La régression est la conséquence de ce qu'on appelle "l'effet de masse". Couplé au capitalisme, il fait des ravages sur l'évolution intellectuelle et culturelle mondiale
Petite démonstration :A l'étape n°1, nous avons un échantillon de population qui est réparti, comme toute chose "naturelle", de façon gaussienne :

Nous avons, vers la gauche, une partie de la population qui est, plus elle est à gauche, plus elle est con et vide de tout raisonnement. Heureusement, cette courbe tend vers 0.
Nous avons aussi, vers la droite, une partie de la population qui est, plus elle est à droite, plus elle a de connaissance et d'outil pour étayer un raisonnement complet, constructif et logique. Certains les appellent les élites. Là aussi, la courbe tend vers 0. C'est peut-être dommage, peut-être pas.
Et dans le milieu, il y a ce qu'on appelle "la bande passante". Le haut de la courbe représente la population moyenne. Ceux-ci sont ni stupide, ni érudit. En fait il sont un peu des deux. Certains diront un bon compromis entre les deux.
Voyons ce que fait le capitalisme culturel sur cette courbe : Voulant toucher un grand nombre de la population, elle publie diverses oeuvres dont la cible est la population de cette bande passante.
Que ce passe-t-il à l'échelle mondiale ? Ceux qui sont en dehors de cette bande sont considérés comme des asociaux, des gens pas normaux. Mais le pire, c'est que cette restriction amènera la population à l'intérieur de cette bande à migrer. Ainsi, il se crée, à l'intérieur même de cette bande passante une nouvelle répartition gaussienne qui, à l'étape suivante restreindra davantage la largeur de la bande passante imposée par le capitalisme culturel. Pire encore, dans le moins pire des cas, la moyenne culturelle resterai inchangée d'une étape à l'autre, mais les industries, aussi fainéantes soient-elles, tendent à faire basculer d'un iota cette moyenne vers la gauche en proposant des "oeuvres" de plus en plus faciles.
Maintenant imaginezImaginez que cela se produise sur plusieurs étapes. Les iotas ne sont plus négligeables et la population est ultra uniformisé, excluant un nombre grandissant (mais toujours "négligeable") de la population, ne rentrant plus dans le cadre imposé par le c'est-ce-qui-se-fait.
Longtemps, j'ai remarqué que cette évolution se faisait par étape longue (d'une génération sur l'autre). Aujourd'hui, j'ai carrément l'impression que ça s'emballe, allant jusqu'à ce que les étapes se succèdent année après année.
On peut ne pas être d'accord avec cette façon "scientifique" de voir les choses, mais je suis certain que ce mécanisme que je viens d'expliquer existe réellement et y est pour beaucoup sur la dégradation de la culture.