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Ton exemple n'est en rien comparable, JB. (...) Un disque vit bien au delà de sa date de parution. Le piratage lui donne un véhicule. Combien de groupes totalement tombés dans l'oubli sont encensés aujourd'hui parce que leur diffusion sur les blogspots leur a donné une deuxième chance ?Tout le monde sait que les titres les plus piratés sont les hits. Le gars qui télécharge 'La Macarena' n'en a rien à fiche de l'interprète, il veut juste la chanson, gratos. Et puis, il y a, surtout, toute la chaîne de gens pénalisés par le piratage. Les studios d'enregistrement qui, par contrat, peuvent toucher un pourcentage sur les ventes, par ex. Un studio d'enregistrement bien conçu, pro, avec une grosse table de mix, des micros et, surtout, de l'espace et une acoustique étudiée, ça coûte. "On peut presque tout faire dans sa piaule" ricane-t-on à droite. Avec des programmes (piratés, ça va sans dire) de simulation. Et après, on s'étonne que tout "sonne pareil". Ce n'est que le début. Bientôt, on va sampler des samples, toute la musique sera artificielle, truquée, plus personne ne voudra mettre un dollar dans un artiste dont l'album sera sur le net avant même sa publication, ce serait trop con. Pendant qu'on parle, les compagnies, ou ce qu'il en reste, licencient à tour de bras, les 'petits' perdent leurs gagne-pain, les disquaires ferment boutique, les plans sociaux s'accumulent. C'est gai, vraiment.
L'industrie en souffre parce qu'elle n'a pas su s'adapter ni anticiper. C'était à elle de contrer le piratage il y a 10 ans au lieu de le laisser s'installer comme une pratique généralisée.
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