Résumé :
1966. Jérôme, minet de dix-sept ans, a le rock dans la peau. Un premier contrat signé dans une maison de disques devrait lui ouvrir les portes de la gloire. Il a deux amis, qui sont un peu ses doubles : Chouraqui, né avec une cuiller d'argent dans la bouche, et Gudule, soeur-amante. Hélas ! Ce n'est pas si facile d'être une star de la chanson. Des seventies à l'an 2000, du Drugstore au Palace, du jerk au punk, des Beatles à Bowie, de la pleine lumière à l'ombre backstage, de l'éternelle jeunesse au sexe triste, en mémorialiste d'un temps qu'il connaît mieux que personne, Patrick Eudeline fait défiler les époques musicales comme les stations d'un chemin de croix : icône underground des sixties, Jérôme perd tout, et finit par disparaître, énigme restée entière pour ses contemporains.
Jusqu'à un certain jour d'octobre 2008 où ce fantôme du show-biz revient. Qui va-t-il hanter ?.
Mes impressions :
J'ai acheté "Rue des Martyrs" dans la rue des Martyrs, comme il se doit, à la librairie "L'Atelier" !
J'ai aimé, comme tout ce qu'écrit Patrick, meilleur que "Soucoupes Violentes" qui m'avait un peu déçu, on retrouve le niveau de "Dansons sous les bombes". Et en tant qu'ancien minet, je ne pouvais pas être indifférent à cette histoire

, il y a de très bons passages, avec le souci du détail qui caractérise le style de Patrick. Quelques petites erreurs de chronologie, mais sans gravité.
L'histoire de Jérôme dégénère assez vite et la dernière partie est noire, désepérée, Patrick force un peu le trait, ça manque de nuances, les années 90-2000 sont décrites comme un enfer absolu, et Internet comme de la merde. Je ne suis pas d'accord avec cette vision, on peut trouver le meilleur et le pire sur Internet. Et les rencontres qu'on y fait ne sont pas uniquement "virtuelles", il y a de vrais gens derrière, et on peut faire leur connaissance si on veut, je me suis fait plusieurs amis comme ça, depuis 15 ans que je suis sur le net. L'histoire de la libraire qui a ouvert une page Myspace est qui est contente quand un "ancien" laisse un commentaire m'a bien amusé.
