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Forum de rock6070

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 Sujet du message: PULSAR (Bio)
MessagePosté: Dim Jan 24, 2010 9:19 pm 
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J'aimerais vous raconter l'histoire d'un groupe qui me tiens particulièrement à coeur, je veux parler de Pulsar!

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Pulsar est un groupe de Prog Rock et Symphonic Rock Français, originaire de Lyon, formé en 1971.
Le line up d'origine se compose du batteur Victor Bosch, du claviériste Jacques Roman, du chanteur Gilbert Gandil et du bassiste Philippe Roman.

Le groupe n'a jamais eu les coudées franches dans les années 70, pourtant sa meilleure période.
Certains critiques ont même parlé de "caricature triste des progressistes Britanniques sans la moindre idée intéressante à retenir" (cf: Hervé Picard dans Best en Février 1978).

Il est vrai que le véritable succès critique s'est fait longtemps attendre et n'est même jamais réellement et pleinement venu.
Pourtant, plus de vingt ans après ce rendez-vous manqué, le groupe Lyonnais apparaît au yeux de beaucoup comme un axe majeur dans le mouvement progressif.

Le point de départ de leur aventure se situe en 1966, au Lycée St-Just, sur les hauteurs de Lyon, juste sous le quartier de Fourvière, dans le cinquième arrondissement, où trois copains de collège se sont rencontrés pour partager leur goûts pour la musique, en particulier le Rock, le Blues, la Soul et le Rhythm 'n' Blues.
Ils se nomment Victor Bosch (né en 1950), Jacques Roman (né en 1951) qui a déjà quelques années de piano classiques derrière lui, et Gilbert Gandil (né en 1954), fils d'un accordéoniste célèbre est déjà quelque peu familiarisé avec les feux de la rampe.
Victor, lui, ne joue encore d'aucun instrument, mais il apprendra vite sur le tas.

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Les trois amis décident de monter un groupe qu'ils baptisent Soul Experience, avec Gilbert Gandil au chant, et ils se lancent à corps perdus dans l'aventure de la scène en reprenant quelques standards de Rhythm 'n' Blues et en proposant leurs services dans toutes les Maisons des Jeunes.
Mais, deux ans plus tard, le Rhythm 'n' Blues n'est plus au goût du jour et tout le monde ne jure plus que par le psychédélisme et l'improvisation.
Jacques Roman demande alors à son frère Philippe (né en 1947) de tenir la basse et il décide de s'acheter un orgue par goût pour l'instrument et par ce que peuvent en faire des musiciens comme Rick Wakeman ou son idole de toujours, Keith Emerson au sein des Nice.

Changement de musique, changement de nom.
Pourquoi pas Free Sound, leur propose un copain de Gilbert appelé Georges Chalandon, qui sera finalement engagé pour tenir le rôle de chanteur flûtiste.
Georges apporte alors son charisme à la Jim Morrison et son goût pour le théâtre...
Sur scène, les quatre musiciens le laissent gentiment délirer avec sa cape noire et ses effets de manche et ils s'embarquent dans des morceaux aux structures de plus en plus complexes, soutenus par un bon light-show.

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C'est à ce moment-là qu'un évènement va quelque peu changer leur vision de la musique: Un concert de Pink Floyd à Lyon en Février 1970.
Free Sound consacrera pendant environ deux ans plus de la moitié de ses prestations scéniques à des reprises de leurs nouvelles idoles Européennes.
Ils se mettent à jouer "Set the Controls for the Heart of the Sun", "Careful with That Axe, Eugene", et autres "Cymbaline", ce qui ne laisse plus guère de place au "Rondo" ou au "Dawn" des Nice ou au "Hibou, Anemone and Bear" de Soft Machine.
Mais, petit à petit, des nouvelles compositions apparaissent, personnelles, celles-là...
La plupart se retrouvant d'ailleurs sur leur premier album ("Pollen", "Puzzle" ou "Le Cheval de Syllogie") alors que d'autres ne seront jamais enregistrées ("Oscurantis"), allez savoir pourquoi?.

Leur premier grand concert a lieu sur place, à Lyon en Janvier 1971 devant environ 5000 personnes, en ouverture du groupe Family emmené par le charismatique Roger Chapman.

Georges Chalandon quitte le groupe à la fin de l'année 1970 pour devenir co-rédacteur en chef du journal Libération, et Gilbert Gandil retrouve sa place de chanteur.
Une ultime étape reste encore à franchir pour que le groupe ait véritablement sa propre identité et pas seulement un groupe de reprises.
Le groupe devient alors Pulsar sur une proposition de Philippe Roman.

Au cours de l'Eté 1971, Pulsar gagne un concours organisé dans le Sud de la France, ce qui leur permet de jouer au Golf Drouot, le célèbre club de Rock Parisien.
Pulsar partage alors l'affiche avec d'autres grands espoirs du Rock Français.
A cette occasion, Phillips propose à tous les groupes présents d'enregistrer un disque en commun.
C'est ainsi que Pulsar se retrouve sur le mythique album intitulé "Groovy Pop Session" en compagnie, entre autres, du groupe Ange qui, lui, a déjà goûté aux joies de l'enregistrement.
Mais pour Pulsar, c'est la toute première fois, et comme souvent pour les premières fois, on est un peu déçu.
Ils ont choisi le morceau "Pulsar" mais le résultat final ne les satisfait qu'à moitié.

Il en faut pourtant plus pour les décourager, et les voilà repartis de plus belle sur les routes de France.
En 1974, Roland Richard, un ancien flûtiste de Jacques Higelin, vient les rejoindre et s'intégrera si bien qu'il deviendra définitivement un membre à part entière du noyau d'intimes.

Pulsar décide alors de devenir un groupe professionnel et une demo est envoyée à plusieurs maisons de disques Françaises. Sans aucun succès. Un copain leur parle d'un label Anglais beaucoup plus ouvert à ce genre de Rock aventureux.
C'est donc par le plus pur des hasards que Pulsar devient le premier groupe de Rock Français à être signé et distribué par un label Anglais, en l'occurrence Kingdom Records, le label de l'ancien manager de Caravan, Terry King.
Stimulé par cette cohabitation qu'ils espèrent fructueuse, Pulsar rentre enfin en studio pour enregistrer son premier album, après huit longues années de persévérance.

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http://rapidshare.com/files/168203799/P ... Pollen.zip

Enregistré en Octobre 1974 à Saint Etienne, le premier album, "Pollen" est composé d'un instrumental, de trois titres chantés en Français par Philippe (qui en est l'auteur) et un titre lu en Anglais par une copine de Jacques Roman appelée Carmel Williams.
L'album sort en Janvier 1975 en Grande-Bretagne et deux mois plus tard en France.

Pour en faire la promotion, le groupe fait quelques concerts dans quelques clubs Londoniens mythiques comme le Marquee, où le groupe remporte un certain succès.
Mais en France, ce n'est vraiment pas la même chose!

Il est vrai que 1975 est une année très faste pour le Rock Progressif Français. Atoll sort son magnifique deuxième album, "L'Araignée-Mal", et Ange, qui s'apprête à remplir les Palais des Sports, a déjà derrière lui son exceptionnel album "Au-Delà Du Délire", qui restera, peut être, la plus flagrante réussite du Prog Français de ces années 70.

Mais, pour les Lyonnais, depuis la "Groovy Pop Session", leur parcours a été plus laborieux, plus cahotique, et donc, par conséquent, moins fulgurant.
De plus, les morceaux choisis pour figurer sur cet album sont pour la plupart des chansons qu'ils jouent depuis longtemps qui sont bien rodés mais un peu fades.
Malheureusement, avec le temps, cette fadeur, en partie liée à l'époque, s'est accentuée.

Ce n'est donc pas une réussite, même si tout n'est pas négatif.
Il ressort quelques petites choses, par ci, par là, comme, par exemple, la partie de flûte et la batterie jazzy à la fin de "Pollen".
Bien sûr, le terrain est pourtant balisé par l'influence de Pink Floyd, mais pas celui des visions flamboyantes, plutôt le Floyd tranquille des bidouillages spacio-acoustiques de "More".

Pourtant, malgré tout ça, ce disque est bel et bien un premier pas vers la réussite.
Tout est déjà là: des crépitements de guitare qui viennent nous lécher les oreilles, des orgues grondants qui paraissent sur le point d'éclater tant ils y mettent du désespoir, une rythmique que l'on croirait à l'agonie, des beautés toutes mélodiques déposées dans un écrin de lave volcanique refroidie, et un enchaînement "Puzzle/ Owen" qui éclaire le reste du disque avec une fougue inattendue, "Puzzle" et son envolée de moog, suivi de "Owen" qui préfigure des splendeurs futures et renvoie au Pink Floyd plus ambitieux de "Atom Heart Mother".

Avec le recul, l'album "Pollen", interprété en Français et en Anglais, apparaît aujourd’hui un peu trop bancal et quelque peu…daté.
Les premiers pas du groupe ont été très durs...

Pourtant, à l'écoute de "Pollen", Peter Hammill, rencontré lors d'un concert de Van der Graaf Generator à Lyon en Octobre 1975, s'était dit prêt à écrire quelques textes pour leur prochain album. Mais cette collaboration ne verra jamais le jour, pour une sombre histoire de désaccord entre leurs labels respectifs.

Certainement un peu déçus mais pas encore découragés, les jeunes Lyonnais ont la ferme intention de mettre le maximum d'atouts de leur côté pour enregistrer un second album.
Ils choisissent pour cela d'aller à Genève pour enregistrer au studio Aquarius, qui a vu passer quelques grosses pointures comme Patrick Moraz.

Philippe Roman, las de la vie professionnelle de tout musicien, quitte le groupe en Janvier 1976 et ne participera donc pas aux séances d'enregistrement. Il est remplacé à la basse par son frère Jacques, qui retourne ainsi à ses premières amours sans pour autant délaisser ses chers claviers (orgue Hammond, Moog, synthés et autres Mellotron).

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http://rapidshare.com/files/53774774/Pu ... Future.zip

Avec "The Strands Of The Future", sorti en Septembre 1976, des progrès considérables ont été réalisés, tant sur le plan du son, de l'interprétation, ou même des compositions, beaucoup plus professionnelles et moins linéaires, que des textes, signés par François Artaud, un ami professeur.

Le titre de ce nouvel album est celui d'un roman de Science Fiction que Philippe Roman a toujours beaucoup aimé (en Français "Les Rives du Futur").

Le court morceau "Flight", nous montre l'énergie nouvelle du groupe, située quelque part entre Camel et Tangerine Dream.
Viennent ensuite deux chansons chantées en Anglais par Gilbert Gandil, et composées à l'époque de "Pollen" qui étaient déjà bien rodées sur scène: "Windows" et son style Floydien période "More", calme et plus inquiétant, et "Fool's Failure", très inspirée avec un climat très actuel, trop noir et quasiment terrifiant, où Gandil se lâche en éructant des textes empreints d'un désespoir rempli de hargne.
Mais c'est la première face du disque qui marque les esprits avec la chanson titre "Strands Of The Future" et ses 22 minutes somptueusement maîtrisée.
Ca plane complètement dans le style Floydien le plus rampant.
La suite est beaucoup plus rentre-dedans, et tout le monde se démène, même Victor Bosch.
Les thèmes se succèdent en décrivant un futur plus ou moins urbain loin d'être réjouissant, davantage apocalyptiques et chaotique qu'idyllique. Conscient que sa voix ne constitue pas l'élément le plus brillant du groupe, loin s'en faut, Gandil ne chante pas plus de deux minutes, et en Français, mais il préfère se concentrer sur son jeu de guitare, de plus en plus maîtrisé, jusqu'à un faux final en apothéose de tourbillons noirs, où toutes les brumes de l'inconnu se mêlent à ce flamboiement farouche.

"The Strands Of The Future" est une réussite majeure qui sait encore, même 34 ans après, nous révéler avec force toutes les facettes de son inspiration.
L'album nous dévoile ses charmes sous la forme d'une musique hyper-sophistiquée, travaillée et recherchée, qui se révèle empreinte d'un lyrisme et d'un romantisme exacerbés.

Pulsar s'était déjà montré insatisfait de la promotion insuffisante et de la distribution déficiente de son premier album "Pollen", mais pour celui-ci, Kingdom Records va se révéler en-dessous de tout, ce qui force le groupe à s'autofinancer et à faire son auto-promotion.

Heureusement pour eux, le disque est un grand succès public avec plus de 40 000 exemplaires vendus en six mois, ce qui fait de Pulsar le deuxième meilleur vendeur du Rock Français de l'année 1976, bien sûr derrière Ange.
C'est une réussite enfin éclatante, basée sur ses qualités artistiques évidentes, mais aussi juste retour sur l'investissement de tant d'années de concerts (160 en Europe rien que pour l'année qui suit la sortie de l'album).

Mais Pulsar ne renouvelera pas le contrat qui les lie avec cette maison de disque Anglaise au soutien inexistant, et, après avoir été contacté par plusieurs majors impressionnées probablement autant par la qualité de l'album que par ses chiffres de vente, Pulsar choisit CBS qui leur promet des moyens plus que conséquents pour leur album à venir.
Le contrat est dûment signé, et les musiciens semble ravis, mais ses membres sont encore jeunes et optimistes, de cet optimisme illusoire qui est parfois un des points faibles de la jeunesse. Ils n'envisagent surtout pas l'éventualité d'erreurs impossibles à rectifier...

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http://rapidshare.com/files/168201557/P ... loween.zip

CBS rachète donc leur contrat et Pulsar dispose enfin de nouveaux moyens qui lui permettent de passer cinq semaines en studio pour enregistrer leur prochain opus intitulé "Halloween".

Alors que les deux disques précédents avaient été enregistrés pratiquement live en studio, "Halloween" est donc peaufiné pendant cinq semaines aux studios Aquarius (les studios de plus en plus performants de Jean Ristori, que l'on retrouve au violoncelle sur un morceau) et bénéficie des dernières avancées technologiques en la matière, de manière à pouvoir rivaliser avec les meilleures productions Anglo-Saxonnes.

Pour être à la hauteur de la situation, les quatre musiciens, qui ont engagé un nouveau bassiste, leur ami Michel Masson, y ont mis tout ce qu'il ont, et surtout tous leurs espoirs aussi.
Le résultat est un réel reflet de leurs capacités et de leurs aspirations, assez proche de ce qu'ils voulaient obtenir.
L'aboutissement d'un style en marge de toute classification, bref, la résultante d'une démarche unique.

"Halloween", avec son emballage soigné et luxueux, est une sorte de voyage imaginaire d'une petite fille au pays des poupées tristes.
Les textes, écrits en commun mais inspirés d'une histoire ésotérique imaginée par Victor, sont une fois de plus traduits en anglais. Choix judicieux pour espérer une carrière hors de nos frontières.
Musicalement, le groupe s'est inspiré du "romantisme trouble de Gustav Malher" et de celui, ambigu et langoureux du film de Visconti, 'Mort A Venise'.
Comme sur "The Strands Of The Future", on retrouve des moment de 'pure magie', sans, pourtant, y retrouver sa noirceur.
La plupart du temps, on croirait traverser un songe, traversé de longs éclairs de guitares, déchirants de sensibilité, de plus en plus proches d'un lyrisme d'Edgar Froese de Tangerine Dream.
"Halloween" semble entièrement éclairé de l'intérieur, un nouveau jour se lève et vient chasser les ténèbres oppressantes de "The Strands " comme semble l'indiquer le titre "Dawn over Darkness", le sommet du disque, symphonie crépusculaire baignée de synthés sur lesquels les guitares viennent suspendre leur vol.
Et Gilbert y chante mieux que jamais.
Si l'on doit une nouvelle fois évoquer Pink Floyd, leurs idoles de toujours, c'est à travers l'influence que ces derniers ont eu sur le groupe Allemand Eloy, car c'est bien à un Eloy possédé par une incomparable tristesse existentielle auquel on pense ici.

Superbement produit et très influencé par Tangerine Dream et Eloy, "Halloween" paraît en Décembre 77, autant dire à un très mauvais moment.
L'époque n'est plus du tout aux grandes fresques sophistiquées. Le choc des cultures est à son apogée et la progressive touche le fond.
Le show biz et la presse spécialisée préfèrent alors soutenir un mauvais Punk qui fait parler de lui à moindre frais plutôt que de reconnaître les véritables talents.
Naturellement, CBS, après deux changements de directeurs artistiques, ne fait aucun effort pour soutenir le disque, et passe complètement à côté de l'ombre et de ce rêve étrange.
Résultat, le disque est un véritable échec commercial.

L'année suivante, après avoir joués devant 15 000 personnes au Palais des Sports de Lisbonne, au Portugal, comme une dernière preuve de son succès et de son potentiel, Pulsar jette l'éponge et quitte finalement CBS...

A l'heure actuelle, l'album "Halloween" est généralement considéré comme l'un des dix meilleurs opus de Rock Symphonique du monde totalement indispensable pour tout amateur de Rock Progressif qui se respecte !

Quelque peu secoué par l'épisode CBS, Pulsar refusera dorénavant de jouer le jeu des grands médias et du Rock'n'Roll circus.
Après un break de quelques mois, ils se tournent vers une nouvelle forme de collaboration, suite à la rencontre de Bruno Carlucci qui dirige une compagnie de théâtre d'avant garde, fondée par lui en 1965.

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http://www.badongo.com/file/12953544

Cette association se concrétise tout d'abord en 1980 par la participation musicale de Pulsar à une création originale de Carlucci, "Ballade pour un Monde Provisoire" qui ne verra malheureusement jamais le jour sur disque.
La même année, ils décident d'adapter certains textes de l'écrivain Autrichien Peter Hankle.
Ils choisissent ceux de "Bienvenue Au Conseil d'Administration", un livre surréaliste écrit au début de la carrière de l'artiste, alors qu'il est encore en faculté de droit, entre 1961 et 65, et publié en Autriche en 1967, puis en France quatre ans plus tard.
La pièce est créée en Décembre 1980 au Théâtre de l'Est Lyonnais, complétée cette fois par la sortie d'un disque enregistré en plusieurs prises durant les mois d'Avril et Mai 1981.
Sur scène, des phrases apparemment incohérentes (extraites du texte d'origine), sont dites sur un ton lancinant par l'acteur Claude Lesko.
"Elles retracent une banale relation de cause à effet entre un incident présenté de manière anodine (le fils du paysan a été écrasé par une voiture en faisant de la luge) et l'enchaînement inexorable des conséquences qui conduisent à l'écroulement de la charpente sur les administrés", d'après les notes du livret joint.
Tout cela pour nous parler de la culpabilité de l'homme moderne évoluant dans un monde cynique basé sur le profit.
Thème oppressant pas si éloigné que ça de celui du monde futuriste décrit dans "Strands..". Ces prestations scéniques seront presque toujours jouée en direct, le groupe étant caché par une cloison.

A démarche nouvelle, volonté de coller à son époque, ce qui aboutit à une musique malheureusement beaucoup moins ambitieuse.
Guitares lyriques et synthés préhistoriques ont été abandonnés comme une vieille peau avec les années 70. C'est déjà le son des années 80, clair, propre, sans véritable relief, les synthés grinçants sautillent presque et les guitares sont à deux doigts de mordre.
Pulsar, en équilibre entre deux époques, délaisse quelque peu le Progressif neurasthénique qu'il a pourtant enfanté.
D'ailleurs, non loin de là, les leaders de provinces (Atoll, Ange, Mona Lisa) ont eux aussi décidé de prendre en compte les nouvelles couleurs du temps qui passe plus vite que jamais.
Mais Pulsar ne semble pas encore à l'aise avec ce style binaire et obtient une musique trop conventionnelle.
Pourtant, une étrange atmosphère de malaise subsiste, due au thème musicale principal et surtout aux magnifiques textes de Hankle qui évoquent davantage le désespoir de l'entre deux guerres (Kafka, Orwell) que le cynisme rageur des yuppies de Tom Wolfe.
Devant l'engouement du public Lyonnais pour cette courageuse forme artistique, Pulsar et Carlucci décident de montrer "Bienvenue..." au public Parisien (la pièce sera même jouée plus d'une centaine de fois au Théâtre de l'Est Parisien fin 1981) et de profiter de ces représentations pour proposer en exclusivité au public présent dans la salle le disque gravé quelques mois plus tôt.
Mode de diffusion plutôt restreint, s'il en est, qui nous faisait d'autant plus espérer la réédition en CD. C'est chose faite aujourd'hui grâce à Muséa, qui a eu la bonne idée de compléter l'œuvre de base par une grande partie de l'album solo de Jacques Roman, le très New-Age avant l'heure "Mélodie Boréale", qui date de 1986, où l'on retrouve d'ailleurs Roland à la flûte et Gilbert au chant et aux percussions (mais malheureusement pas à la guitare...).

En 1981, Pulsar participe également à l'accompagnement musicale d'une autre pièce de théâtre, "L'Emploi du Temps" de Didier Gibily, puis décide de marquer le pas pour envisager calmement la suite à donner à la formation. C'est alors que Victor fait part de sa volonté de raccrocher, provisoirement, les gants. Les autres suivent, Pulsar est donc mis entre parenthèses...

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Sept ans plus tard, alors que chacun a entrepris des carrières diverses dans l'univers de la musique, sans perdre de vue le reste du groupe, Pulsar décide de se réunir de nouveau avec un autre objectif que celui de parler du bon vieux temps.
Mettre en chantier un nouvel album "Gorlitz".
Görlitz est, en fait, le nom d’une ville à la frontière de l’ex RDA et de la Pologne.
Sur la face A du vinyl, on retrouve la frappe unique de Victor Bosch, plus lourde que jamais, comme un cœur opprimé qui bat sur deux notes.
On sent de nouveau le contact avec cette chair de claviers, blanche de la pâleur du désespoir comme sait si bien nous le faire ressentir Jacques Roman.
Avec une rigidité toute nouvelle, de la froideur métallique des rails glacés en hiver mais brûlant du passage des trains qui partent.
Froid comme l'absence, poignant comme une gare désaffectée.
L'autre face est moins inspirée, plus proche du groupe Gold que de Pink Floyd, un remplissage à demi avoué, quasi aseptisé par une production clinique.
Gilbert Gandil, qui se met à chanter enfin juste et fort, fait encore une fois pleurer sa guitare, et Pulsar tire sa révérence sur un dernier sanglot.
A froid, on peut considèrer ce disque comme un opus clinique qui n’apporte pas grand-chose à l’œuvre de Pulsar, mais qui était peut-être nessécaire pour exorciser ses démons et enfin passer à autre chose...

Vient alors une période où chacun tente d'oublier ses déconvenues:
Victor Bosch devient directeur du 'Transbordeur', une salle de concert à Lyon. Il est également producteur de la comédie musicale "Notre Dame de Paris" avec Michel Masson comme associé.
Gilbert Gandil a continué dans la musique et a composé aussi bien pour le théâtre que pour la télé.
Roland Richard est devenu professeur de musique.

Nullement fâchés, les Lyonnais ne s’interdisent pas de remettre le couvert un jour où l’autre, et c'est finalement chose faite en 2002 après un passage au Baja Prog festival de Mexico.

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part1: http://www.badongo.com/file/7403189
part2: http://www.badongo.com/file/7403471

Mais, surprise, cinq ans après "Gorlitz", un nouvel album est édité. En 2007, "Memory Ashes" marque alors un vrai grand retour aux sources de la musique progressive et le grand retour de Pusar.

En Avril 2010, Victor Bosch est renvoyé de la direction de la salle de concert le "Transbordeur" par la mairie de Lyon.

Discographie:

1975: Pollen
1976: The Strands of the Future
1977: Hallowen
1981: Bienvenue au Conseil d'Administration
1989: Görlitz
2007: Memory Ashes

sources: ce texte est une adaptation d'un texte de Alain Succa et canalblog

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Dernière édition par alcat01 le Jeu Avr 22, 2010 2:39 am, édité 12 fois.

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 Sujet du message: Re: PULSAR (Bio)
MessagePosté: Dim Jan 24, 2010 9:57 pm 
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Bono se pointe vers moi et me dit « Ça va fiston ? » Je ne suis pas ton fiston, connard. Ce mec là a fait un ou deux bons disques, mais de là à m'appeler fiston... (Liam Gallagher, 1995)


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 Sujet du message: Re: PULSAR (Bio)
MessagePosté: Dim Jan 24, 2010 10:25 pm 
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Halloween est un album absolument magnifique; tout en finesse ! un must du prog c'est certain !

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Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.

Réponse de Nietzsche à Guy debord : "Le seul fait de se plaindre rend la vie supportable".(correspondances - 1880/1970 )


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 Sujet du message: Re: PULSAR (Bio)
MessagePosté: Dim Jan 24, 2010 11:16 pm 
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Super Bio oupez

pratiquement que des rapidshare,
sauf pour "Bienvenue Au Conseil d'Administration" en badongo, et il me manque les deux derniers albums...

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 Sujet du message: Re: PULSAR (Bio)
MessagePosté: Dim Jan 24, 2010 11:47 pm 
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Super bio alcat01. C'est aussi pour moi un groupe qui me tien a coeur, j'ai de bon souvenirs avec Victor Bocsh qui était un ami, je suis un temoin de leurs début lorsqu'ils jouaient dans les caves et entrepots sur la scène underground Lyonnaise.
Pulsar et le Chico Magnétic Band étaient les plus prometteur pour émerger.


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 Sujet du message: Re: PULSAR (Bio)
MessagePosté: Lun Jan 25, 2010 1:08 am 
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Intéressant oupez J'connaissais pas... J'vais m'écouter le 2è album (et prendre le 3è dans la foulée) sourirezz


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 Sujet du message: Re: PULSAR (Bio)
MessagePosté: Mer Jan 27, 2010 12:24 am 
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"The Strands of the Future" = meilleur morceau de space rock français. oupez


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 Sujet du message: Re: PULSAR (Bio)
MessagePosté: Mer Jan 27, 2010 3:07 pm 
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