
Ces derniers jours, j’ai commencé à regarder
Glee, une nouvelle télésérie qui en est à sa première saison. Dans l’ensemble, les critiques sont positives et vont dans le même sens. C’est une télésérie légère, en rien exceptionnelle, mais elle a le don de faire entrer le soleil dans le salon. Le concept peut toutefois être discutable.
D’abord l’histoire : dans un collège, un jeune prof d’espagnol décide de s’occuper de la chorale, de la reprendre en main. S’y inscrivent plusieurs loosers de l’école qui possèdent certes un réel talent pour la musique, mais font face au mépris des élèves qui n’ont yeux que pour les membres de l’équipe de football. On assiste à l’évolution de cette chorale, mais la série s’attarde évidemment sur plusieurs personnages très attachants, dépeint l’ambiance des écoles où règnent toujours le rejet de la différence et la difficulté de se faire accepter des autres en restant soi-même. De la musique, de l’amour dans l’air, de l’humour, c’est sans prétention, mais très agréable à suivre.
Le concept maintenant : cette chorale reprend des chansons connues, d’hier et d’aujourd’hui. Mais ce sont les acteurs qui les chantent eux-mêmes. Là où ça devient discutable, c’est que ces reprises sont ensuite mise en téléchargement payant sur iTunes et que plusieurs compilations sortiront tant que la série existera. On en revient donc à la musique balancée comme un simple produit de consommation, à la récupération de vieilles chansons d’hier. Et la série est si populaire que des musiciens célèbres (Madonna, par exemple) contactent eux-mêmes les producteurs pour leur offrir d’utiliser leur musique sans demander de droits d’auteur, la publicité que ça leur fait étant bien plus rémunératrice.