SUITE DE LA BIOPeu de groupes ont été en mesure de surmonter d'importants changements de personnel, comme Poco. "Indian Summer" survient lors d'une période moyenne de Poco. C'est un de ces albums rares où tout est venu au même moment. L'influence Country est toujours là, mais le son plus sombre et plus dur de Paul Cotton commence à émerger.
Deux chansons de Timothy B. Schmit, "Me And You" et "Find Out In Time" sont de véritables classiques de Poco avec sa voix riche et les grandes harmonies.
Peu importe le personnel et peu importe qui prend la tête créative musicalement parlant, une fois mise au point, cela fonctionne. Chaque chanson est bonne. Il y a peu d'albums dans ce cas-là. De la guitare envoûtante de la chanson-titre à la chantante "Find Out in Time" jusqu'à la trilogie de "the Dance" qui se termine l'album, Poco n'a probablement jamais fait un album plus complet.
Juste assez de Country, juste assez de Rock, le tout avec des mélodies mémorables et la patte du groupe, les impeccables harmonies de Poco, en font finalement un excellent album.
Ceci est le dernier album de Poco avec Rusty Young, Paul Cotton, George Grantham et Timothy B. Schmit. C'est un départ à partir de leur ancien style avec un côté rock and roll plus défini mais toujours enjolivé avec des harmonies fluides et de la guitare mélodique bien lèchée.
Cet album est certainement le début d'une "nouvelle ère" et d'un "nouveau son" Poco.Globalement, le son est très bon. l'album sonne très (trop) propre. Si vous êtes un fan Poco, alors cet album est un must.
"Indian Summer" est sorti au Printemps de 1977, atteignant le numéro 57 dans les Charts.
En Août 1977, avec l'appui du reste de Poco, Schmit quitte le groupe pour rejoindre the Eagles, par coïncidence, en remplacement de l'ancien membre de Poco, Randy Meisner encore une fois. En conséquence, un album entièrement produit en live a été abandonné par ABC. Après avoir langui dans un coin pendant de nombreuses années, l'album est finalement sorti sous le titre "The Last Roundup" en 2004.
Après le départ de Schmit, Poco décide de faire une pause. Grantham a pris un congé, tandis que Young et Cotton décident de poursuivre sous le nom de the 'Cotton-Young Band' et redoublent d'efforts pour réussir.
Ils sélectionnent les Britanniques Steve Chapman, à la batterie et Charlie Harrison (ex-Judas Jump) à la basse, qui tous deux avaient joué ensemble avec Leo Sayer et Al Stewart, pour compléter leur nouveau quartet.
Cependant, ABC décide de mettre de côté l'album de Coton-Young, aussi longtemps qu'ils continueront à jouer sous le nom de Poco. Ainsi, bien que Grantham n'ait jamais quitté Poco, il se trouve jeté hors du groupe. Il décrochera ensuite un emploi en tant que batteur pour Ricky Skaggs.

"Legend", paru en 1978, peut être considéré comme l'album de 'Cotton-Young' avec une pochette créée par l'artiste graphique (et plus tard acteur comique), Phil Hartman, et il est ensuite devenu l'album du groupe le plus réussi commercialement, contenant deux Hits du Top 20, "Crazy Love" écrite et chantée par Rusty Young (qui est aussi resté pendant sept semaines au numéro 1 dans les Adult Contemporary chart au début de 1979, le plus gros succès cette année-là) et "Heart of the Night" de Cotton.
"Legend" propose un simple échantillon de chansons portant certaines ressemblances avec leurs enregistrements précédents. "Legend" et "Barbados" sont des chansons où cette influence est très présente. Mais ce n'est surtout pas le point crucial de ce disque.
Les musiciens de Poco, tout comme les Eagles d'ailleurs, commencent à devenir de plus en plus des créateurs de ballade au détriment du reste, tout comme les derniers survivants du 'Californie sound'.
Après neuf ans d'existence et une douzaine de disques réalisés, Poco abandonne l'essentiel de ses racines Country Rock et le groupe a enfin deux Hit singles et un album à succès!
On peut juste regretter que pour cela, ce groupe tant admiré comme pionnier du Country Rock s'aventure donénavent tout simplement dans un Rock plus générique.
"Legend" est un nouveau départ pour Poco après le départ de Tim Schmit et la mise à l'écart de George Grantham, deux énormes chanteurs de Country Rock. Pour cette raison, la puissance vocale de Poco est largement amputée. Il marque également la transformation de Rusty Young de pedal steel guitariste à un nouveau rôle de guitariste chanteur. Enfin, l'album est entraîné par l'arrivée d'une nouvelle section rythmique rock pleine de promesse.
Alors que les fans de leur début 'Country-Rock' peuvent trouver que cet album est orienté Pop et loin de leur travail précèdents, musicalement, "Legend" est merveilleusement fait avec des grands équilibres et ne pas oublier de mentionner le bon songwriting de Paul Cotton et Rusty Young. Rusty Young et Paul Cotton prouvent à tous que leurs talents ont été grandement sous-estimées.
"Crazy Love" et "Heart of the Night" ont donné à Poco les Hits du top 20 qui leur avaient échappé pendant si longtemps. Le reste de l'album n'est pas à dédaigner non plus...
Cet album est la preuve que grand succès commercial ne signifie pas forcément grand album. Poco a déjà enregistré des albums bien supérieurs à "Legend", mais pour une raison quelconque, c'est celui-ci qui a retenu l'attention des masses.
Le départ de Schmit a pourtant retiré le tapis de sous les pieds du groupe du point de vue écriture, et, par conséquent, toutes les chansons sur "Legend" ont été écrites soit par Rusty Young soit par Paul Cotton.
L'album en résultant est une nette amélioration par rapport "Indian Summer", mais il a toujours tendance à suivre les règles de l'art avec un 'songwriting' qui laisse encore parfois à désirer.
La première chose qui ressort de cet album travaillé, ce sont les chansons. Rusty Young avait déjà montré un certain talent d'auteur compositeur principal du groupe et sur cet album, il continue à briller. Comme Young lui-même aime souvent à le souligner, ses chansons sont simples et directes et il se dégage un grand pouvoir de cette simplicité.
C'est aussi le premier album sans banjo, sans mandoline et ce fut le dernier album sur ABC Records avant qu'ABC soit vendu à MCA Records.
La guitare Paul Cotton sonne un peu comme celle de Mick Ralphs de Bad Company ou Stephen Stills pendant la période 1969/1970 de Crosby Stills Nash and Young.
Certaines chansons sont envoûtantes, comme "Spellbound" ou "Love Comes, Love Goes" aussi puissantes dans la prestation des émotions sincères. "Heart of the Night" et "Little Darlin" ont des airs bien produits qui ont attiré les passages à la radio, car ce sont les enregistrement de Poco qui sonnent les plus polis au niveau qualité sonore.
Poco a beaucoup évolué depuis ses débuts, aboutissant à un produit qui sonnent tellement plus pop que les fans du début se sont sentis trahis.
Young vole aussi la vedette sur les rares occasions où il revient à la pedal steel, en particulier sur "Boomerang" et "In The Heart of the Night.
"Legend" se distingue quand même comme le meilleur album de l'ère post-Schmit / Grantham de Poco. Il apporte enfin une réputation bien méritée et durable avec ce succès commercial à quelques gars qui méritenr vraiment la reconnaissance pour de nombreuses années de 'grande musique'.
Les paroles sont uniformément assez faibles, douloureusement peu profondes et sans beaucoup d'imagination.
Chaque chanson, en elle-même, est un petit bijou. Ce qui distingue la musique sur cet album de la Pop oubliable publiée à la même époque par leurs contemporains, c'est que Poco possède toujours les belles voix de Rusty Young et de Paul Cotton, la guitare de Young et un super saxophoniste appelé Phil Kenzie.
Cotton offre une chason d'ouverture bien branchée intitulé "Boomerang" même si elle possède parfois des voix de fausset un peu ennuyeuses, elle a une excellente sonorité grâce à la Fender Stratocaster, aux riffs de la guitare slide, et au clavinet.
"Spellbound" signée de Rusty est une ballade très tranquille avec sa voix en lead calme, un piano Fender Rhodes, et l'énorme solo de guitare de Paul. C'est une ballade mélodique captivante avec de belles couches de piano électrique et de guitare acoustique profonfément ancrée.
"Barbados" de Paul avec son chant, piano, du piano Fender Rhodes, et des riffs de lead et de steel guitare est tout à fait tropical. La chanson a aussi quelques sautes d'humeur agréables mais elle est un peu alourdie par un chœur quelque peu sous-développé.
"Little Darlin" de Rusty Young, est une excellente chanson de guitare rock avec son chant calme, des solos de guitare de Paul, et du piano, et un tempo mi-pop-rock assez accrocheur. C'est l'un des meilleurs morceaux de l'album et il aurait pû (dû) être publié comme un single.
"Love Comes Love Goes" de Rusty avec solo de sax, chant de Paul et solo de guitare est excellent malgré une mélodie un peu ratée.
Puis vient le classique de radio FM "Hearth Of The Night" écrit et chanté par Paul qui offre un excellent chant et de la guitare rythmique, accompagné par l'orchestre, un solo de saxo et la pedal steel guitare de Rusty, mais le piano Fender Rhodes ne se mélange pas réellement bien avec la pedal steel guitar. La ballade est certes plus qu'écoutable, mais la sentimentalité de celle-ci semble assez terne.
L'autre classique FM "Crazy Love" écrite par Rusty, possède des paroles efficaces qui disent tant de choses, et si joliment. Cette chanson est impeccable du début à la fin avec sa douce voix calme, des guitares acoustiques et les voix en harmonie. Ce Hit est joliment mélodieux, et il souffre pourtant aussi un peu de quelques minces et fragiles harmonies.
"The Last Goodbye" sonne comme si Paul et Rusty chantait tour à tour les différents versets et la chanson possède des solos de guitare excellents, des riffs de piano, et des jolies harmonies vocales.
"Legend" la chanson-titre écrite par Rusty est une excellente chanson de guitare-rock avec la voix en lead de Paul, des riffs de guitare par Rusty et Paul, les harmonies vocales, et aussi de l'orgue.
Le claviériste Kim Bullard rejoint le groupe en Décembre 1978 à la sortie de "Legend". Alors que "Crazy Love" monte au sommet du palmarès, ABC Records a été vendu à MCA Records. Poco a été retenu par MCA et "Legend" a été réédité sur le label MCA.
Musicalement c'est un superbe album et "Legend" est certifié disque d'or, le premier disque de Poco à obtenir cette distinction dans la distribution originale.

Avec la dynamique créée par le succès de "Legend", Poco joue son Hit "Heart of the Night" sur l'album live "No Nukes" qui comporte plusieurs autres grands artistes tels que Bruce Springsteen et Jackson Browne.

L'année 1980 voit Poco en quintet, sortir un nouvel album "Under the Gun".
Grâce à son album "Legend", Poco a finalement obtenu son premier disque d'or (certifié disque d'or dans les six mois après sa sortie initiale). Bien que pas vraiment un chef-d'œuvre, ce disque était au moins un bon album et une amélioration par rapport à "Indian Summer" de 1977. Toutefois, Poco trébuche à nouveau avec ce "Under The Gun", à la fois commercialement et artistiquement.
En effet, alors que "Legend" représente une bascule assez enrichissante du Country Rock vers une Pop Rock plus générique, "Under the Gun" est beaucoup moins intéressant et il mérite un peu moins de succès. Le problème principal, comme c'est souvent le cas avec Poco, réside dans le matériel.
"Under The Gun" souffre de la même chose qui avait frappé le groupe avant, c'est à dire une excellente compétence, mais un songwriting sans aucune inspiration avec des paroles lamentablement sans imagination.
"Under The Gun" est en fait un titre plutôt approprié pour cet album; c'est comme si le groupe était pressé de respecter un délai pour la compagnie de disques et qu'il n'avait pas un album solide de chansons originales prêt.
Pour une grosse part, la musique est tout simplement assez banale et ordinaire. Cet album est sans beaucoup d'inspiration et finalement il semble assez laborieux. Il sonne comme si le groupe était réellement à court d'idées.
Les bons morceaux à écouter sont, en priorité, le solo de Cotton sur "The Everlasting Kind", "Footsteps of a Fool", la meilleure chanson de l'album, "Midnight Rain" et "Friends in the distance", une bonne chansons de Cotton, mais il avait quand même déja fait bien mieux avant.
On retrouve même un soupçon de new-wave sur la chanson "Down to the Wire". Mais l'essentiel de "Under the Gun" balaie le terrain accidenté entre la Pop, la Country et le Rock.
C'est une sélection qui semble ignorée par le label MCA qui a choisi de sortir les albums de Poco pratiquement sans aucune promotion et cette collection commence à se tarir.
Et même si la vague musicale commence à tourner, 1980 est encore suffisemment proche des années 1970 pour soutenir ce genre de musique. En fait, le groupe, et c'est tout à son honneur, fait un effort conscient pour ne pas sonner datés ou obsolètes.
Cette compilation musicale est encore le meilleur effort du groupe dans l'ère moderne ave un saxo clairement incisif et Cotton sert deux bonnes chansons avec la ballade "Midnight Rain" et "Friends in the Distance" d'humeur maussade. Mais dans l'ensemble, et l'album n'est pas un enfer total et on peut le recommander aux fans inconditionnels du groupe.
Il est vrai que le Poco de cette époque est bien loin du Country Rock de ses débuts. Non, ce n'est plus du Country, c'est tout bonnement du Rock de première classe. Il y a beaucoup de bons Rocks sur l'album, mais aussi de très belles chansons telles que "Midnight Rain". Il y a autant de cœur dans les albums Pop Rock de Poco que dans leurs travaux de style Country du début.
L'album commence avec la chanson inoubliable "Under The Gun" signée Paul Cotton dans un style 'Rock des stades' qui est une tentative assez terne pour un hymne avec un chant semblant quelque peu surmené, mais sa colère et sa puissance toute simple brillent aujourd'hui plus intemporellement que jamais. Un rock classique.
La chanson suivante, plus ballade, intitulée "While We're Still Young", offre beaucoup plus avec plus de jolis rifs grinçants.
"The Everlasting Kind" de Rusty Young est une ballade incroyablement ringarde avec des paroles insignifiantes.
"Footsteps of a Fool (Shaky Ground)" est une autre ballade en demi-teinte
Le bluesy "Reputation", avec un rythme lent est un autre morceau assez moyen avec une lourde répétition d'intervention guitaristique tout à fait dénuée d'imagination.
"Midnight Rain" ressemble amplement à "Heart of The Night" avec Rusty Young à la 'lead' pedal steel guitar.
"A Fool's Paradise" est un autre Rock un peu ennuyeux. En fait, "A Fool's Paradise" aurait fait le titre d'album parfait.
Le terrain accidenté est encore défriché avec "Friends In The Distance" et sa mélodie sobre, qui éclate alors avec un solo étonnant de Paul Cotton.
Certainement la chanson la plus expérimentale de la carrière du groupe se trouve être "Made of Stone" qui dispose d'une 'lead' dobro jouée sur quelques synthés sonnant année 80. En clôture de l'album, elle étale une guitare rapide, mais évidente et la routine de l'intervention de la guitare est utilisée comme riff principal et la chanson possède également du synthé pour jouer des cuivres éminemment ringards.
"Under the Gun" n'est certes pas parmi les meilleurs albums de Poco post-Furay mais il a ses bons moments, et c'est un disque qu'aucun amoureux de Rock ne devrait manquer.
Pourquoi un groupe ne pourrait-il pas se réinventer? Quoi que Poco ait fait, il l'a toujours fait avec style. Soit vous détestez la musique Rock et ce disque n'est pas pour vous. Dans le cas contraire, écoutez-le, vous ne le regretterez pas...

Assez curieusement, l'album suivant "Blue And Gray", paru en 1981, se trouve être beaucoup mieux que son prédécesseur. Après avoir enfin réussi après des années de galère, et profitant d'un succès commercial longuement attendu au début des années 80, et pour une raison incompréhensible Poco décide de créer un concept-album basé sur la Guerre civile Américaine.
Poco crée ainsi un disque sur la guerre de Sécession longtemps avant même que le réalisateur américain Ken Burns ne place la guerre dans la culture populaire des médias avec son documentaire "The Civil War" (1990) et en sachant que les paroles de Poco sont typiquement superficielles, cela pourrait sembler potentiellement et réellement catastrophique, mais heureusement, l'album possède pas mal d'éclairs d'inspiration inattendue. Les paroles de l'ensemble sont même finalement bien meilleures que prévu.
Il est fort probable que Rusty Young et Paul Cotton avaient déjà cette idée sur la guerre civile à l'esprit avant l'album "Under The Gun", mais, n'ayant pas toutes les chansons prêtes, et avec la compagnie de disques sur le dos, ils avaient certainement dû se hâter d'écrire une nouvelle série de chansons pour "Under The Gun", ce qui pourraient expliquer pourquoi cet album est tellement mieux que son prédécesseur, et cela rendrait le titre même "Under The Gun" tout à fait approprié.
Dans l'ensemble, Poco a fait un effort respectable avec ce très bon album et il y a quelques trucs vraiment bons à écouter, et dans l'ensemble c'est très agréable.
Les chansons sont écrites magnifiquement avec des sentiments tout à fait romantiques et Rusty Young et Paul Cotton sont des bons auteurs-compositeurs et chanteurs.
Chaque morceau raconte une histoire spécifique. La qualité sonore est excellente, très propre et détaillée.
L'ouverture de album "Glory Bound" de Rusty Young est une jolie chanson qui possède vraiment un superbe travail en arpège de la guitare acoustique.
"Blue And Gray", la chanson-titre aussi écrite par Young, est très bien faite: il a su parfaitement capturer un mélange de nostalgie et la peur d'une personne partant pour la guerre et là, les paroles sont vraiment solides (pour changer!).
"Streets Of Paradise" de Paul Cotton est un solide funk rock
"The Writing On The Wall", ballade de Young, tente de remonter le moral, mais elle est alourdie par une imagerie assez bon marché et un refrain douloureusement prévisible, trop rempli de cliché.
Le folky "Down On The River Again" de Cotton rappelle fortement "Two Of Us" des Beatles, et cela semble plutôt un fastidieux exercice de country and western.
"The Widowmaker" signé Young est du songwriting de qualité, bien que son chant soit finalement assez faible et celà enleve beaucoup de son impact, bien qu'il soit encore efficace.
"Here Comes That Girl Again", signé Young, quoique plein de sève, est attrayante avec quelques rêverie agréables, mais elle est incroyablement courte, dommage!
Les deux dernières chansons "Sometimes (We Are All We Got)" de Cotton et l'hymne "The Land of Glory" de Young possèdent chacun un certain intérêt, mais ils sont somme toute assez fades.
La façon dont les chansons s'écoulent de l'une à l'autre est particulièrement réussie. Le passage de "Glorybound" à "Blue & Gray" est parfait. Si vous aimez "Legend" et "Under the Gun", alors "Blue & Gray" est (presque) un must pour tout fan de Poco.
L'écriture, la production et la structure de l'album sont proches de la perfection. Comme "Desperado" des Eagles, "Blue and Gray" de Poco est thématique et raconte une histoire cohérente. "Desperado" était l'Ouest Américain. "Blue and Gray" évoque la guerre civile Américaine. La comparaison est extrêmement favorable avec les autres efforts country rock de Poco et ses plus grands albums à succès commercial.
"Blue and Gray" est beaucoup mieux que beaucoup d'autres œuvres sorties au début des années 80, mais il est loin du haut de la liste des meilleurs albums de Poco.

"Cowboys & Englishmen" sorti en 1982 est encore une obligation contractuelle de Poco et ce sera le dernier album pour MCA. Il est rempli de chansons agréables, sans plus.
Ce disque donne le sentiment d'un matériel qui a été jeté en commun afin d'exécuter une fin de contrat et il donne aussi l'impression d'avoir été enregistré spécialement pour passer à la radio.
Rusty et Paul reviennent souvent à leurs racines Country sur l'album, et Rusty se déchaine au dobro, à la pedal steel et à la mandoline, après plusieurs albums où il ne jouait la plupart du temps que de la guitare.
Le groupe rompt complètement avec son passé et enregistre un album composé presque entièrement de matériel de reprise. Le résultat est bien en dessous de toutes les normes habituelles de Poco. Les chansons qu'ils ont choisi de reprendre sont, pour la plupart des chansons assez faibles à l'origine, et le groupe ne fait que les rendre plus pompeuses. A noter surtout "Cajun Moon", écrite par JJ Cale, "Sea of Heartbreak", écrite par Hal David et Paul Hampton et "There Goes My Heart", écrite par Paul Cotton. Poco n'est ici que l'ombre du groupe que l'on a connu et il semble avoir perdu son chemin.
La version de Rusty du "Sea of Heartbreak" écrite à l'origine par Paul Hampton et Hal David est assez bonne.
Le point culminant de l'album sont les originaux "Ashes" et "Feudin", un classique instantané de Rusty Young qui nous ramène à l'apogée du country-rock de Poco. Ces airs aurait pu s'intègrer parfaitement dans "Cantamos" et d'autres travaux antérieurs de Poco. "Feudin" a même été nominé pour un Grammy en 1982 pour 'Best Country Instrumental Performance'
La reprise de Paul du "Cajun Moon" de J.J. Cale est excellente.
Vous l'aurez compris, ce n'est certainement pas l'un des meilleurs albums de Poco et "Cowboys and Englishmen" ne convient, en définitive qu'aux fans purs et durs de Poco, et seulement après avoir acquis l'ensemble des autres sorties de Poco.

Poco opte donc ensuite pour Atlantic Records, où le groupe enregistre "Ghost Town" en 1982.
Il n'est pas mal du tout. Atlantic se trouvait être le label parfait pour un groupe avec un line up convivial jouant beaucoup de matériel de style Rock AOR.
C'est le même line up qui a percé commercialement en 1978 avec l'album "Legend", et, étant donné le penchant du groupe pour le 'jeu des chaises musicales', c'est presque incroyable qu'ils restent ensemble aussi longtemps.
C'est un disque particulier et il représente un sommet créatif pour un Poco remanié. Chaque chanson est une petite pépite.
Pour la plupart des gens, c'est une collection de chansons de Country Rock optimiste, alternant entre les chansons écrites par Paul Cotton et Rusty Young. Ces deux musiciens brillent sur cet album et le groupe est on ne peut plus créatif.
Le titre d'ouverture de l'album "Ghost Town" est épique et obsédant, proposant à la fois Cotton et Young au chant et c'est un témoignage de la puissance créatrice de ce duo, qui aurait dû être reconnu pour avoir lancé le mariage entre Country et Rock bien avant Glenn Frey et Don Henley des Eagles. La plus impressionnante de l'album, cependant, c'est une chanson puissante, intense avec un son envoûtant et des paroles et une bonne métaphore à propos de l'amour perdu. Ce morceau où Poco rocke joyeusement vaut pratiquement à elle seule l'achat de l'album.
"How Will You Feel Tonight?" avec Paul Cotton contruisant une ligne entre le Country Rock et une Pop bien polie ne fait que confirmer, peu importe qui est dans le line up, que Poco est toujours capable de faire de la très bonne (et la plupart du temps, excellente) musique.
"Shoot For The Moon" est un "Crazy Love" partie II, une grande mélodie de soft rock qui aurait pu faire mieux si elle était sortie encore 1978. Mais les tendances sont en mutation rapide, en 1982, et "Ghost Town" est largement sous produit par Atlantic. La chanson sous forme de single atteint le Top 50. C'est une ballade brevetée de Rusty avec une voix rugueuse de crooner. Si seulement elle n'était pas si courte.
"The Midnight Rodeo", "Cry No More", "Break of Hearts" et "Special Care" sont toutes les tranches d'un grand Pop Rock teinté de Country avec des paroles sensibles.
Une des chansons les plus intéressantes s'appelle "High Sierra", un incroyable Country Rock instrumental qui aurait pu rendre un film comme Urban Cowboy beaucoup plus intéressant.
En conclusion, c'est un ensemble de chansons agréables qui valent la peine d'être écoutées, même sans être un fan de Poco.
Après réflexions, cet album est tout simplement un chef-d'œuvre. Du début à la fin, c'est pratiquement Poco à la rencontre d'"Hôtel California".
"Ghost Town" est représentatif du 'nouveau' son Poco.
C'est de la Cowboy Music, Pas de la Country, ni du Country Rock. C'est Poco...
Si vous aimez Poco, vous ne pouvez qu'adorer "Ghost Town". Alors, un conseil, écoutez (ou réécoutez) cet album, vous ne le regretterez pas!

Les musiciens de Poco l'ont enfin fait! Après quinze tentatives héroïques, le groupe a enfin fait un album où chaque morceau est de l'or sonore. Pour les fans du Poco les années quatre-vingt avaient été un désert arride.
Depuis le temps que les étoiles brillantes Richie Furay et Timothy B. Schmit avaient disparu. Le batteur chanteur George Grantham avait également trouvé du travail de session.
Plus fâcheux pour les fans, les Eagles en avaient profité pour tirer le gros lot.
En bref, Poco avait échoué à reproduire le succès obtenu par "Legend", chaque album faisant souvent plus mal que son prédécesseur au niveau succès commercial. Furay, Schmit et Grantham avaient, depuis leur départ, été invité à jouer avec Poco à différents moments.
Avec l'enthousiasme commercial et critique de "Legend" derrière eux, Poco avait ouvert la décennie avec le terne "Under The Gun". Le prometteur "Blue and Gray" axé sur le thème de la guerre civile "a été suivi par le médiocre "Cowboys and Englishmen" et le bon "Ghost Town". Le groupe d'alors ne semblait plus capable de produire les délices musicaux que nous étions en droit d'attendre de la part de Poco.
Et puis vint (enfin) "Inamorata":
"Inamorata", sorti en 1984, comprend des contributions des trois anciens membres du groupe. Un bon disque qui s'améliore à chaque écoute. Aidé par le batteur original George Grantham, le fondateur du groupe, Richie Furay et le bassiste à long terme, Tim Schmit contribuent tous aux choeurs. Album intéressant, "Inamorata" est plus diversifié que "Ghost Town" avec quelques chansons sacrément bonnes.
C'est comme si Rusty Young et Paul Cotton avait décidé de finir en apothéose en rapelant tous les vieux héros pour un dernier tour d'horizon.
Cet effort brille de mille feux: "Days Gone Bye", "Save a Corner Of Your Heart" et "The Storm" sont des chansons classiques de Poco, cependant, "Standing In The Fire", "Odd Man Out" et "Daylight" ont prouvé qu'elles pouvaient se bonifier avec le temps.
Richie Furay et Timothy B. Schmit sont tout deux cités dans les crédits et on peut les entendre sur la première chanson "Days Gone By", qui est bien du bon Poco dans le style de "Ghost Town" ou "Legend". Ce morceau, écrit par Cotton, et avec les cinq musiciens les plus célèbres de Poco (Young, Cotton, Furay, Schmit et Grantham) en pleine harmonie vocale et sonore, est aussi bon, mais pas meilleur que tout ce qu'ils avaient produit dans leur apogée du début des années 70.
Ceci définit le rythme de l'album dans son entier qui est magnifiquement produit et arrangé.
La version du "This Old Flame" de Reed Nelson est excellente et émotive et on y trouve quelques autres bonnes choses comme "Odd Man Out" de Paul Cotton, mais certaines des chansons laissent un peu à désirer, comme "Brenda X"!
Les harmonies vocales sont particulièrement remarquables sur des titres comme "Daylight", "Save A Corner of your Heart" et le tiraillement de cœur de "This Old Flame" de Reed Neilson, chanté par Cotton, qui offre aussi deux de ses chansons les plus sensuelles ("How Many Moons" and "Brenda X") et un grand Rock industriel "Standing in the Fire" dans un style Springsteen.
Rusty Young, bien sûr, est l'écrivain le plus prolifique du groupe, et aucune de ses cinq chansons ne descend en dessous de grands standards fixés par le morceau d'ouverture.
Le fait que cet album ne fut pas un succès commercial, quand on sait que certains ont vendu des tonnes d'albums à cette époque est quelque peu attristant, mais certainement pas surprenant.
Ce qui l'est plus, c'est de savoir que certains fans de Poco aient pu rejeter "Inamorata" comme étant un album inférieur! Poco n'a pourtant jamais fait un meilleur album que ce soit avant ou (malheureusement) depuis!...

Poco contribue à la chanson "I'll Leave it Up to You" pour la musique de "Fast Times at Ridgemont High".
Le groupe perd son contrat d'enregistrement avec Atlantic en raison de la lenteur des ventes d'"Inamorata" mais il continue à tourner, surtout dans les petits clubs.
Bullard quitte le groupe pour rejoindre Crosby, Stills & Nash en 1983 et Harrison (qui n'avait pas joué sur "Inamorata") paqrt à la mi-1984.
Les nouveaux membres, Jeff Steele, à la basse, et Rick Seratte, aux claviers et aux chœurs viennent dans Poco pour la tournée de 1984, pour être remplacés en 1985 par Jack Sundrud et le retour de Grantham.
Les retrouvailles avec Grantham sont brèves car, en 1986, Ricky Skaggs lui demande de rejoindre son groupe.
Chapman revient prendre en charge la batterie à nouveau. Après quelques dates éparses pour Poco en 1987, Paul Cotton ne rejouera pas avec Poco avant 1992.

Après un long hiatus sans enregistrement, à l'instigation de Richard Marx, Poco réapparait sur le label RCA avec leur succès "Legacy" en 1989, réunissant les membres originaux Young, Furay, Messina, Grantham, et Meisner vingt ans après les débuts de Poco. L'album produit un Hit du Top 20, "Call It Love" et un Hit du Top 40, "Nothing to Hide" permettant à Poco de gagner son deuxième Disque d'Or (sur 19 réalisations).
C'est l'album que les fans purs et durs de Poco aiment jusqi'à le détester. Comme la plupart des albums de retrouvailles, celui-ci ne s'avère pas être ce que l'on attend. Lorsque les cinq membres originaux de Poco se réunissent pour la première fois depuis les sessions d'enregistrement de leur premier album ("Pickin' Up the Pieces"), la plupart des fans inconditionnels de Poco espérent et s'attendent à un nouveau "Pickin' Up..." en commençant là où ils l'avaient laissé vingt ans auparavant.
"Legacy" est, en fait, la continuation de la carrière individuelle des membres, et la musique montre comment chacun a progressé dans les vingt ans depuis la dernière fois qu'ils ont joué ensemble. L'autre chose qui déçoit les fans est que cet album ne s'est pas fait avec la totalité de membres du groupe pour chaque morceau. Le batteur George Grantham semble très peu chanter, comme s'il n'était pas disponible pour la majorité des séances d'enregistrement. Son rôle semble se limiter à fournir du backing vocal, tandis que sa place derrière la batterie est tenue par des musiciens de studio. En outre, le père fondateur Furay n'apparait véritablement que sur les deux titres qu'il a écrit et semble également très peu présent sur le reste de l'album.
"Legacy" est donc plus une collaboration entre Meisner, Young et Messina.
Même si l'album n'est pas un "Pickin 'Up the Pieces - Part 2", et si le rôle de Grantham et de Furay est limité, il vous faut absolument donner malgré tout une chance à cet album.
Les retrouvailles s'avére être un effort ponctuel et le line up ne survivra même pas à la tournée de soutien, car Furay trouve son double rôle de ministre de Calvary Chapel et d'interprète Rock trop incompatible. Mais "Legacy" se distingue comme un excellent disque qui représente des grandes légendes de l'époque Country Rock.
Le groupe reste fidèle à sa fondation et il construit un album classique!
Issu d'un milieu Country-Western-Rock, leur son est assez comparable à celui des Eagles. Cependant, ils réussissent à produire une sensation de Classic Rock qui ne piétine pas l'ambiance Country qu'ils souhaitent présenter, ce qui est en partie due à la production impeccable de l'album. Les racines Country Rock de Poco sont clairement démontrées dans des chansons comme "When It All Began", "Nothin' To Hide", "Look Within", "Rough Edges", et "Lovin' You Every Minute".
Puis, Poco fait un pas vers les ballades Classic Rock avec des chansons comme "If It Wasn't For You", "Who Else", et "Follow Your Dreams".
Dans le même temps, ils créent des hymnes Rock comme "The Nature of Love", "What Do People Know", et le classique intemporel "Call It Love".
Cependant, il est difficile de visualiser "Legacy" comme un album de Poco à part entière. C'est plus une série de chansons de chaque individu soutenu par les membres d'un groupe autrefois connu sous le nom de Poco.
Réunissant les membres originaux avec chacun leurs propres compositions, cet album contient une telle variété de genres qu'il est difficile de croire que ces gars-là n'ont pas eu le succès de The Eagles.
Certaines des chansons de Young et son chant suggèrent REO Speedwagon, Messina arrive avec un rythme plus lent, funky, R & B / Gospel, les chansons de Meisner et son chant suggèrent Don Henley! Les Rocks sonnent même comme du ZZ Top! Des ballades, des Rocks, ils savent tout faire.
"Legacy" est excellent du début à la fin. Il contient aussi deux singles dans le Top 40, "Call It Love" et le "Nothing to Hide" écrit par Richard Marx. Les deux sont de grandes chansons et parmi les meilleures de Poco.
Le reste de la setlist est également très fort. Puis, il y a quelques très jolies ballades comme "Follow Your Dreams" et "Look Within", qui ont toutes deux été écrites et chantées par Jim Messina et le sensuel "If It Wasn't for You"qui a été écrit par Richie Furay. J'aime aussi beaucoup les chansons Hard rocks "The Nature of Love" et "Lovin 'You Every Minute".
Il y a eu des échecs colossaux dans le passé quand d'anciens partenaires se réunissaient après de longues années pour enregistrer un album de retrouvailles. Ce n'est pas le cas pour d'eux.
En fait, c'est peut-être le meilleur. Non que chaque chanson soit parfaite et peut-être même que la moitié des morceaux sont assez médiocres, mais il y a de véritables joyaux ici.
La première moitié du disque est formidable. Meisner et Young sortent vraiment du lot, mais le véritable trésor se trouve dans la superbe musicalité. "Nature of Love" et "Rough Edges" sont des jolis rocks. "Call It Love" et "Nothing to Hide" sont des grandes chansons Pop.
Le disque s'ouvre prometteusement sur une chanson écrite et chantée par Richie "When It All Began" qui est du grand Poco autobiographique. Furay joue de la guitare acoustique et il garantit un excellent chant qui rappelle un peu Glenn Frey des Eagles.
C'est une réflexion sur les débuts du groupe ("Some called it country. Some called it rock and roll"). ("Certains l'appelaient country. Certains l'appelaient rock and roll"), une bien belle chanson qui aurait pu facilement être un single. a coup sûr, un des points forts de l'album qui est très accrocheur et qui contient d'excellentes harmonies vocales caractéristiques du groupe ainsi que du banjo et un grand travail de guitare.
Cela reflète tout le chemin de retour au style original de Country / Folk / Rock avec des riffs de guitare de Messina, de la pedal steel guitar jouée par Rusty.
La chanson suivante, "Call It Love" de et chantée par Rusty Young, à juste titre met Poco de retour vers le côté commercial pour la première fois depuis de nombreuses années.
La voix sonne comme celle de Tim Schmit, on retrouve des jolis riffs de guitare, un jeu de basse propre joué par Randy, un bon jeu de batterie, et l'orgue joué par Bill Payne de Little Feat mais cette chanson aurait pu avoir un meilleur son, si Richie avait chanté l'harmonie vocale au lieu de Randy.
Ceci dit, Randy nous offre ensuite un chant excellent sur la chanson suivante "The Nature Of Love", accompagné par le synthétiseur, la batterie, des riffs de lead et steel guitar joués par Jim et Rusty.
"What Do People Know" de Young, encore une autre autobiographie de Poco, est aussi un autre point fort. C'est une excellente chanson rock avec la voix de Young, du sythesizer, et des guitares acoustiques et électriques.
"Follow Your Dreams" écrite par Jim Messina est l'une des meilleures chansons qu'il ait jamais écrite et elle est tout simplement parfaite. Elle forme un habile conclusion autobiographique à "When It All Began". C'est une ballade acoutique chantée pour le groupe sur cet album. On distingue la mandoline de Rusty, toujours les harmonies vocales du groupe, mais aucune ligne de basse. Un mellotron aurait un meilleur son sur certaines chansons qu'un synthétiseur, mais ce n'est probablement pas le style de Bill.
La chanson suivante "Rough Edges" écrite par Rusty et chantée par Randy est également un excellent Rock avec un rythme effréné avec des riffs de guitare électrique et de steel guitar par Jim et Rusty.
"Nothin' to Hide" de Meisner est la plus Eagles de toutes les chansons que Poco a jamais enregistrées. Est-ce la direction que Poco aurait pris, si Meisner n'avait pas quitté le groupe si tôt dans son existence?
Ecrite et produite par le chanteur Richard Marx, elle sonne en gros comme le Hit des Eagles "Take It To The Limit", chanté et co-écrit par Randy Meissner avec Glenn Frey et Don Henley.
Le Chant de Randy la rend plus brillante accompagnée par une tranquille lead guitare jouée par Jim, la steel guitar de Rusty, le synthétiseur de Bill Payne, mais les harmonies vocales de Richard Marx étaient pratiquement inutiles.
Un autre grand morceau mid-tempo qui aurait pu être un Hit est le sexy "Who Else" qui est une jolie composition de Rusty Young qui aurait eu sa place sur tous les LPs de Poco du début des années 1970. Chanté par Rusty, c'est une ballade exceptionnellement tranquille avec les harmonies vocales du groupe, de la batterie, des claviers, des riffs de basse et des riffs de guitares acoustique et électrique
Et le "Lovin' You Every Minute" de Jim est aussi un excellent Rock avec son chant et son jeu de guitare, le jeu de la steel guitar de Rusty, le jeu propre et net de la basse de Randy et les harmonies vocales, et le martellement de la batterie.
L'avant-dernière chanson "If It Wasn't For You" est le deuxième morceau de Richie Furay. Elle est typiquement mélodieuse et on peut regretter que Furay n'en ait pas écrit plus pour ce disque. Mais elle rappelle aussi le style classique de Poco avec son chant et son jeu de guitare acoustique, la pedal steel guitare de Rusty, le synthétiseur, et les harmonies vocales du groupe,
"Look Within" de Jim, que l'on trouve en plus sur la version CD, est excellente avec son chant et son propre jeu de guitare et le clavier rafraîchissant de Bill jouant le style, les harmonies vocales, et le jeu de batterie.
L'incroyable travail vocal de Randy Meisner se retrouve sur tout cet album et c'est un autre point fort, comme l'est aussi le travail à la lap steel guitar de Rusty Young.
A noter: il y a très peu de steel guitar de Young et c'est un album sans Paul Cotton et la musicalité est superbe.
Tout compte fait, vous ne pouvez pas vous tromper avec cet album parce que c'est une joie de bout en bout et l'un des meilleurs du groupe. Ce qui rend cet album si spécial est que les quatre chanteurs, Richie Furey (le chanteur d'origine), Rusty Young (pedal steel guitar), Jim Messina (guitare), et Randy Meissner (basse) chantent des chansons sur cet album sans que personne ne soit à l'honneur.
Cependant, il devrait y avoir une troisième chanson pour Richie à chanter. De plus, c'est aussi vraiment une honte que Randy n'ait pas écrit de chansons lui-même à chanter, et que le batteur chanteur (son travail tout au long de cet album) George Grantham était trop malade pour jouer de la batterie (jouée par Jeff Porcaro de Toto) sur cet album.
Globalement, c'est un must have pour tous les fans de Poco.
Le groupe (après avoir engagé un claviériste, Dave Vanecore) tourne au début de 1990 en ouverture de Marx. Furay tire sa révérence dès le début et Poco tourne en tant que tête d'affiche à l'Eté 1990 avec Sundrud de retour pour reprendre la guitare rythmique.
En 1991, Poco tourne en trio acoustique avec Young, Messina et Meisner (le batteur Gary Mallaber se joignant à eux pour les dates au Japon en Juillet). Mais à la fin de 1991, Messina et Meisner retournent à leurs carrières individuelles respectives.
Au début de l'année 1992, Poco est encore une fois sans aucun contrat d'enregistrement, Rusty Young est l'unique propriétaire du nom de Poco et, s'il n'est pas officiellement dissous, le groupe semble être tranquillement en train de se faire oublier.
Mais malgré cela, Young, une fois de plus en collaboration avec Cotton, engage de nouveaux membres Richard Neville au chant et à la basse et Tim Smith à la batterie et ils font une tournée à travers la fin de la décennie, bien que dans un temps très limité.
Young et Coton parfois aussi apparaissent sous le nom de Poco en un duo acoustique.

En 2000, Grantham et Sundrud reviennent de nouveau à Poco, réunissant le line up du groupe de 1985, et "Running Horse" publié en 2002 trouve le groupe en studio pour la première fois depuis treize ans. Le CD est alors diffusé par le website du groupe.
Cet album, produit à Nashville, fait apparaitre les inconditionnels Rusty Young, Paul Cotton et George Grantham, le batteur chanteur originale. Le line up est complété par Jack Sundrud (alors âgé de 19 ans) qui joue en live avec Poco depuis quelque temps. La musique est plus proche du son moderne de Nashville.
Ce premier disque de Poco depuis plus d'une décennie, a de grands moments. Rusty Young se déchaine sur sa mandoline et sa pedal steel sur quelques morceaux, et les harmonies vocales étonnantes qui annoncent le retour du fils prodigue, le batteur George Grantham nous ramènent de nombreux souvenirs des albums de Poco d'une grande partie des années 1970.
Tous les fans inconditionnels trouveront que l'album est merveilleux, et que c'est un témoignage très pérenne de ce groupe né en 1968. Cotton et Young ont réussi à rester pertinents et frais. Ils n'ont jamais cessé de se réinventer. Bien sûr, le succès commercial a bien souvent échappé à Poco mais certainement pas à cause de la qualité de leur musique car ils sont restés, malgré les années, un grand groupe avec un son unique.
Mais Poco est un survivant. Leurs fans peuvent désormais adopter plus de trois décennies de musique qui a résisté à l'épreuve du temps. Rusty et Paul continuent à écrire des trucs brillants. La présence de Jack Sundrud ajoute une autre dimension à "Running Horse". La production est lisse et propre.
L'album offre onze chansons formidables et nouvelles des vétérans Rusty Young, Paul Cotton, et du nouveau venu Jack Sundrud. Ceci est une des plus belles réussites de Poco à ce jour. Poco continue de concevoir d'excellentes chansons, de fournir des arrangements de chansons solides avec des voix fortes, et l'utilisation de la steel guitare de Rusty est magique. Ce disque semble être un mélange des anciens et des 'nouveaux' membres du groupe, avec, somme toute, d'excellents résultats.
Chaque chanson est intemporelle. Des titres comme "Never Get Enough" et "Shake it" nous montrent les membres du groupe avec leurs plus récentes ballades telles que "One Tear at a Time et "That's what Love's All About".
Les chansons sont toujours aussi fortes avec des points saillants comme "I can only Imagine", "Running Horse" et "Everytime I hear that train" par Paul. Rusty amène quelques chansons d'amour Les compositions de Rusty Young et Paul Cotton sont de haut niveau. George Grantham est meilleur que jamais! Cotton, Young et Sundrud qui a écrit deux chansons astucieuses, "Shake It" et "Never Loved .."
Même si les chansons de Jack Sundrud semblent déplacées sur un disque de Poco (elles ne semblent pas tout à fait adaptées au style du groupe), celui-ci s'intègre très bien et ajoute même surtout une touche nouvelle bienvenue à la musique.
Si vous n'avez jamais écouté ce disque, il en vaut la peine.
Les Afficianados de Rusty Young seront heureux.car Rusty a écrit cinq chansons pour le CD et sa slide et sa steel guitare se démarquent toujours autant. Sa meilleure chanson est "Forever", qui regroupe plusieurs grands travaux de slide guitare. Ses autres chansons vont du rock à la ballade country.
Le nouveau venu du groupe, Jack Sundrud, ajoute trois chansons et les trois morceaux écrits par Paul Cotton ne sont pas ses meilleurs mais ils sont bien.
C'est peut-être le plus cohérent, le plus fort des albums de Poco composé de grandes chansons. Les chansons de Rusty Young au mieux et les contributions de Jack Sundrud sont une force majeure dans le Country Rock. Les chansons de Paul Cotton complètent bien l'ensemble. Les ballades sont touchantes et mélodiques, et les chansons up-tempo brillent de mille feux.
Le morceau d'ouverture, "One Tear At A Time" est du Rusty Young classique. Il qui pourrait passer tranquilement en fin de soirée sur n'importe quelle station de Soft Rock.
"Everytime I Hear The Train" est, quant à lui, du Paul Cotton classique. Un peu plus d'émotion, un peu plus de guitare, et une belle histoire. Et ça marche... C'est un rock mid-tempo très mélodique; le genre dans lequel Cotton excelle. Maintenant alors qu'il approche des 60 ans, sa voix s'est adoucie comme un bon vin et elle est plus expressive que jamais. Un morceau magnifique!
Ensuite vient "If Your Heart Needs A Hand" de Young livré dans une manière un peu plus acceptable en raison de plusieurs chœurs fait par le groupe. La chanson est un peu meilleure que le morceau d'ouverture, avec un rythme intéressant.
"Never Loved ...Never Hurt Like This" est le premier morceau du "nouveau" membre du groupe Jack Sundrud, qui avait fait des tournées avec le groupe pendant un certain temps.
"Forever" signée Rusty Young, a un rythme qui rappelle les notes de "Call It Love" sur l'album "Legacy", mais elle n'est, malheureusement, pas à la hauteur de cette chanson.
"Never Get Enough", co-écrite par Sundrud, originaire de Nashville est excellente
La prochaine chanson est une autre ballade, "If You Can't Stand To Lose", avec une bonne performance Rusty Young au chant.
Heureusement, Paul Cotton assure encore bien, avec "I Can Only Imagine". Ce rock mid-tempo est super. Cotton chante et joue de la guitare savoureusement dans son style inimitable.
Le suivant "Shake It", écrit par Sundrud est une chanson qui a le titre de country rock prometteur. C'est un morceau qui sonne très anti Poco, mais un bon air de 'foot stomp'.
Pour les amateurs de jolie ballade country music, "That's What Love is All About" écrit par Young et Craig Fuller de Pure Prairie League / Little Feat aurait pu être facilement un Hit numéro 1.
L'album se termine sur une note modérément optimiste avec la chanson titre, "Running Horse" qui offre l'incroyable steel guitare de Rusty faisant écho aux paroles visionnaires de Cotton qui nous rappelle le passé et lance l'espoir pour l'avenir. Le chant sonne très proche de Glenn Frey. C'est une chanson autobiographique de Paul Cotton sur la façon dont Poco continue d'être une partie de sa vie. Il s'agit du dénouement positif d'un effort global plutôt décevant.
Les compétences de la production de Mike Clute donnent à cette version, un son doux et substantiel. C'est un album que l'on peut apprécier du début à la fin. La musicabilité est, comme d'habitude, au top. Et Poco est vraiment un groupe étonnant qui devrait être depuis longremps dans le Rock & Roll Hall of fame!
Furay, qui continue à faire des apparitions dans leur show au fil des années quand ils jouent dans son pays natal du Colorado, réuni avec le groupe de nouveau pour un spectacle à guichets fermés à Nashville en Mai 2004, entraînant la sortie d'une réalisation CD-DVD intitulée "Keeping the Legend Alive" qui parait en 2004.

Ce double album CD / DVD capte la sincérité et la joie de jouer de Poco. Ce projet est une merveilleuse idée.
Poco est plus fort que jamais! Leur performance est tout simplement phénoménale!
L'amour et la passion qu'ils ont pour leur musique est évidente. Le chant, ainsi que les harmonies fortes de Paul, Rusty, Richie et George sont aussi merveilleuses, sinon mieux que ce qu'ils ont jamais été! On ne peut qu'apprécier le travail de guitare de Paul et Rusty. La contribution du bassiste Jack Sundrud et du saxophoniste original, Phil Kensie, s'intègrent parfaitement dans un ensemble cohérent. La qualité de la production du son et de la photographie est exceptionnelle.
Rusty Young et Paul Cotton ont gardé vivant Poco sous différentes formes depuis plus de 35 ans maintenant.
Avec le batteur original George Grantham et le bassiste Jack Sundred, le groupe sonne bien. Ce CD / DVD est un vrai régal pour les fans de Poco qui n'ont jamais eu l'occasion de les voir en concert.
C'est de la pure magie quand le line up récent de Rusty Young, Paul Cotton, George Grantham et Jack Sundrud sont rejoints par Richie Furay. La seule chose qui manque est la présence de Tim et de Jim eux-mêmes. Poco joue un set généreux de sa carrière musicale dans un cadre intime, en face d'une foule de fans enthousiastes. Le groupe brise son histoire musicale aussi fraîchement que les chansons originales ont été conçues. De grandes harmonies, de la steel guitar, du dobro, du banjo et, de plus, mélangés ensemble pour créer un grand son. Ceci est un trésor de la part d'un groupe qui a ouvert la voie non seulement pour les Eagles, mais aussi pour beaucoup de groupes de Country faisant des tonnes d'argent à Nashville aujourd'hui. Et la visualisation du DVD montre clairement que cette performance n'est pas une question d'argent, mais plutôt l'amour de la musique.
Poco commence par un set acoustique, avec Richie Furay apparaissant après la deuxième chanson et le groupe glisse dans un mode plus Rock au fur et à mesure que se déroule le spectacle. Il y a quelques bonnes surprises dans l'ensemble comme "Let's Dance", "Spellbound" et "Indian Summer". Ironiquement, la chanson "Legend" n'est pas incluse dans le concert.
Rusty Young est la star du spectacle. Il émerge comme un performeur confortable et son jeu sur le dobro et la pedal steel peut seulement être décrit comme immaculés.
Une chanson de chacun des deux membres clés non présents Tim Schmit et Jim Messina est incluse dans le show. Ceci permet de garder un sens de l'histoire du groupe en place.
La performance se construit alors que le spectacle continue et le public est très reconnaissant. Les choeurs, tout au long du concert, sont si bons que l'on pourrait presque croire que Schmit était présent!
"Where Did The Time Go" commence le concert d'une façon simple et délicate. Il s'agit d'une nouvelle chanson, bien qu'un peu courte qui donne le ton.
"Keep On Tryin'" est un joli morceau pris parmi les meilleurs de Timothy B. Schmidt. Rusty n'est certainement pas Timmy B, mais alors qui l'est?
"Crazy Love" est l'un des classiques de "Legend". Il semble toujours aussi grande. Comment pourrait-on ne pas aimer ces harmonies? Et en plus, George Grantham sort de derrière ses tambours!
Avec "Pickin 'Up The Pieces", le show commennce à prendre une autre dimension et Richie semble s'améliorer avec l'âge. Malheureusement, George sonne un peu fragile sur son solo. Il sonnait beaucoup mieux à Buffalo en 2004. Les solos de Paul et de Rusty sont grands.
Rien à dire sur ce bijou de "Bad Weather" de Paul Cotton.
Peut-être que le morceau le plus surprenant est "Call It Love", qui passe à la vitesse supérieure. Rusty commence à sembler un peu fatigué vocalement parlant, mais c'est toujours une chanson amusante à écouter et à regarder jouer.
Le morceau principal "Let 's Dance" dispose de la voix Rock de Richie et du groupe, de quelques passages parfaitement négociés par Paul et Rusty et de quelques percussions stellaires réalisés par George. Avec ce morceau, on sait pourquoi Richie est dans le Hall of Fame. Un tel grand Rock peu donc dégager beaucoup d'énergie.
Leur version de "Magnolia" de J.J. Cale est tout simplement fantastique!
A l'écoute du "You'd Better Think Twice" de Messina, Richie transforme ce morceau en sa propre chanson.
"Spellbound" et "Indian Summer" sont énormes: "Spellbound" de l'album "Legend" est une inclusion bienvenue avec un beau travail de Rusty à la guitare et une mention spéciale aux harmonies et c'est un régal d'écouter Paul Young sur "Indian Summer".
"Kind Woman", avec Furay au chant et Young à la steel, est une belle et absolument incroyable surprise.
"Rose of Cimarron" est juste une grande interprétation d'une chanson sublime. Le jeu et la présentation sobre est un hors d'oeuvre agréable.
Paul est merveilleux sur ce bijou qu'est "Ride The Country".
Avec "Good Feelin 'To Know", Richie montre à nouveau une excellente vista qui ne semble pas avoir perdu quoi que ce soit.
Le groupe dégage de la pure adrénaline sur le thème "In The Heart of The Night", le rappel qui comprend le saxophoniste de studio original, Phil Kenzie qui éblouit le public à Nashville avec sa grande improvisation et c'est une bien belle façon de terminer le spectacle...
Le DVD est le véritable joyau dans cet ensemble de deux disques et il s'avére être la plus grande surprise depuis bien longtemps. La photographie est mature et équilibrée. Le lieu, le public, l'éclairage: tous sont dans la synchro. Filmé devant un public admiratif le groupe (complété par Richie Furay) se produit à travers une sélection d'airs couvrant son histoire à partir de 1968 jusqu'à "Legacy" de 1989. Le jeu est vif et Poco montre évidemment passer du bon temps sur scène. La caméra et le son en surround 5.1 sont tous deux excellents, offrant un rare aperçu de la grande technique du multi-instrumentiste Rusty Young.
Le son est plein et riche d'un mélange réjouissant qui donne envie de taper du pied. Poco devrait faire beaucoup plus de gens heureux avec ce combiné. Il contient des bonus:commentaires des membres du groupe, ensemble et individuel, photos, origine de leur formation, et il contient les 16 morceaux d'anthologie .Le son et image sont magnifiques, bref c'est une petite merveille. Ce set a été enregistré avec Dolby 5.1, et les guitares acoustiques miroitent et rebondissent d'une enceinte à l'autre. Tout le monde contribue avec précision. Le matériel choisi est remarquable et chaque chanson est jouée à la perfection.
En Juillet de la même année, Grantham est victime d'une crise cardiaque au cours d'une performance live. Le batteur de session d'enregistrement George Lawrence de Nashville et Muscle Shoals, en Alabama qui avait postulé pour la place de Tim Smith à la batterie en 1999, remplace Grantham à la batterie pour le reste de l'année 2004 et il rejoint ensuite Poco à plein temps en 2005. La récupération Grantham est lente et coûteuse, et le groupe crée un fonds des donateurs sur son site officiel, Poconut.org, pour compenser une partie de ses frais médicaux considérables.
En 2005, ils font une petite tournée en Europe, mais Cotton est hospitalisé en Norvège avec des problèmes de santé et il rate les deux derniers spectacles de la tournée. Le guitariste et chanteur Bill Lloyd le remplace donc pour plusieurs shows aux États Unis.

Une première tentative de Poco unplugged sur CD parait après 35 ans d'expérience et c'est à la fois satisfaisant et amusant à écouter. L'album s'appelle "Bareback at Big Sky" et il parait en 2005. Alors que d'autres groupes de cette époque, comme les Eagles; semblent se contenter de suivre les mouvements et se reposer sur leurs réalisations passées, ces gars-là encore travailler dur pour gagner leur vie et ça marche.
Effectué pendant deux nuits dans un cadre intime (le salon du Goodwin Ranch) au pied des Bridger Mountains à Bozeman, dans le Montana, c'est une offre savoureuse et mature de la part des inconditionnels de Poco Rusty Young et Paul Coton. Chacun d'eux a vieilli comme un bon vin et leur chant et leur jeu sont consommés tout au long de leurs performances. Avec l'aide du talentueux Sundrud Jack à la basse, à la guitare, et au chant et de George Lawrence à la batterie, ces gars-là déversent littéralement leur coeur et leur âme dans chaque chanson.
A suivre juste après