Félicitations à Madame Plôm, à monsieur et bienvenue au petit bout de chou...
plom plom : ce-sera-toi-qui-fera-le bib'-de 3-heures-du-mat' (il est terrible, celui-là). Genre, tu sais pas pourquoi, mais tu te lèves, tu gardes un oeil fermé, comme si t'étais encore sur ton oreiller... Tu te diriges vers la cuisine... Non, pas cette porte-là, ça c'est la salle de bain... Voilà, la cuisine, c'est là... Tu ouvres le placard pour trouver la boîte de lait en poudre... Tu mets de l'eau dans le biberon (tu t'y reprends à 4 fois avant de faire le bon dosage, car tu te mélanges entre cl et ml (putain, aussi, il est 3 heures du mat' !!!). Ensuite tu dois doser les cuillers rases de lait en poudre. Et là, c'est comme si t'étais un ingénieur nucléaire, t'as l'impression que tu fais le truc le plus important pour la survie de l'humanité : tu comptes les cuillers de poudre et avec la petite spatule, tu les doses bien à ras, des fois qu'il y ait 6 grains en trop !! Sauf que juste à ce moment, depuis la chambre, ta femme t'appelle, très fort, pour couvrir les pleurs du bébé qui a super faim (normal, il est trois heures du mat' !). Et alors là, tu sais plus où t'en es, tu sais plus si t'as compté 4 ou 6 cuillers... Et t'es obligé de tout recommencer, toujours avec un oeil fermé (normal, il est 3 heures du mat') ... Puis il faut sortir la tétine du bib' et sa bague du stérilisateur, bien rincer pour pas que ça sente l'eau de Javel, et visser le tout sur le bib' sans foirer le pas de vis (au début, on le foire toujours (normal, il est 3 heures du mat'... Enfin, un peu plus, à présent)...
Quoi ?? Madame allaite ?? Ah ben alors roupille tranquille, fais semblant de rien entendre. Et le matin tu lui demandes, une auréole au-dessus de la tête : "Ca s'est bien passé, cette nuit, chérie (ou pupuce). Moi, j'ai rien entendu"
C'est du vécu, j'en ai eu 4, des p'tiots
