CAmille est en effet un bon exemple
Pour les autres je ne connais pas ..j'y jeterais une oreille à l'occasion
Cela étant dit je ne pense pas que Raphaël veuille remplacer Bashung..il est trop malin pour tomber dans ce piège ..il est influencé certes..mais comme influence il y a pire
Sinon en ce moment sortent plein de disque que j'attendais
Je prend mon kiffe
J'avais écrit un truc ailleurs sur le dernier eicher
Je le remet ici

5 longues années que l'on attendait le nouveau disque de Eicher.
Si Stephan n'a pas été inactif durant cette période, force est de reconnaître que ses fans étaient impatient d'entendre le successeur du superbe Eldorado paru en 2007.
L'envolée ne marquera pas une rupture par rapport à son prédécesseur.
Eicher reste fidèle à une formule intimiste en présentant des chansons qui derrière leur apparentes simplicité, révèlent au fil des écoutes des trésors de détails au niveau des arrangements.
En proposant une approche sonore tout en finesse il se démarque de la masse ambiante qui s'obstine à enregistrer des disques au son trop compressé.
Au delà de ce magnifique travail sur le son, Eicher nous parle surtout d'une époque déshumanisée où les hommes ont de plus en plus de mal à se faire une (petite) place. Il évoque la solitude d'une femme au milieu du bruit ambiant (tous les bars) ou le gaspillage qui conduit à traiter l'Homme comme une marchandise (l'envolée)
Ce constat désabusé il le résume en quelques phrases dans la chanson qui a donné son nom à l'album :
"Tu as tort d'être aussi sensible
Tu as tort de rêver trop
Ne t'approches pas de ce qui brille
A la justice..ne crois pas trop.."
.Loin des caricatures et des idées faciles il aime creuser sous les apparences comme sur la chanson "disparaître" où il évoque le dernier jour de travail d'un commerçant, lui aussi victime de la crise et des agences de notations, comme ses salariés.
Chez Eicher il n'y a pas de bons et de méchant, il nous voit tous du mauvais côté du manche..Patron et salariés même combat, et tant pis pour les clichés.
Ce disque pourrait être très sombre si Stephan ne trouvait pas un point d'appui dans le sourire d'un être aimé
"Des kilos d'emmerdements, mais j'en fais peu de cas en te voyant sourire" chante t'il sur le premier single extrait de l'album. C'est dans l'intimité avec l'autre que Eicher voit le point de départ de sa propre reconstruction.
"Donne moi la lumière
de l'ombre écarte moi
emmène moi dans tes prières
Porte moi "
Ces chansons agissent comme un point d'équilibre et donnent finalement à ce disque la beauté de la sérénité. Le meilleur est peut être encore à venir...mais avant 5 ans cette fois ci Stephan, promis?