malgré queouille ! ça fait mal aux oreilles

c'est français. Ou alors Marcel Proust écrit mal aussi.
Oui & non....je cite :
Réponse de l'Académie française¶
La réponse de l'Académie française à ce propos est claire : non.
Malgré que s’emploie bien dans la langue soutenue, mais seulement avec le verbe avoir conjugué au subjonctif.
Malgré que j’en aie, quelque mauvais gré, si mauvais gré que j’en aie ; en dépit de moi, de ma volonté : Je reconnais les mérites de mon rival, malgré que j’en aie ; Malgré qu’il en ait, nous savons son secret ; Elle ne put cacher son dépit, malgré qu’elle en eût.
En revanche, encore que de nombreux écrivains aient utilisé la locution conjonctive Malgré que dans le sens de Bien que, quoique, il est recommandé d’éviter cet emploi.
En résumé, la locution malgré que j'en aie, est équivalente à « bien que ça ne me fasse pas plaisir ».
Citation : André Gide
Car sa personnalité, malgré qu'il en ait [bien que ça ne lui fasse pas plaisir], transparaît dans son œuvre.
Cette locution relève d'un langage soutenu. Aucun autre usage, y compris avec le verbe avoir, n'est accepté par l'Académie française.
Votre professeur de français risque d'avoir la même opinion que l'Académie. Ce sont les règles officielles. À remplacer donc de préférence par « bien que » ou « quoique ».
Évitez cependant un horrible (mais correct) « malgré le fait que ».