La femme n’est pas que chair et plaisir des yeux. Certaines ont marqué l’histoire par leur intelligence ou leur talent. Ce sujet se veut un hommage à toutes celles qui ont laissé ou laisseront leur empreinte, qu’elles soient très connues ou non.
Je vous invite à alimenter ce sujet en nous parlant des femmes qui vous fascinent, pour lesquelles vous avez une grande admiration. Pas votre femme, votre maman, ou la jeune voisine tellement craquante dans sa petite robe d’été, à moins bien sûr qu’elles ne soient elles-mêmes de celles qui, par leurs actes ou leur oeuvre, peuvent tous nous intéresser.

Je commence par Marie Stuart. Sa vie ne fut pas exemplaire. Ses erreurs et ses lourdes maladresses l’ont conduite à sa perte. Mais Marie, reine de France et d’Écosse, n’a de cesse de fasciner pour son courage, autant dans l’accomplissement de ses actes parfois peu défendables que dans sa longue attente de la mort et son exécution. Mais saviez-vous que Marie Stuart était aussi une poétesse ? Entre ces murs qui la retinrent captive une grande partie de sa vie, elle écrivit entre autres ceci :
Marie Stuart
SonnetQue suis-je, hélas ! et de quoi sert ma vie ?
Je ne suis fors qu'un corps privé de coeur,
Une ombre vaine, un objet de malheur,
Qui n'a plus rien que de mourir envie.
Plus ne portez, ô ennemis, d'envie
A qui n'a plus l'esprit à la grandeur,
Ja consommé d'excessive douleur.
Votre ire en bref se verra assouvie.
Et vous, amis, qui m'avez tenue chère,
Souvenez-vous que sans heur, sans santé,
Je ne saurais aucun bon oeuvre faire.
Souhaitez donc fin de calamité
Et que ci-bas, étant assez punie,
J'aye ma part en la joie infinie.