
J'ai ramené de mon voyage pas moins de 37 CD... Et je ne compte pas les DVD et les bouquins. De cela, 15 CD de musique allemande, dont plusieurs achetés au Saturn de Freiburg. Celui-ci en fait partie. Un album de 1986 que j'avais adoré à l'époque, usé sur la platine. Quel bonheur de le trouver là, comme une offrande, en fouillant dans les piles de CD de la section "rock et pop allemands". Oui, pop, mais il y a sur ce disque une merveille, une "chanson" (un texte parlé sur une musique de fond) qui est l'un des textes les plus brillants et les plus touchants que je connaisse. Il faudrait que je trouve le temps de vous le traduire.
Ça s'appelle l'enterrement. C'est un gars qui assiste à son propre enterrement, ou plutôt, qui le voit, le commente.
"Surprenant ! Tellement de gens... Je n'aurais jamais compté là-dessus.
Mais quelque chose me semble étrange... Quoi ?
Ah oui, j'y suis ! Ils sont tous costumés. C'est écoeurant, écoeurant...
Même Ingo porte une cravate. Pourtant, justement avec lui, on avait souvent parlé de la mort... De mourir...
Et j'avais dit "pas de curé !" Et qui parle là ? Un curé !
Bon, d'un côté, c'est aussi de ma faute, c'est moi qui, de mon vivant, aurais dû penser à sortir de la religion.
Certes, je ne suis mort que depuis 13 jours. Mais ça me plaît beaucoup, beaucoup mieux que de vivre."