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Une old chro, assez entreprenante et qui explicite, partiellement mon choix
The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars.(1972)
Deux albums ont bouleversé l’histoire de la pop (rock) musique : tout d’abord Sergent Pepper’s en 1967 puis Never Mind the Bollocks dix ans plus tard. Entre ces deux secousses sismiques d’ampleur 9 sur l’échelle de Richter, un passeur a émergé, The Rise and Fall of Ziggy Stardust de David Bowie.
Ziggy Stardust est en effet tout d’abord un des nombreux rejetons du Sergent Poivre dont il a retenu plusieurs leçons. Avant tout un « ciselage » parfait de la composition susceptible de faire de la pop une oeuvre d’art. Ce qui sous-tend d’une part perfectionnisme et sobriété dans les arrangements. Et ce qui implique par-dessus tout, qu’au-delà même de chaque morceau, l’album tient aussi, voire avant tout, du concept. Mais Bowie, à l'invesre de tant d’autres aventuriers du rock (progressif), ne s’est pas laissé embourber dans l’emphase et la dissolution, redonnant à l’urgence première du rock toute sa place. Car c’est bel et bien d’urgence dont il est ici question, car la vie n’attend pas (Five years) et son futur est incertain (Rock and roll suicide). Et si ce sentiment d’urgence a rarement été aussi intense dans toute la théâtrale histoire de la musique pop, c’est probablement parce que l’artiste, schizophrène, ne s’était, avant cette oeuvre, à ce point confondu avec son personnage. Oui, c’est bel et bien la rupture punk que Ziggy, individualiste et arrogant, annonce ( le « I » par lequel débute Anarchy in the UK, le premier single des Sex Pistols). Et même si les Spiders sont mentionnés tout comme l’était l’orchestre du Sergent poivre, il s’avère avec cet album (Bowie en tant qu’auteur et compositeur pour l’essentiel et producteur en partie) que comme aux origines, le rock est redevenu l’affaire d’un seul, prêt à en découdre avec le monde entier. En découdre, mais... avec une grâce, un talent et un savoir-faire d’exception. Et inutile de préciser qu’en ce qui me concerne, il y est parvenu, tellement les 11 morceaux de cet album se sont toujours écoutés et s’écoutent encore sans une once d’ennui.
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