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Salut Beck-Bolin,
Si l’on parte de folk revival, tout commence, en Angleterre comme aux Etats-Unis, à la fin des années cinquante. Le “vrai” folk, c’est des histoires, des tranches de vie pas toujours très roses contées avec beaucoup de simplicité et accompagnées par peu d’instruments: une guitare, un harmonica. Je ne saurais parler d’artistes que je n’ai pas ou guère entendus datant de ce renouveau, mais si tu cherches dans le folk ce qui est pur et sincère, il te faudra remonter à ces temps archaïques.
Côté américain, je peux te recommander ce qui viens un peu après: Dylan (premier album en 1962), Buffy Sainte-Marie (“It’s my Way”, 1964), Fred Neil (“Bleecker & McDougal”, 1965), Phil Ochs (“I Ain't Marching Anymore”, 1965), Jackson C. Frank (“Jackson C. Frank”, 1965).
Côté anglais, la pionnière Shirley Collins: toute seule avec son banjo — “False True lovers” (1959) — , avec le guitariste Davy Graham — “Folk Roots, New Routes” (1964); Davy Graham himself (“Guitar Player”, 1963), Donovan (“What's Bin Did and What's Bin Hid”, 1965), Bert Jansch (“Bert Jansch”, 1965), enfin John Martyn, très à la bourre: “London Conversation” (1967).
Dès 1965, tout change, le folk se combine à la pop, au rock, au jazz et donne des résultats surprenants: “Incredible String Band (“The 5000 Spirits or the Layers of the Onion”, 1967), Fairport Convention” (“Fairport Convention”, 1968), Al Stewart (“Bed-Sitter Images”, 1967 ), Tyranosaurus Rex (“My People Were Fair and Had Sky in Their Hair...”, 1968), Eclection (“Eclection”,1968), The Pentangle (“The Pentangle”, 1968), Van Morisson (“Astral Weeks”, 1968). Voilà pour les anglais.
Outre-Atlantique: The Byrds (“Mr Tambourine Man, 1965”), Dylan (“Blonde on Blonde”, 1966), Tim Hardin (“1”, 1966), “Tim Buckley, (“Goodbye And Hello”, 1967); Richie Havens (“Mixed Bag”, 1967), Leonard Cohen (“Songs Of Leonard Cohen”, 1968), Joni Mitchell (“Joni Mitchell”, 1968), Neil Young (“Neil Young”, 1968).
_________________ Carcamousse
Laudator temporis acti
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