Pas étonnant qu'il connaissait le nom ! merci pour le lien yenyen. bon je le remet en bas, pour éviter les quiproquos.
Le 11 janvier dernier, lors de votre intervention devant la commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat (vidéo en bas de l'article), vous avez évoqué votre projet d’offre de contenu baptisé Megabox.Il a été proposé à Hadopi au Sénat la création d'une plateforme d'échange de contenu garantissant la rémunération des auteurs.
Pourriez-vous nous le décrire et confirmer la présence des partenaires suivant : 7digital, Gracenote et Amazon* ?Je n'ai pas participé au développement de Megabox, donc je ne peux confirmer quels étaient les partenaires choisis. Il me semble qu'en effet Megabox avait un partenariat avec ces sociétés pour lancer le service.
Megabox prévoyait d’offrir un accès gratuit à de la musique ainsi qu’à des films en rémunérant les ayants droit via Megakey. Aviez-vous déjà des accords avec des artistes ?Megabox, c'était pour la musique. Le projet pour les films (Megamovies) était en développement et nous étions en discussion avec des sociétés - dont une française - pour lancer une offre de VoD. Megabox avait signé des accords avec un nombre d'artistes, dont certains que vous avez pu voir dans la fameuse chanson MegaSong** (P. Diddy, Will.i.am, Alicia Keys, Kanye West, Snoop Dogg, Chris Brown, The Game, Mary J Blige, NDLR).
Dans votre discours au Sénat, vous évoquez un accord avec une université française et la société Wakanim. Pourriez-vous préciser ce qui était prévu ?Avec Wakanim (plateforme communautaire de diffusion de mangas, NDLR) nous allions héberger et mettre à disposition l'ensemble des Mangas pour lesquels ils ont une licence et ainsi créer une offre 100% légale. Avec l'université, nous étudions un projet pour mettre en ligne les contenus d'enseignement numérique à l'aide de l'infrastructure de Megaupload. Grâce à notre capacité de stockage, notre bande passante de qualité, notre système de streaming et de broadcasting, Megaupload leur permettait de se lancer dans le numérique sans avoir à faire aucun investissement d'infrastructure.
Comment ont réagi les maisons de disque et les studios à ce projet ?Il est clair que les maisons de disque et les studios se sentent menacés par tout modèle économique qui ne leur est pas favorable. Vous avez pu voir les réactions d'Universal lors du lancement de la MegaSong**. Sans aucune justification légale, Universal a abusé du procédé du DMCA pour faire un "takedown" de notre vidéo sur YouTube. À la suite de cette affaire, Megaupload leur avait fait un procès, afin de faire la lumière sur cette histoire. Youtube a donné raison à Megaupload.
Vous avez déclaré la semaine dernière que vous feriez tout pour rouvrir le service. Est-ce toujours d’actualité, en avez-vous légalement la possibilité ?Nous n'avons pas la possibilité technique de redémarrer le service pour l'instant car la plupart de nos serveurs sont sous scellés. Bien entendu, notre première priorité est de rétablir le service de partage de fichier afin que nos utilisateurs puissent accéder à leurs données personnelles. Nos avocats y travaillent, mais le cadre juridique est compliqué et il est clair que le gouvernement américain va faire tout son possible pour l'empêcher.
D’un point de vue général, quel est votre sentiment sur la manière dont les choses se déroulent depuis le 19 janvier ?Personnellement, ce qui me choque le plus c'est que, juste sur simple présomption de culpabilité, les autorités peuvent bloquer l'accès à leurs fichiers à des millions d'utilisateurs légitimes, pour lesquels aucun ayant droit n'a formulé de demande de retrait de contenu. C'est une véritable voie de fait et une atteinte à leur vie privée, et à leur propriété privée, et donc à leurs libertés fondamentales. Comme je l'expliquais au Sénat, ce genre de mesures répressives sont liberticides - nous en avons ici une démonstration flagrante.
http://www.zdnet.fr/actualites/megauplo ... 767935.htm