Suite.. (je me demande si quelqu'un suit encore à part ce bon vieux Winsterhand

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Récapitulons les faits. Entre mai 1963 et mai 1966 Dylan à sortie 5 albums. Tous sont des chefs d’œuvres ! il est devenu le porte parole de toute une génération avant de révolutionner le Folk en l’électrifiant. IL a changé l’histoire du single en publiant un 45t de plus de 6 minutes qui arrivera au sommet des charts. Il a publié le premier double album de l histoire du rock , et entre l’été 1965 et l’été 1966 il a organisé la plus longue tournée de l histoire de la musique populaire. Tournée durant laquelle il s’est opposé violemment à son public afin d’imposer ses choix artistiques. Rajouté à cela qu’il a créer quelques mois auparavant le premier Bootleg, puis la mode des outtakes et vous comprendrez l’importance du Zim dans la culture populaire mondiale.
A cette époque tout va très vite dans la vie de Dylan. Après sa rupture avec Joan Baez il vécut une amourette avec l’égérie Warholienne Edie Sedwik qui lui inspira le tube just like a woman. Mais c’est avec une jeune femme rencontré a woodstock qu’il va finalement se marier. Sarah Lownds va lui donner son premier fils en 1966. Pour tenir à ce rythme le Zim consomme de plus en plus de drogue ce qui le rend paranoïaque et pour tout dire invivable.
Un jour un journaliste demande, droit dans les yeux, à Dylan ce qui le fait courir aussi vite ? pourquoi faire en quelques mois ce que les autres prennent des années à réaliser ? Bob prendra quelques secondes pour répondre avant d’avouer que si il vivait aussi vite c’est parce qu’il avait peur de mourir jeune et qu’il voulait être certain d’avoir tout dit avant de passer de vie à trépas. Rarement Dylan a été aussi sincère, en effet Le zim avait l’intuition d’un destin tragique et une fois de plus le destin n’allait pas le décevoir
Le 25 juillet 1966 alors qu’il fait de la moto dans les environs de Woodstock Dylan est soudain aveuglé par le soleil. Pris de panique, il freine brusquement et passe par dessus son véhicule. Une vertèbre touchée, une commotion cérébrale et de sérieuses lésions internes lui valurent une semaine d'hospitalisation et une année de convalescence, chez lui, le cou dans une minerve. Rares sont ceux qui le rencontrèrent cette année-là. Son retrait alimenta les rumeurs de paralysie, de visage défiguré, de folie voire d'addiction à la drogue.
Très vite son manager, Albert Grossman, veut que Dylan reprenne la route afin de battre le fer pendant qu’il est encore chaud. Mais le Zim ne l’entend pas de cette oreille. Il souhaite profiter le plus longtemps possible de sa convalescence et se rapprocher de sa famille. S’en suit une période de grande tension entre le manager et son poulain, qui va se terminer par une rupture et une suite de procès jusqu’au décès de Grossman dans les années 80. Par obligation contractuelle le Zim travaille quand même durant cette période sur le documentaire « Eat the document ». Il s’agit un documentaire d'une heure regroupant des extraits de la tournée 1966, pour lequel la chaîne ABC a versé à Dylan une avance de 1000000 dollars. Dans ce documentaire, le Zim entrecoupe volontairement les prestations live avec des apparitions de fans le conspuant et affirmant son déclin artistique. Le résultat choque tellement les dirigeants d'ABC qu'ils croient sans peine que le titre " Eat The Document " leur était adressé (manger le contrat). Après avoir accordé à Dylan un contrôle artistique total, la compagnie ABC frustrée annonce qu'elle fait une croix sur son investissement et décide de mettre le film au placard. Dylan se tirera d’affaire en rachetant les droits de son film sur son compte personnel et le sortira quelques années plus tard. Ce film relève au bout du compte plus de l’œuvre expérimentale que du véritable documentaire mais il permet néanmoins de se rendre compte de l’incompréhension à laquelle Dylan a du faire face lors de ses concerts en 1966.
Cependant il ne faut pas croire que pendant cette retraite volontaire Dylan a oublié la musique. Il reste toujours en contact avec le Band et enregistre de nouveaux morceaux de façon artisanale dans une petite maison repeinte en rose et que le groupe à surnommé The Big Pink. Dylan y accouche d’un nombre incroyable de morceaux mais décide de ne rien sortir. Il préfère les offrir à ses amis qui vont en faire des tubes. Too much of Nothing sera donné au groupe Pete, Paul and Mary (qui trois ans avant avaient déjà repris Blowin pour en faire un tube planétaire), You ain’t Going Nowhere sera donné aux Byrds, ou encore the Mighty Queen que Dylan va offrir à Manfred Man..Tous ces titres entreront dans les charts. Au même moments de nombreux Bootlegs sortent de ces fameux morceaux que Dylan a joué avec la Band dans the Big Pink. Ces enregistrements connus sous le nom de The Basement Tapes deviendront le plus célèbre Bootleg de l histoire de la musique. L’atmosphère qui se dégage de ses titres est très chaleureuse. On sent que cette période de l’existence de Dylan est marqué par l’apaisement et la joie retrouvé d’une vie de simple musicien, loin des arcanes du Show-biz. Il faudra attendre 1975 pour que Dylan accepte de sortir ces bandes. Et encore elles ne seront pas complètes (il y avait de quoi remplir 10 cd !). Aujourd’hui encore les fans attendent la parution officielle de sessions complètes de cette période. Malgré un son parfois très mauvais (les conditions d’enregistrements étaient plus qu’aléatoires) on retrouve dans ses enregistrements un nombre incroyable de chefs d’œuvres jamais vraiment exploités par le Zim.
Voici un de ces fameux extraits
07 - You ain't goin' nowhere.mp3 [4.97 Mio]
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