Si vous aviez l'habitude de lire le journal
Ici, demain sera votre dernière occasion de le faire. Le journal ferme ses portes.
On ne parle généralement que de la crise dans l'industrie du disque, mais celle qui secoue les médias imprimés est tout aussi navrante. Là aussi, il est question de pertes d'emploi, pourtant, pas grand monde s'en émeut, à part les premiers concernés. N'est-ce pas une injustice que seuls ceux qui oeuvrent pour l'industrie du disque aient droit à la compassion quand les autres se trouvent dans la même situation ?
Partout, et particulièrement au Québec, la presse imprimée se porte très mal. J'écrivais moi-même pour un magazine qui a aussi fermé ses portes il y a quelques mois. Pas de problème pour moi, c'était un simple complément, quelques piges puisque j'ai un emploi dans un autre domaine. Mais mon rédacteur en chef, ceux qui bossaient à l'infographie, les correcteurs et quelques autres personnes y ont laissé leur boulot. Et ce n'est qu'un début... Le public, on peut le comprendre, préfère s'informer sur le Web, et la conséquence est logique : les publicitaires n'investissent plus dans la presse imprimée, ils préfèrent s'afficher sur Internet. Pourtant, cette situation désastreuse ne semble pas émouvoir la toile...
C'est dommage car "Ici" était un bon journal. Je le consultais assez régulièrement, en fait je le prenais à chaque fois quand je passais devant un présentoir (avec le Voir).
Une chose par contre, que je ne comprend pas. Comment se fait-il qu'un journal gratuit puisse fermer? Quand même, ils ne dépendent pas des ventes pour survivre. Je ne connais pas bien comment fonctionne un journal mais j'ai du mal à concevoir ça. Ça sent la magouille de gros cigares!
