
«So raise the candles high
‘Cause if you don't we could stay black against the night
Oh raise them higher again
And if you do we could stay dry against the rain»
— “Lay down (candles in the rain)”
J’aurais bien des choses à dire de cette grande prêtresse du gospel-folk. Malgré les années, les vicissitudes, malgré le punk, la new wave et autres bousculades, j’ai toujours chéri ses chansons, sa voix vibrante et fêlée, comme écorchée par la passion. Je ressens, en l’écoutant, le même frisson que lorsque j’avais 14 ans, découvrant “Peace will come (according to plan)”. Epargnez-vous des recherches, c’était en 1970, je découvrais ça avec “Venus” de Shocking Blue, “Lady d’Arbanville de Cat Stevens, “Let it be” des Beatles. Imaginez l’émotion pour un kid qui, déjà, vomi les pitreries qu’il entend à côté, dans les “transistors”, les “druckerries” télévisées: “Darla dirladada” (Dalida), “Les bals populaires” (Sardou). Pouah! Quarante ans plus tard, elle est intacte mon émotion — elle n’a pas pris une ride — elle! elle ne s’est pas ratatinée. Et si je deviens nonagénaire, je parie qu’elle sera toujours la même, splendide et statuaire. Et s’il est un paradis, j’espère que c’est celui des Beatles et de Mélanie, pas celui Dalida et du vilain Sardou: ça voudrait dire que Dieu a des goûts de chiottes et des oreilles en carton! Je pourrais encore citer, “encalcairisé” dans ma mémoire, “What have they done to my song Ma”, “Lay down (candles in the rain)” — superbe et exaltant —, le fraternel et berceur “The good book”, la banderillonante reprise de “Ruby Tuesday”, le doux, magique et flébile “Some say (I got devil)”, et surtout “Leftover wine”, poignant, envoûtant et magnifiquement orchestré.
Merci de ce
dekko nostalgique, Lovecraftforever, et merci à tous ceux qui y ont répondu; non seulement vous m’avez fait redécouvrir les 18 titres de ma compilation (Rhino), mais aussi donné l’occasion d’apprendre que les six premiers albums étaient réédités (depuis deux ans) — longtemps espérés je ne les cherchais plus! —, ainsi que “Photograph”*, issu en 1976, par Atlantic, et qui, si mal vendu, avait recueilli d’excellentes critiques.
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http://www.patswayne.com/melanie/mph01.jpgAutres belles et discographiques photos à cette page:
http://www.patswayne.com/melanie/melpic1.htmP.S. J'aurais pu aussi citer “Beautiful people”, que je crois en partie inspiré par “Let's spend the night together”.