
Je viens de découvrir ce « vieux groupe » par hasard sur un blogspot qui présentait leur dernier disque, Machine, sorti il y a peu. Après une écoute captivante j’ai décidé de parler de ce groupe de rock progressif américain.

Crack the sky trouve son origine à Weirton, en Virgine de l’Ouest aux Etats Unis. Le chanteur John Palumbo et le guitariste Rick Witkowski se rencontrent jeunes et fondent ensemble le groupe ArcAngel au début des années 1970. Ce groupe s’articule autour d’une dizaine de personnes. Il se concentrera, après avoir été deux fois auditionnées par Terry Minogue, le neveu de Terry Cashman de Cashwest Production, avec seulement cinq membres. En plus de John Palumbo et Rick Witkowski, la section rythmique est assurée par le batteur Joey D’Amico et le bassiste Joe Macre. Enfin, Jim Griffiths est le second guitariste de Crack the Sky. Cashwest Production vient de créer la succursale, Lifesong Records. Crack the Sky signera son premier album éponyme sur ce nouveau label.

Ce disque ravit la critique et il est élu pour le Rolling Stone Magazine comme le meilleur premier album de l’année 1975. Le groupe connait un petit succès depuis qu’il s’est installé à Pittsburg et que la radio locale WYDD diffuse massivement quelques titres de leur album. Néanmoins, la jeune maison de disque n’assure pas efficacement la promotion de l’album. Dépassé par les évènements, Lifesong Records ne produit pas assez de disque ainsi les disquaires ne sont pas suffisamment approvisionnés pour satisfaire la demande.
Le groupe poursuit son effort en 1976 avec Animal Notes, le deuxième opus de Crack the Sky. Initialement, le projet était de composer un opéra rock pour le Royal Canadian Mount Police. Mais il fut abandonné et sera réduit à la chanson Rangers at Midnight. Le groupe ne sort pas de single afin d’être massivement diffusé sur les ondes. Alors les ventes ne décollent pas. Le groupe part en tournée à travers l’Amérique du Nord, ouvrant pour Styx, Supertramp, Rush, Foreigner …
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En pleine enregistrement de Safety in Numbers, John Palumbo quitte le groupe alors qu’il est le principal compositeur et parolier du groupe. A l’annonce de son départ, la critique ne donne pas beaucoup de chance à la survie de Crack the Sky. Or les membres restant achèvent le troisième album et partent en tournée avec le nouveau chanteur, Gary Lee Chappell et le claviériste Vince DePaul. Ainsi formé, le groupe se lance une tournée américaine réussi qui s’illustre sur le disque saisi en public, Live Sky.

Suite à de nombreux soucis contractuels et au manque du succès commercial du groupe, Crack the sky n’a connu solution de se séparer en 1978. Lifesong Records sort une compilation en 1980. Puis John Palumbo revient avec Rick Witkowski et Vince DePaul pour reformer une nouvelle version de Crack the sky qui doit encore un album à Lifesong Records. White Noise sort en 1980. Malgré un petit succès, le groupe n’arrive pas à trouver un équilibre et se sépare encore. En 1981, Palumbo trouve suffisamment d’arguments pour convaincre Vince DePaul de reformer Crack the Sky. Rejoint par Carey Ziegler, Michael Taylor et John Tracey, cette nouvelle équipe publie le décevant Photoflamingo qui pousse encore une fois le groupe à la dissolution en 1983. De leurs cotés, Witkowski, Macre et D’Amico s’associent à Billy Taylor pour fonder B.E. Taylor Band. Ce groupe de la scène de Pittsburg enregistre un EP et deux albums sous le label MCA Records.
John Palumbo produit son album solo sous la bannière de Crack The Sky, The Raw en 1986. Il y interprète presque la totalité des instruments. Sponsorisé par la radio WYDD, Palumbo réunit pour un concert au club Hammerjack’s de Baltimore Crack the Sky avec Witkowski à la guitare, Vince DePaul aux claviers, Joe D’Amico à la batterie et Carey Ziegler à la basse. Dès lors le groupe se retrouve régulièrement sur scène dans les clubs de Baltimore. From the Greenhouse sort en 1989. La critique salue l’honorable effort du groupe qui retrouve un son original faisant référence au début de leur carrière. Ce projet est largement mené par Palumbo mais le crédit de l’album fait référence de la participation de Vince DePaul, Carey Ziegler, Rick Witkowski et Joe D’Amico.
Crack the Sky aborde les années 1990 avec un nouvel album, le neuvième, Dog City. Le groupe est identique à l’enregistrement de From the Greenhouse. Enfin un équilibre est retrouvé après une dizaine d’année de cafouillage. Pendant six ans le groupe connait une faible activité. En effet, il faudra attendre 1996 pour que le groupe débute une tournée dans les salles de concerts de Baltimore. Crack the Sky aboutit à sortir son dixième album, Cut avec John Palumbo, John Tracey (qui avait participé au groupe au début des années 80), Carl Ziegler, Rick Witkowski et les deux nouveaux, Bobby Hird et Ron Zebron en 1999. Le groupe part en tournée et enregistre un double album live au Recher Theatre de Towson le 19 juin 1999. Il sort en 2000.
En 2001, Crack the Sky toujours mené par Palumbo et Witkowski soutenu pour Ziegler, Tracey et Hird et rejoint pour le claviériste Glenn Workman sort Ghost acclamé par la critique. Dans le même élan mais sans la présence de Witkowski, Dog from Japan sort en 2004 et reçoit le même accueil que le précédent album.

En 2007, un ambitieux projet voit le jour. Crack the Sky signe l’album-concept The Sale. A notre grande surprise le bassiste Joe Macre revient dans le groupe. En 2008, le groupe participe au ROSfest Progressive Music Festival où le concert réuni Palumbo, Witkowski, Joe Macre et Joey D’Amico. Seul Jim Griffiths manque à l’appel pour reformer la formation la plus intéressante de Crack the Sky. Ce live sera filmé et sorti en DVD. Cette légendaire formation sort le dernier opus en date, Machine en 2010.
