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Auguste, comte de Villiers de L'Isle-Adam (drawing by Paterne Berrichon) —
Collection Viollet
«Les dieux sont ceux qui ne doutent jamais. Echappe-toi, comme eux, par la foi dans l’Incréé. Accomplis-toi dans ta lumière astrale! Surgis! Moissonne! Monte! Deviens ta propre fleur! Tu n’es que ce que tu penses: pense-toi donc éternel. Ne perds pas l’heure à douter de la porte qui s’ouvre, des instants que tu t’es dévolu en ton germe, et qui te sont laissés. Ne sens-tu pas ton être impérissable briller au delà des doutes, au delà de toutes les nuits.» (Maître Janus à Axël d’Auersperg
— Villiers de l’Isle-Adam, Axël (1890)
Pièce, romantique et philosophique, posthume de Villiers de l’Isle-Adam: l’histoire du jeune Axël, «prince germain», vivant à l’écart du monde, «avec de vieux serviteurs, dans un château fort en ruines perdu au milieu de l’immense Forêt-Noire»; prince orphelin élevé par un mage, maître Janus — qui lui enseigne les sciences occultes et le détachement des passions humaines. Les souterrains de son château recèlent une immense fortune, une partie du trésor de l’Allemagne que son père, Ghérard d’Auersper, convoyait en secret pour éviter qu’il ne tombât aux mains des troupes napoléoniennes; il fut tué peu après, dans une escarmouche, sans avoir communiqué les raisons de son acte, ni l’endroit où le trésor se trouvait. Son fils, convaincu d’un complot — les reçus des sommes fabuleuses ayant été rachetés par les Etats —, garde le silence et refuse de chercher où se trouve ce trésor. Il se battra à mort avec son cousin Kaspar — mis dans la confidence par un vieux serviteur de la famille — pour maintenir ce secret. Enfin, il découvrira ce trésor en même temps qu’une mystérieuse Sara, venue s’en emparer, et s’éprendra pour elle d’une passion sublime et funeste.