son nom d’un bouquin de J.B. Priestley, se forment à York autour du guitariste Alphie Shepherd, Paul Smith (chant), Dave Smith (guitare), Graham Harris (Basse) et Alan Reeve (batterie, qui sera remplacé ensuite Mike Candler). On est en 1968 et ces 5 garçons débarquent à Londres avec une demi douzaine de chansons en poche. Fortement influencé par le mouvement psychédélique orientale.
Ils proposent alors un subtil mélange de pop baroque et de psychédélisme à l’anglaise. Très travaillé et riches en arrangements, leurs morceaux sont de parfaits exemples du passage de la pop estampillé Swingin’ London à celle de la fin des sixties inspirée par le mouvement hippye.
1968 donc. Repéré par le label Morgan Records, qui n’en est qu’à ses débuts, les Angel Pavement enregistrent quelques pistes, avant de devoir accomplir leur première obligation contractuelle, qui signera aussi sans doute leur fin. En effet, après de nombreux gigs au célèbre club de Georges Harrison, Sybilla, un homme d’affaire mexicain peu scrupule et impressionné par la qualité de leurs compositions, leur proposent toute une série de concerts. Qui se déroulera au sein de sa chaîne d’hôtellerie et de villégiature basés au Mexique!
Un périple qui durera cinq long mois mais qui permettra au groupe de se faire entendre jusqu’à San Francisco. Malheureusement pour des questions de permis de travail, les Angel Pavement ne peuvent s’y rendre. Et rentre en 1969 finaliser leur premier album. Qui comme bien d’autres ne verra point le jour. Dave Smith partant avant même la parution de leur tous premier single.
Il sera remplacé alors par John Cartwright, qui est également trompettiste, apportant de nouvelles possibilités au groupe. Le succès de la tournée mexicaine n’est pourtant que source d’épuisement et de tiraillement au sein du groupe. Mis sous la tutelle du producteur Gill Geoff, les Angel Pavement doivent enregistrer la nuit, les séances de jour étant réservés aux artistes « payant »!!
La lassitude, le manque de succès d’estime dans leur propre pays et la piètre confiance du label en leur moyen fait clasher le groupe début 1970, avant même la sortie de leur troisième single, qui ne verra jamais le jour. Tout comme l’album… Candler rejoint alors les Decameron alors que Shepherd écrit pour la pièce à succès The Wind in the Willows.
Il faudra attendre 2003 et la parution de ce que l’on peut considérer comme leur premier album, "Unreleased", sur le label Wooden Hill Records, pour redécouvrir l’un des secrets les mieux gardés de la pop anglaise.
Un petit lien sur le très bon site de Pilou, où l’on peut redécouvrir ces perles que sont Green Mello Hill, Genevieve ou encore Napoleon.
http://rateyourmusic.com/artist/angel_pavement
http://www.thestrangeexperienceofmusic. ... 03040.html