Farewell Aldebaran est un disque unique qui a pu exister grâce à une série de rencontres artistiques, à la fin des années soixante.
Los Angeles. 1968. Frank Zappa fait la rencontre de Judy Henske via Herb Cohen, manager des Mothers of Invention. Le musicien à la fameuse moustache (pas Judy Henske, non !) conseille la chanteuse sur la direction d’un album qu’elle va enregistrer avec son mari Jerry Yester, producteur des deux premiers albums de Tim Buckley.
Coïncidence. Tim Buckley devient (plus ou moins à cette époque) le protégé de Zappa qui lui offre les premières parties des Mothers, pensant ainsi remettre le musicien de folk au boulot et le tirer de ses abus d’alcool et de drogues (en vain !).
Jerry Yester rencontre Yanovsky, avec lequel il expérimente des nouveaux sons et effets électroniques.
Farewell Aldebaran débute par plusieurs titres très Jefferson Airplane voire Big Brother and the Holding Company puis bifurque rapidement vers une plus grande expérimentation. L’ensemble peut paraître assez décousu : les seuls traits communs aux différents titres de l’album étant les claviers expérimentaux, ainsi que la voix de Judy Henske dont les variations semblent infinies. Jerry Yester, fortement marqué par sa collaboration avec Buckley, assure les parties vocales sur plusieurs morceaux.
Peu après la sortie de Farewell Aldebaran, St Nicholas Hall est repris sur une compilation du label Straight/Bizarre, Zapped, disque que l’on peut recevoir en échange d’un dollar.
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ou souffrent de troubles de mémoire, cliquez sur le lien suivant :
http://www.naindien.com/sons/judyhenske.mp3