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Je vais exposer des faits relatifs à ma petite personne, je vous prie de m'en excuser. C'est à dessein que je mets ce titre. Une chance : l'actualité parle de cet hôpital et de son succès chirurgical digne d'éloges bien méritées. Chapeau à l'équipe.
Je suis en colère. Pourtant, je suis le premier à rendre hommage à l'APHP, aux services des hôpitaux en général, et à les soutenir. Les personnels font un travail formidable, et pas facile. Surtout que notre appareil gouvernemental si vertueux pousse tout ça vers le gouffre, à des fins de rentabilité bien entendu. A mon crédit, j'ai spontanément ouvert un sujet sur la fermeture programmée de l'Hôpital Trousseau, nouvelle qui m'avait profondément scandalisé et révolté. Ma dernière expérience relative au milieu hospitalier remonte à fort peu, à l'Hôpital Saint-Antoine où j'avais été reçu et pris en charge à la perfection. Seulement, il faut toujours qu'il y ait un hic. D'où l'intitulé du sujet.
Je dois passer des examens en neurologie musculaire, et mon médecin traitant m'a adressé au service de neurologie de Henri Mondor, spécialisé et renommé dans le domaine. Cette demande de consultation a été précédée par les examens et les analyses nécessaires, soucieux que nous sommes des deniers de la Caisse d'Assurance Maladie et des contribuables. Je prends rendez-vous par téléphone en consulation de Neurologie à l'Hôpital Henri Mondor, on me fixe une date, très bien. Un mois plus tard, je reçois un courrier me signifiant que le rendez-vous fixé en juillet est annulé. Bon, ça ne me pose pas de problème. Le courrier me prie de téléphoner pour prendre un nouveau rendez-vous. Je téléphone... c'est occupé. J'attends un quart d'heure. Occupé. Une demi-heure plus tard, pareil. J'appelle une heure plus tard : occupé. Une heure et demi... Vous avez compris. Bon, ils ont des problèmes aujourd'hui, rappelons demain ! Le lendemain, même chose, sauf que après plusieurs essais, je tente à 12 heures pile par curiosité, et je tombe sur le répondeur qui m'annonce les horaires d'accueil téléphonique pour la prise des rendez-vous (uniquement par téléphone) : le matin entre 10 h 30 et 12 h 00, et l'après midi entre 14 h 30 et 16 h 00. On ne peut pas dire que les plages horaires soient très étendues. Bon, je m'y attèle l'après-midi même, mais après six appels étalés sur les heures d'ouverture, toujours la sonnerie d'occupation. Je constate quand même que dès 15 h 45, le répondeur est en mode 'on'. Ménageons-nous, la retraite est loin. Je réessaye le jour suivant : même empressement à répondre. J'ai toujours haï les téléphones. Euuuh ! Je fais un courrier, afin qu'on me rappelle et me fixe un rendez-vous. Pourtant, j'ai mis un vrai timbre, deux semaines sans réponse. Alors en attendant, je fais des tentatives, pour rire un peu. Aujourd'hui, je retente le téléphone, non sans avoir pris un truc léger qui détend. Toujours pareil, sauf ce matin ! La sonnerie n'est pas en mode occupé ! Alleluyah ! Je patiente, et au bout de vingt sonneries, bip ! bip ! bip ! Restons calme... Que faire ? J'appelle le numéro du standard général. Je tombe sur une femme très aimable qui comprend ma situation et tente de joindre le service. Il faut savoir qu'il est très difficile, voire impossible d'obtenir un service, si on ne fait pas d'appel direct. Elle me le passe... Bip ! bip ! la communication est coupée. J'appelle directement le service de Neurologie à la source. Merci Internet. Je tombe cette fois sur un cadre féminin, aimable aussi. Je lui explique les raisons qui m'amènent à m'adresser cavalièrement au service, mais à un niveau supérieur. Elle paraît étonnée, sincèrement, et sans hésiter elle dit qu'elle va tenter de me passer les consultations. Aussitôt dit, me voilà à patienter une fois de plus au bout du fil. J'ai à peine le temps de reprendre espoir, que je suis coupé et j'entend le signal sonore familier et régulier qui ponctue un nouvel échec. Je décide alors d'appeler le service du médecin lui-même, ce qui est franchement audacieux. Bien m'en prend, puisque je me retrouve en contact avec une secrétaire sympa, qui est un peu désorientée, mais qui prend la décision de me passer le service des consultations. Et enfin ! j'ai quelqu'un ! Mais attention, pas la personne qui prend le rendez-vous. Ce serait trop beau. Là, j'explique à nouveau ma détresse, mais je trouve une oreille peu compatissante cette fois ci. Une dame du service peu amène me dit tout de go : "Je ne comprends pas pourquoi on me passe la communication !" (genre indignée, alors qu'elle est du service des consultations). Deuxième posture : "Ah oui, mais la personne qui s'occupe des rendez-vous est toute seule". Je suis d'une exquise urbanité, et déploie toute ma diplomatie : "je sais que les conditions de travail dans vos services ne sont pas idéales, et je suis conscient que vous connaissez des difficultés, des tracas... on ne peut pas être trop exigeant, blablabla... Mais, je veux juste une date pour un rendez-vous : c'est pas grand-chose. Ce qui a pour effet de parvenir à ce qu'elle prenne mes coordonnées, surtout pour que je lui foute la paix, sêchement, et s'empresse de me raccrocher au nez, sans formuler la moindre excuse. On ne m'a pas rappelé aujourd'hui, faut pas rêver... Je comprend que cette personne chargée des rendez-vous, certainement surmenée (Hum !), soit rapidement mobilisée, mais depuis le temps que je patiente, il me reste quoi ? la prise d'otages ? Julien Courbet ? L'immolation devant l'entrée de l'Hôpital Henri Mondor ?... Non, le truc tout simple, je vais me rendre physiquement au service dont il est question. Surveillez les faits divers.
Ah ! On m'a informé aussi que durant le mois d'août, ou les congés estivaux ? Bref ! les appels n'étaient plus pris que entre 10 h 00 et 12 h 30.
Prenez soin de vous.
_________________ Il est parfaitement superflu de connaître les choses dont on parle. Je dirais même que la sincérité en général dénote un certain manque d'imagination.
Dernière édition par Algernon le Ven Juil 09, 2010 9:06 pm, édité 9 fois.
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