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Forum de rock6070 • Afficher le sujet - Remembering Mike Bloomfield

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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Sam Mar 17, 2012 3:15 pm 
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Marrant, j'étais entrain de m'écouter Garry Moore, still got the blue (super album) et je tombe sur ce topic, c'est vrai que Mike Bloomfield est un super guitariste, je l'ai redécouvert recemment sur deux albums de Barry Goldberg auxquels il a participé, je vous les conseille, ils sont supers tous les deux et on sent que c'est le collectif qui prime et il y a de très très bon musiciens.

Je me dirige assez ces derniers temps et je recherche ce style d'abums de blue-rock, des trucs sympas avec des nom pas très connus comme barry goldberg et qu'on peut encore trouver facilement pour pas trop cher si possible. Si vous pouvez glisser une photo de pochette c'est encore mieux c'est plus facile pour la mémoire visuelle.

A propos, je m'écoute en ce moment Al Kooper introduce Shugie Otis, très bon album de 1969.

Super topic très informatif qu'il faut enreichir je pense. oupez.

Le live au fillmore que j'ai vu en page 1 ou 2 me fait rêver LP, je connaissais pas. Je recherche désespérement le kapt copter avec Randy California....


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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Dim Mar 18, 2012 5:26 am 
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Michael Bloomfield : It's Not Killing Me (LP-Columbia 1969)

Michael Bloomfield : Vocals, Guitar, Piano
Nick Gravenites : Vocals
Red Rhodes : Steel Guitar
Fred Olsen : Rythm Guitar
Michael Melford : guitar, Mandolin, vocals
Roy Ruby : Organ
Ira Kamin : Organ, Piano
Mark Naftalin : Organ, Piano
John Kahn : Bass
Bob Jones : Drums
Ron Stalings : Tenor Sax
Mark Teel : Baritone Sax
Gerald Oshita : Baritone & Tenor Sax
John Wilmeth : Trumpet
Marcus Doubleday : Trumpet
Richard Santi : Accordion
The Ace Of Cups : Back up vocals...

Face 1

1. If You See Me Baby (3.05)
http://www.youtube.com/watch?v=6Vip_G0OnwE
2. For Anyone You Meet (4.03)
3. Good Old Guy (3.20)
4. Far Too Many Nights (5.09)
http://www.youtube.com/watch?v=rVNS6EJS2xs
5. It's Not Killing Me (3.01)

Face 2

1. Next Time You See Me (2.55) Ben Tucker
http://www.youtube.com/watch?v=zmUmOP8WJfI
2. Michael's Lament (4.21)
3. Why Must My Baby (3.37)
4. The Ones I Loved Are Gone (3.05)
5. Don't Think About It, Baby (3.29)
http://www.youtube.com/watch?v=i26EXDrFdsI
6. Goofers (1.48)
http://www.youtube.com/watch?v=UhHcYlMxbqI

Japanese Bonus Tracks

Slow July Blues
Good Old Guys (alternate)

Recorded At Golden State Recording, San Francisco & Wally Heider Recordings
Producers : Nick Gravenites & Michael Melford
Tous les titres sont signés Mike Bloomfield, sauf indication contraire.

CD - It's Not Killing Me (2002-Sony Japan)




"It's Not Killing Me" est son troisième LP (si on compte My Labors) en 69, le titre est une private joke en rapport avec son addiction à l'héro qui ne semble pas l'effrayer plus que ça...c'est pourtant le début de la fin, il ne remontera plus jamais au sommet
rien qu'en comptant le nombre de musiciens, on ne peux que s'attendre à un disque sur-produit ou le leader se cache derrière ses invités, typique de ce qu'on trouvera dans les 70'...
Bloomfield amorce pourtant un virage déterminant, il prend en main sa carrière solo et chante désormais ses propres compositions.
Comme Clapton pratiquement au même moment, Mike lâche les solos pour la composition et le résultat est très inégal.
je retiens

"If You See My Baby" ressemble à du Fats Domino sans la voix de Fats, les deux solos sont magnifiques, précis avec un son fabuleux...malheureusement le chant n'est pas terrible...

"Far Too Many Night" est un blues lent dans la veine de BB King, très classique et maitrisé...à nouveau le chant n'est pas à la hauteur, ce qui gâche un peu le plaisir.

"Next Time You See Me" est une reprise popularisé par Ray Charles, Fats Domino...un classique de son repertoire scénique pendant les seventies...il y a un superbe solo, long, parfaitement executé même le chant passe très bien...le meilleur titre de l'album selon moi avec le suivant...

"Don't Think About It" est également génial...les solos ne sont pas sauvage mais finement ciselés, les cuivres sont parfaits...la voix passe...ça ressemble à un croisement entre BB King et Ray Charles



Pour le reste, l'émotion et l’honnêteté sont bien présent par contre le chant n'est pas à la hauteur...le résultat est sans pitié > La presse massacre, le label abandonne la promotion...un coup dur qui anéanti bloomfield pendant 2 ans, il songe même abandonner la guitare...c'est la période dope pleurz






"It's Not Killing Me" est le premier album solo en studio de Mike... quelle déception !
Le chant est effectivement très mauvais, le répertoire mal choisi (les titres country...) et les arrangements n'ont aucune originalité. On a presque du mal à croire que c'est le Mike Bloomfield des "Lived Adventures" ou de "My Labors" (pourtant publiés la même année !) tant l'album est plat. Même les solos de guitare manquent de tranchant... quand il y en a.


Dernière édition par Bloomers le Lun Mar 26, 2012 2:15 pm, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Dim Mar 18, 2012 2:36 pm 
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A l'époque j'avais dit ma déception à l'écoute de ce disque
Je l'ai réécouté pour l'occasion
Il est quand même pas mauvais.
Je pense qu'il faut mettre de côté ce qu'on peut attendre d'un guitar héro sur cet album..Il a voulu présenter un autre visage ..Celui d'un songwriter
Le résultat est correct dans l'ensemble mais manque de spontanéité ...
On le sens trop appliqué au niveau de la voix..
On a presque l'impression qu'il fait ses devoirs
Il ne se lâche pas assez.
Du coup, c'est mou

Cela étant dit il ne mérite pas d'être jeté à la poubelle ce disque. Bloomfield sauve l'honneur mais n'enregistre pas, ca c'est clair, un album qui restera dans l histoire du genre

_________________
Un univers folk entièrement en Francais où les textes sont aussi importants que la musique
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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Ven Mar 23, 2012 12:29 pm 
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Steelyard Blues O.S.T. (1972)


Nick Gravenites : Guitar, Vocals
Mike Bloomfield : Lead Guitar
Paul Butterfield : Harmonica, Vocals
Merl Saunders : piano, organ
John Kahn : bass
Christopher Parker : Drums
Maria Muldaur : vocals
Annie Simpson : vocals

C’est seulement 3 ans après « It’s Not Killing Me » que nous retrouvons Bloomfield et Gravenites ensemble, en studio, pour l’enregistrement de la musique du film « Steelyard Blues ».
Certainement le meilleur album studio des deux compères avec cette fois-ci des parties vocales qui tiennent la route et encore une fois une vraie démonstration de l’éclectisme de Bloomfield qui joue ici à peu près dans tout les styles.
On remarquera la présence de Paul Butterfield qui chante sur 2 titres et illumine avec son harmonica magique la plupart de l’album et de Merl Saunders qui s’illustre également avec son accompagnement subtil à l’orgue ou au piano.


FACE 1

01. Swing With It (Bloomfield/Gravenites)
Croisement entre Hendrix et Creedence Clearwater Revival, belle entré en matière…un Nick bien mordant au chant ponctué par une guitare Wah Wah bloomfieldienne qui répond à l’harmo amplifié de Butterfield…ambiance bluesy poisseuse à souhait…une compo qui doit certainement plaire à Tony Joe White

02. Brand New Family (Bloomfield/Gravenites)
Cette ballade chanté par Butterfield est typique de cette époque où le country rock était très en vogue…les harmonies vocales rappellent les Byrds, CSN et bien sûr l’album « Weeds » de Brewer et Shipley produit (souvenez vous) par Gravenites et Bloomfield trois ans plus tôt

03. Woman’s Love (Bloomfield/Gravenites)
Duo crédible entre Gravenites et Maria Muldaur (dans la ligné de ceux du couple Carter/Cash) encore plus country…on a l’impression que Bloomfield utilise une steel-guitar ?

04. Make The Headlines (Bloomfield/Gravenites)
Chanté par Nick Gravenites, petite compo country/bluesy très sympa avec un très beau solo de Butterfield

05. Georgia Blues (Bloomfield/Gravenites)
Superbe adaptation d’un très vieux blues chanté par Maria Muldaur qui reprend les intonations de l’époque accompagné par un piano boogie et une guitare acoustique jazzy dans la ligné de Django…un régal !

06. My Bag (The Oysters) (Bloomfield/Gravenites)
Gravenites imite les chanteurs de doo-wop ! Exercice périlleux…il ne s’en sort pas trop mal sauf dans les aigus…

07. Common Ground (Bloomfield/Gravenites)
Un bon blues (à la born under a bad sign) chanté en duo par Gravenites et Annie Simpson avec harmonica et guitare Wah Wah…dommage que tout cela est trop court !

FACE 2

01. Being Different (Bloomfield/Gravenites)
Une compo chanté par Nick entre blues/country et rock qui manque un peu de punch

02. I’ve Been Searching (Bloomfield/Gravenites)
Nick au chant à nouveau sur cette superbe adaptation country blues typique du sud des states avec claquement de main sur les genoux et harmonica roots (à la Sonny Terry)

03. Do I Care
Superbe ballade blues/jazz chanté par Maria Muldaur dans la plus pure tradition… Bloomfield est un peu sous mixé, il effleure à peine les cordes de sa guitare à la façon d’un Barney Kessel…du grand art !

04. Lonesome Star Blues (Maria Muldaur)
Bloomfield à la slide acoustique sur cette autre magnifique adaptation country blues bien roots chanté par Maria Muldaur

05. Here I Come There She Goes (Bloomfield/Gravenites)
L’autre titre chanté par Paul Butterfield, une autre compo country rock typique de l’époque…

06. If You Cared (Bloomfield/Gravenites)
Ambiance Gospel avec beaucoup de piano ponctué par une orgue bien churchy, Annie Simpson est au chant avec un Bloomfield qui place quelques notes aux bons endroits

07. Theme From Steelyard Blues (Bloomfield/Gravenites)
le theme du film est country rock, une titre très sympa chanté par Nick Gravenites avec Bloomfield au Banjo et Butterfield à l’harmonica…ambiance Western pour terminer cet album très plaisant où on fait mine de rien un bon petit tour de la musique américaine.

Recorded At Golden State Recorders Fall 1972
Producer : Nick Gravenites

CD – « Steelyard Blues O.S.T. » (Sony Japan)


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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Lun Mar 26, 2012 1:06 am 
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Bloomfield Hammond Dr. John : Triumvirate (LP-Columbia 1973)

John Hammond : Vocals, Harmonica, Guitar
Mike Bloomfield : Guitar
Dr. John : Piano, Organ, Banjo, percussion
Richard "Blue" Mitchell : Trumpet
George Bohannon : Trombone
James Gordon :Baritone Sax
Jerome Jumonville : Tenor & Alto Sax
Thomas Jefferson Kaye : Guitar, background vocals
Chris Ethridge : Bass
Fred Staehle : Drums
John Boudreaux & Bennie Parks : Percussion

1. Cha-Dooky-Doo - 3:40
2. Last Night - 2:52
3. I Yi Yi - 3:46
4. Just To Be With You - 4:10
5. Baby Let Me Kiss You - 3:05

1. Sho Bout To Drive Me Wild - 3:30
2. It Hurts Me Too - 3:45
3. Rock Me Baby - 3:37
4. Ground Hog Blues - 3:28
5. Pretty Thing - 4:40

Recorded Jan. 1973 At Columbia Studios, San Francisco
Producer : Thomas Jefferson Kaye

CD - Triumvirate (Columbia)

L’affiche est belle, superbe même : dans leurs domaines respectifs, Mike Bloomfield, John Hammond Jr et Dr. John représentaient alors la crèmes des musiciens.
"Triumvirate" illustre malheureusement une équation trop souvent vérifiée : il ne suffit pas d’enfermer de grands musiciens dans un studio pour créer un chef d’œuvre.
Et de chef d’œuvre, il n’en est nullement question ici : "Triumvirate" est un disque poussif, sans inspiration. En un mot inutile.

Ayler


Ayler est plutôt dur avec ce disque qui est tout a fait écoutable et propose quelques bons moments même si au regard du talent des trois hommes on reste sur notre faim.



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Dernière édition par Bloomers le Lun Mar 26, 2012 1:13 am, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Lun Mar 26, 2012 1:12 am 
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Steelyard Blues O.S.T. (1972)


Nick Gravenites : Guitar, Vocals
Mike Bloomfield : Lead Guitar
Paul Butterfield : Harmonica, Vocals
Merl Saunders : piano, organ
John Kahn : bass
Christopher Parker : Drums
Maria Muldaur : vocals
Annie Simpson : vocals

C’est seulement 3 ans après « It’s Not Killing Me » que nous retrouvons Bloomfield et Gravenites ensemble, en studio, pour l’enregistrement de la musique du film « Steelyard Blues ».
Certainement le meilleur album studio des deux compères avec cette fois-ci des parties vocales qui tiennent la route et encore une fois une vraie démonstration de l’éclectisme de Bloomfield qui joue ici à peu près dans tout les styles.
On remarquera la présence de Paul Butterfield qui chante sur 2 titres et illumine avec son harmonica magique la plupart de l’album et de Merl Saunders qui s’illustre également avec son accompagnement subtil à l’orgue ou au piano.


FACE 1

01. Swing With It (Bloomfield/Gravenites)
Croisement entre Hendrix et Creedence Clearwater Revival, belle entré en matière…un Nick bien mordant au chant ponctué par une guitare Wah Wah bloomfieldienne qui répond à l’harmo amplifié de Butterfield…ambiance bluesy poisseuse à souhait…une compo qui doit certainement plaire à Tony Joe White

02. Brand New Family (Bloomfield/Gravenites)
Cette ballade chanté par Butterfield est typique de cette époque où le country rock était très en vogue…les harmonies vocales rappellent les Byrds, CSN et bien sûr l’album « Weeds » de Brewer et Shipley produit (souvenez vous) par Gravenites et Bloomfield trois ans plus tôt

03. Woman’s Love (Bloomfield/Gravenites)
Duo crédible entre Gravenites et Maria Muldaur (dans la ligné de ceux du couple Carter/Cash) encore plus country…on a l’impression que Bloomfield utilise une steel-guitar ?

04. Make The Headlines (Bloomfield/Gravenites)
Chanté par Nick Gravenites, petite compo country/bluesy très sympa avec un très beau solo de Butterfield

05. Georgia Blues (Bloomfield/Gravenites)
Superbe adaptation d’un très vieux blues chanté par Maria Muldaur qui reprend les intonations de l’époque accompagné par un piano boogie et une guitare acoustique jazzy dans la ligné de Django…un régal !

06. My Bag (The Oysters) (Bloomfield/Gravenites)
Gravenites imite les chanteurs de doo-wop ! Exercice périlleux…il ne s’en sort pas trop mal sauf dans les aigus…

07. Common Ground (Bloomfield/Gravenites)
Un bon blues (à la born under a bad sign) chanté en duo par Gravenites et Annie Simpson avec harmonica et guitare Wah Wah…dommage que tout cela est trop court !

FACE 2

01. Being Different (Bloomfield/Gravenites)
Une compo chanté par Nick entre blues/country et rock qui manque un peu de punch

02. I’ve Been Searching (Bloomfield/Gravenites)
Nick au chant à nouveau sur cette superbe adaptation country blues typique du sud des states avec claquement de main sur les genoux et harmonica roots (à la Sonny Terry)

03. Do I Care
Superbe ballade blues/jazz chanté par Maria Muldaur dans la plus pure tradition… Bloomfield est un peu sous mixé, il effleure à peine les cordes de sa guitare à la façon d’un Barney Kessel…du grand art !

04. Lonesome Star Blues (Maria Muldaur)
Bloomfield à la slide acoustique sur cette autre magnifique adaptation country blues bien roots chanté par Maria Muldaur

05. Here I Come There She Goes (Bloomfield/Gravenites)
L’autre titre chanté par Paul Butterfield, une autre compo country rock typique de l’époque…

06. If You Cared (Bloomfield/Gravenites)
Ambiance Gospel avec beaucoup de piano ponctué par une orgue bien churchy, Annie Simpson est au chant avec un Bloomfield qui place quelques notes aux bons endroits

07. Theme From Steelyard Blues (Bloomfield/Gravenites)
le theme du film est country rock, une titre très sympa chanté par Nick Gravenites avec Bloomfield au Banjo et Butterfield à l’harmonica…ambiance Western pour terminer cet album très plaisant où on fait mine de rien un bon petit tour de la musique américaine.

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CD – « Steelyard Blues O.S.T. » (Sony Japan)


Je n'avais jamais entendu parlé de cette BO ..Ta présentation donne envie de la découvrir ..Je vais voir ce qui existe sur you tube sourirezz

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MessagePosté: Mar Mar 27, 2012 3:19 am 
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Steelyard Blues O.S.T. (1972)


Nick Gravenites : Guitar, Vocals
Mike Bloomfield : Lead Guitar
Paul Butterfield : Harmonica, Vocals
Merl Saunders : piano, organ
John Kahn : bass
Christopher Parker : Drums
Maria Muldaur : vocals
Annie Simpson : vocals

C’est seulement 3 ans après « It’s Not Killing Me » que nous retrouvons Bloomfield et Gravenites ensemble, en studio, pour l’enregistrement de la musique du film « Steelyard Blues ».
Certainement le meilleur album studio des deux compères avec cette fois-ci des parties vocales qui tiennent la route et encore une fois une vraie démonstration de l’éclectisme de Bloomfield qui joue ici à peu près dans tout les styles.
On remarquera la présence de Paul Butterfield qui chante sur 2 titres et illumine avec son harmonica magique la plupart de l’album et de Merl Saunders qui s’illustre également avec son accompagnement subtil à l’orgue ou au piano.


FACE 1

01. Swing With It (Bloomfield/Gravenites)
Croisement entre Hendrix et Creedence Clearwater Revival, belle entré en matière…un Nick bien mordant au chant ponctué par une guitare Wah Wah bloomfieldienne qui répond à l’harmo amplifié de Butterfield…ambiance bluesy poisseuse à souhait…une compo qui doit certainement plaire à Tony Joe White

02. Brand New Family (Bloomfield/Gravenites)
Cette ballade chanté par Butterfield est typique de cette époque où le country rock était très en vogue…les harmonies vocales rappellent les Byrds, CSN et bien sûr l’album « Weeds » de Brewer et Shipley produit (souvenez vous) par Gravenites et Bloomfield trois ans plus tôt

03. Woman’s Love (Bloomfield/Gravenites)
Duo crédible entre Gravenites et Maria Muldaur (dans la ligné de ceux du couple Carter/Cash) encore plus country…on a l’impression que Bloomfield utilise une steel-guitar ?

04. Make The Headlines (Bloomfield/Gravenites)
Chanté par Nick Gravenites, petite compo country/bluesy très sympa avec un très beau solo de Butterfield

05. Georgia Blues (Bloomfield/Gravenites)
Superbe adaptation d’un très vieux blues chanté par Maria Muldaur qui reprend les intonations de l’époque accompagné par un piano boogie et une guitare acoustique jazzy dans la ligné de Django…un régal !

06. My Bag (The Oysters) (Bloomfield/Gravenites)
Gravenites imite les chanteurs de doo-wop ! Exercice périlleux…il ne s’en sort pas trop mal sauf dans les aigus…

07. Common Ground (Bloomfield/Gravenites)
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FACE 2

01. Being Different (Bloomfield/Gravenites)
Une compo chanté par Nick entre blues/country et rock qui manque un peu de punch

02. I’ve Been Searching (Bloomfield/Gravenites)
Nick au chant à nouveau sur cette superbe adaptation country blues typique du sud des states avec claquement de main sur les genoux et harmonica roots (à la Sonny Terry)

03. Do I Care
Superbe ballade blues/jazz chanté par Maria Muldaur dans la plus pure tradition… Bloomfield est un peu sous mixé, il effleure à peine les cordes de sa guitare à la façon d’un Barney Kessel…du grand art !

04. Lonesome Star Blues (Maria Muldaur)
Bloomfield à la slide acoustique sur cette autre magnifique adaptation country blues bien roots chanté par Maria Muldaur

05. Here I Come There She Goes (Bloomfield/Gravenites)
L’autre titre chanté par Paul Butterfield, une autre compo country rock typique de l’époque…

06. If You Cared (Bloomfield/Gravenites)
Ambiance Gospel avec beaucoup de piano ponctué par une orgue bien churchy, Annie Simpson est au chant avec un Bloomfield qui place quelques notes aux bons endroits

07. Theme From Steelyard Blues (Bloomfield/Gravenites)
le theme du film est country rock, une titre très sympa chanté par Nick Gravenites avec Bloomfield au Banjo et Butterfield à l’harmonica…ambiance Western pour terminer cet album très plaisant où on fait mine de rien un bon petit tour de la musique américaine.

Recorded At Golden State Recorders Fall 1972
Producer : Nick Gravenites

CD – « Steelyard Blues O.S.T. » (Sony Japan)


Bon ben voilà j'ai enfin pu l'écouter et je dois dire que j'aime beaucoup..
Le disque pourrait se perdre dans le mélange des genres mais finalement l'inspiration est au rdv et donne une cohérence à l'ensemble..
Avec ce disque je me demande de plus en plus si Bloomfield n'aurait pas aimé être reconnu, avant tout, en tant que compositeur
...Son statut de Guitar Hero lui pesait peut être..
Quoi qu'il en soit, Ici, encore une fois, il se met avant tout au service de la chanson..
C'est vraiment quelque chose qui me frappe dans son travail au fil du temps..Il a renié les albums qui n'étaient à ses yeux que des jams de musiciens et s'est tourné vers des disques qui valaient plus par les chansons que par les solos de guitares

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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Jeu Mar 29, 2012 8:59 pm 
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Michael Bloomfield : Try It Before You Buy It (LP-Columbia 1973-5)


Mike Bloomfield : Lead Guitar, Organ, Vocals (1,3-4,10)
Nick Gravenites : Vocals (2,8-9)
Barry Goldberg : Organ
Mark Naftalin : Piano, Vibes, Marimba, Accordion, Trombone
Roger "Jellyrol" Troy : Bass, Vocals (5-6,11)
George Rains & George Marsh : Drums
Ron Stallings : Sax, Vocals (7)
Jimmy Vincent : Rythm Guitar
John Wilmet : Trumpet
Mel Graves : Tenor Sax
Harry Mann : Alto Sax
Hart McNee : Baritone Sax
Chuck Bennet : Trombone

Side One
01. Been Treated Wrong (5.09)
02. When It All Comes Down (3.02)
03. Lights Out (1.46)
04. Baby Come On (3.45)
05. Shine On Love (4.56)
06. When I Get Home (4.25)

Side Two
01. Try It Before You Buy It (3.45)
02. Midnight On The Radio (2.53)
03. Your Friends (6.50)
04. Tomorrow Night (2.06)
05. Let Them Talk (5.10)
06. Woodyard Street (3.07)

Recorded in 1973 At Columbia Studios, San Francisco
Producer : Michael Fusaro

Pour son deuxième album solo, Michael pose avec sa mère sur la pochette. "Try It..." n'a pas laisser de traces, peut être parce qu'il n'a probablement jamais été publié (seul deux copies promotionnelles existent) par Columbia. la réédition cd de One Way Records n'est plus dispo depuis longtemps (j'ai trouvé mon exemplaire à la médiathèque !).
c'est un album inégal, typique de Bloomfield à l'époque qui était capable du pire comme du meilleur. Cette fois-ci il partage les vocaux avec 3 autres chanteurs dont Nick Gravenites.
Il y a quelques bons titres comme le blues lent “Your Friends” reprise de Bobby Bland sinon "Try It..' n'est pas exactement un album de blues, ni de Rock (sauf peut être la reprise de Dr. John “Lights Out”).
il y a pas mal de gospel chanté par le spécialiste maison Roger Troy...
"When It All Comes Down" est une superbe prestation acoustique sur des rythmes Caribéen, les paroles sont ultra déprimantes alors que la musique est exotique et entrainante...
Ce disque est un avant gout de ce que sera la suite de sa carrière, Mike Bloomfield se dirigera de plus en plus vers la musique traditionnelle.


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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Lun Avr 02, 2012 2:49 pm 
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The Electric Flag : The Band Kept Playing (LP-Atlantic 1974)


The Electric Flag (reformation de 1974) :
Michael Bloomfield : guitare
Buddy Miles : Batterie, chant
Nick Gravenites : Guitare rythmique, chant
Barry Goldberg : Claviers
Roger Troy : Basse, chant

Invités :
Richard Newell : Harmonica
George Terry : Guitare
Richard Tee : Claviers
Albhy Galuten : Claviers
Barry Beckett : Mellotron et Moog
Et les Muscle Shoals Horns.

Face 1

1. Sweet Soul Music - 3.55 (Mike Bloomfield, Roger Troy)
2. Every Now and Then - 3.40 (Buddy Miles, Roger Troy)
3. Sudden Change - 3.55 (Roger Troy)
4. Earthquake Country - 4.00 (Nick Gravenites)
5. Doctor Oh Doctor - 5.20 (Massive Infusion) (Nick Gravenites)

Face 2

1. Lonely Song - 3.57 (Mark Naftalin)
2. Make Your Move - 4.17 (Barry Goldsberg, Buddy Miles)
3. Inside Information - 3.40 (Sonny Thompson)
4. Talkin' Won't Get It - 4.10 (Mike Bloomfield, Buddy Miles)
5. The Band Kept Playing - 5.15 (Mike Bloomfield)

Recorded in 1974 at Criteria Studios, Miami, Florida
Producer : Jerry Wexler

CD - The Band Kept Playing (Wounded Birds Rec.)

Réunion ratée de l'Electric Flag.
Pourtant cette fois-ci, ils sont chez Atlantic avec le légendaire Jerry Wexler à la production... à part quelques réussites comme "Talkin' Won't Get It" magnifiquement interprété par Buddy Miles, l'album est une déception et fait un flop monumental...

L'album démarre avec "Sweet Soul Music Soul", le premier single de l'album. Dans le style, le titre est honnête. Les voix de Buddy Miles et de Roger Troy (je présume, car seuls trois chanteurs sont crédités) suffisent à ce que la sauce prenne.

"Every Now And Then", chanté par Buddy Miles ne serait pas forcément mauvais si le titre n'était pas massacré par les synthés, qui font sombrer le titre dans le ridicule. Dommage. L’envie est alors très forte de changer d’album… mais c’est le seul véritable trou noir du disque.

"Sudden Change" rappelle un peu certains titres de Steve Stills. C'est un titre où l'inspiration soul est là encore très présente. Roger Troy et Buddy Miles assurent là encore de belles parties vocales.

Changement d'ambiance avec le funk rock lourd de "Earthquake Country", un titre signé Nick Gravenites, chanté par lui. Le court solo central de Mike est correct, mais pas inoubliable. Il signe toutefois ici quelques parties de slide montrant qu'il est tout de même dans le navire... Pas mal.

"Doctor Oh Doctor" est l'autre single de l'album. C'est un titre de Nick Gravenites, chanté par lui (avec les choeurs de Buddy Miles). Mike est manifestement plus inspiré par les titres de son vieil ami : il ressort ici sa wah wah, donnant à la composition une couleur un peu Hendrixienne. C'est le titre le plus rock du recueil, l'un des meilleurs. La composition est bien foutue, avec pas mal de changements d'ambiance. Le solo final de Mike, toujours à la wah wah est sympa… mais il y avait mieux à faire sur la rythmique, vraiment efficace ici (avec un coté Santana par moments).

La face deux s'ouvre sur "Lonely Song", avec quelques traits bien sentis de Mike : on dirait Eric Clapton lors de la courte intro, avant quelques fills dans le style de Curtis Mayfield. Malheureusement, la composition est un peu faiblarde, et le chant de Buddy ne suffit pas à relever un titre un peu plat.

L'introduction de "Make Your Move", chanté par Buddy Miles, rappelle un peu le "Superstition" de Stevie Wonder. La composition a un coté réchauffé, où l'interprétation ne suffit pas à évacuer le sentiment de déjà entendu.

"Inside Information" est plus dans le registre de Mike : c'est un retour au blues, chanté par Roger Troy. Il se fend d'un court solo central bien senti. Quelques années plus tôt, nos hommes auraient fait mieux, mais le tout reste sympa.

"Talkin' Won't Get It" : Buddy Miles est encore au chant, sur un titre qu'il cosigne avec Mike. L'harmonica de Richard Newell donne une couleur étonnante dans ce contexte soul mid tempo où Buddy est comme un poisson dans l'eau. Bon titre.

On termine avec "The Band Kept Playing", le seul titre signé uniquement par Mike, qui ne s'est pas foulé : c'est un blues marrant, mais très léger, sans ambition chanté de façon débonnaire par Nick Gravenites. Bof...


Au final ? Un disque qui ne se situe pas du tout dans le prolongement du premier Electric Flag. La musique est bien plus noire, moins rock, et les rapports de force ont considérablement évolué : Michael Bloomfield est nettement plus en retrait, alors que Buddy Miles chante désormais bien plus de titres que Nick Gravenites.
Pour un amateur de Bloomfield, le disque est très décevant : Mike intervient peu, et jamais au sommet de son art (aucun solo inoubliable). Pour les amateurs de Buddy Miles, le disque n'est pas sans intérêt : il est nettement meilleur que l'horrible "More Miles Per Gallon" publié l'année suivante. Et Buddy chante bien.


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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Lun Avr 02, 2012 4:38 pm 
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J'avais assez aimé le premier disque je vais donc écouter celui là avec plaisir sourirezz

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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Mar Avr 03, 2012 1:00 am 
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Encore un album introuvable..La plupart des liens sont morts nozz

En cherchant sur you tube je suis tombé sur ca..ET ca calme yeah2z



21 ans au moment de l'enregistrement batez

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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Mar Avr 03, 2012 2:23 pm 
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Encore un album introuvable..La plupart des liens sont morts nozz

En cherchant sur you tube je suis tombé sur ca..ET ca calme yeah2z



21 ans au moment de l'enregistrement batez

pour plus d'info voir 1er post de ce sujet


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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Jeu Avr 05, 2012 4:46 pm 
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The Electric Flag : The Band Kept Playing (LP-Atlantic 1974)


The Electric Flag (reformation de 1974) :
Michael Bloomfield : guitare
Buddy Miles : Batterie, chant
Nick Gravenites : Guitare rythmique, chant
Barry Goldberg : Claviers
Roger Troy : Basse, chant

Invités :
Richard Newell : Harmonica
George Terry : Guitare
Richard Tee : Claviers
Albhy Galuten : Claviers
Barry Beckett : Mellotron et Moog
Et les Muscle Shoals Horns.

Face 1

1. Sweet Soul Music - 3.55 (Mike Bloomfield, Roger Troy)
2. Every Now and Then - 3.40 (Buddy Miles, Roger Troy)
3. Sudden Change - 3.55 (Roger Troy)
4. Earthquake Country - 4.00 (Nick Gravenites)
5. Doctor Oh Doctor - 5.20 (Massive Infusion) (Nick Gravenites)

Face 2

1. Lonely Song - 3.57 (Mark Naftalin)
2. Make Your Move - 4.17 (Barry Goldsberg, Buddy Miles)
3. Inside Information - 3.40 (Sonny Thompson)
4. Talkin' Won't Get It - 4.10 (Mike Bloomfield, Buddy Miles)
5. The Band Kept Playing - 5.15 (Mike Bloomfield)

Recorded in 1974 at Criteria Studios, Miami, Florida
Producer : Jerry Wexler

CD - The Band Kept Playing (Wounded Birds Rec.)

Réunion ratée de l'Electric Flag.
Pourtant cette fois-ci, ils sont chez Atlantic avec le légendaire Jerry Wexler à la production... à part quelques réussites comme "Talkin' Won't Get It" magnifiquement interprété par Buddy Miles, l'album est une déception et fait un flop monumental...

L'album démarre avec "Sweet Soul Music Soul", le premier single de l'album. Dans le style, le titre est honnête. Les voix de Buddy Miles et de Roger Troy (je présume, car seuls trois chanteurs sont crédités) suffisent à ce que la sauce prenne.

"Every Now And Then", chanté par Buddy Miles ne serait pas forcément mauvais si le titre n'était pas massacré par les synthés, qui font sombrer le titre dans le ridicule. Dommage. L’envie est alors très forte de changer d’album… mais c’est le seul véritable trou noir du disque.

"Sudden Change" rappelle un peu certains titres de Steve Stills. C'est un titre où l'inspiration soul est là encore très présente. Roger Troy et Buddy Miles assurent là encore de belles parties vocales.

Changement d'ambiance avec le funk rock lourd de "Earthquake Country", un titre signé Nick Gravenites, chanté par lui. Le court solo central de Mike est correct, mais pas inoubliable. Il signe toutefois ici quelques parties de slide montrant qu'il est tout de même dans le navire... Pas mal.

"Doctor Oh Doctor" est l'autre single de l'album. C'est un titre de Nick Gravenites, chanté par lui (avec les choeurs de Buddy Miles). Mike est manifestement plus inspiré par les titres de son vieil ami : il ressort ici sa wah wah, donnant à la composition une couleur un peu Hendrixienne. C'est le titre le plus rock du recueil, l'un des meilleurs. La composition est bien foutue, avec pas mal de changements d'ambiance. Le solo final de Mike, toujours à la wah wah est sympa… mais il y avait mieux à faire sur la rythmique, vraiment efficace ici (avec un coté Santana par moments).

La face deux s'ouvre sur "Lonely Song", avec quelques traits bien sentis de Mike : on dirait Eric Clapton lors de la courte intro, avant quelques fills dans le style de Curtis Mayfield. Malheureusement, la composition est un peu faiblarde, et le chant de Buddy ne suffit pas à relever un titre un peu plat.

L'introduction de "Make Your Move", chanté par Buddy Miles, rappelle un peu le "Superstition" de Stevie Wonder. La composition a un coté réchauffé, où l'interprétation ne suffit pas à évacuer le sentiment de déjà entendu.

"Inside Information" est plus dans le registre de Mike : c'est un retour au blues, chanté par Roger Troy. Il se fend d'un court solo central bien senti. Quelques années plus tôt, nos hommes auraient fait mieux, mais le tout reste sympa.

"Talkin' Won't Get It" : Buddy Miles est encore au chant, sur un titre qu'il cosigne avec Mike. L'harmonica de Richard Newell donne une couleur étonnante dans ce contexte soul mid tempo où Buddy est comme un poisson dans l'eau. Bon titre.

On termine avec "The Band Kept Playing", le seul titre signé uniquement par Mike, qui ne s'est pas foulé : c'est un blues marrant, mais très léger, sans ambition chanté de façon débonnaire par Nick Gravenites. Bof...


Au final ? Un disque qui ne se situe pas du tout dans le prolongement du premier Electric Flag. La musique est bien plus noire, moins rock, et les rapports de force ont considérablement évolué : Michael Bloomfield est nettement plus en retrait, alors que Buddy Miles chante désormais bien plus de titres que Nick Gravenites.
Pour un amateur de Bloomfield, le disque est très décevant : Mike intervient peu, et jamais au sommet de son art (aucun solo inoubliable). Pour les amateurs de Buddy Miles, le disque n'est pas sans intérêt : il est nettement meilleur que l'horrible "More Miles Per Gallon" publié l'année suivante. Et Buddy chante bien.


Eh bé Mince je te trouve un peu dur avec ce disque Bloomers.
Je trouve qu'il tient très bien la route au niveau des compos
Je ne dirais pas que c'est un chef d'oeuvre mais c'est loin, très loin même d'être le navet auquel je m'attendais..je crois que je l'aime au moins autant que le premier

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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Sam Avr 07, 2012 10:24 pm 
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La première fois que j’ai rencontré Joe Lee Williams, c’était au débuts des années 60, dans un night-club, au Blind Pig. Il était d’âge mûr, petit et costaud.
Il portait un chapeau et des bottes de cow-boy, un pantalon à plis remonté très haut sur une chemise blanche. Il jouait sur une guitare Silvertone à neuf cordes et, pour empêcher les autres de le copier, il avait une façon unique d’accorder son instrument.
J’avais beau m’y connaître en instrument à cordes, surtout en guitares, je n’ai jamais compris ce qu’il faisait et aujourd’hui, je ne sais toujours pas comment il arrivait à l’accorder.
Big Joe avait été un artiste célèbre dans les années trente et quarante. Il avait écris le standard de blues « Baby Please Don’t Go » ; cette chanson à été reprise par Moose Allison et Muddy Waters. A L’époque où j’ai rencontré Joe Lee, je faisais le tour de tous les artistes américains de blues encore vivants. J’aimais cette musique et je voulais l’apprendre. Aussi entre deux sets cette nuit là, j’ai parlé avec Joe. Ce n’était pas facile, parce que joe n’avait plus que quelques chicots dans la bouche et il baragouinait dans un langage indéchiffrable. Je lui faisais répéter tout ce qu’il disait. Ca n’avait pas l’aire de le déranger, et j’ai fini par comprendre son patois. Il était né à Crawford, au Mississippi. Depuis le début des années trente, il n’avait fait que rouler sa bosse un peu partout avec sa guitare. La plupart des bluesman que je connais avaient deux jobs : un travail de jour pour payer le loyer, et les concerts de nuit. Mais Joe n’avait fait que voyager et jouer. C’était tout.
Cette nuit-là, Joe et moi, on s’est bien entendu, et il m’a proposé de venir le voir quand je voudrais. « Conduis moi à Gary, me dit Joe un jour. Je t’emmène voir Lightnin’ Hopkins, on est de vieux potes, lui et moi » Alors Joe et moi, avec le joueur d’Harmonica Charlie Musselwhite et Roy Ruby, le bassiste de Barry Goldberg et Steve Miller, on a grimpé dans la voiture de Roy et on est parti pour l’Indiana. On a même été plus loin que Gary, dans la cambrousse, et on est arrivé dans une sorte de restaurant de cambrousse, très rudimentaire, qu’on ne trouve ni dans le nord, ni dans le sud. L’endroit était tenu par un couple de Noirs. Cette nuit-là, il faisait très chaud, et il y avait du monde pour chauffer encore la salle.
Joe, assis au centre, passait des commandes, payait des verres et plaçait les gens autour de lui quand les premiers musiciens ont commencé le spectacle.


J.B. LENOIR

C’était J.B. Lenoir et son Big Band. J.B. était petit, vêtu d’une queue de Pie Zébrée, et il avait les cheveux bien gominés en arrière. Derrière lui, dans son groupe, il y avait trois saxophonistes dans un tel état d’ébriété qu’ils devaient faire des gros efforts pour ne pas s’écrouler.
J.B. jouait de la guitare et chantait dans un micro accroché autour du cou. Il avait une voix féminine et chantait divinement. Tandis qu’il dansait au milieu du public, Joe opinait avec admiration : il était fan de J.B..


LIGHTNIN'HOPKINS

Puis le vieux Lightnin' est rentré, aussi mince, élégant et fielleux que le diable; il avait les cheveux défrisés, gominés, et il portait des lunettes noires. Lightnin'était accompagné d'un batteur, et quand les lumières se sont posées sur lui, il a démaré son show : tout était parfait.
A la fin du concert, Joe est allé trouver Lightnin' pour le saluer, mais celui-ci l'a coupé sèchement : "Qu'est ce que tu fous ici ? C'est moi, la star !" a lancé Hopkins."Je le sais que c'est toi, a répliqué Joe, on ne veux pas te causer d'ennuis.je suis venu avec ces trois blancs qui voulaient te rencontrer et moi, je voulais te saluer, c'est tout." Alors Lightnin' s'est radouci et il a payé un verre à Joe, qui était déjà chargé à bloc. Mais très vite, ça a mal tourné entre joe et Lightnin', et on a finit par nous jeter dehors comme des malpropres.
A la voiture, c'était à qui irait s'écrouler le premier sur le siège arrière. Personne ne voulait conduire, et finalement c'est Roy qui s'est retrouvé derrière le volant, avec comme co-pilote un Joe Hébété qui marmonait des syllabes confuses.
Quand Joe était bourré, il adorait rendre visite à ses proches. Il se rencardait pour savoir si les maris étaient absents, et il en profitait pour baiser leur femmes. Alors il nous obligeait à le conduite dans tous les ghettos de Gary, de Hammond, de l'Est de Chicago, et il engueulait Roy, dans son jargon intraduisible. Roy se retourait vers moi et disait:
"Michael, je sais que tu dors pas : dis moi comment on fait pour rentrer à la maison !" Quand je ne répondais pas, il se retournait vers Charlie et disait :
"Charlie,nom de Dieu, réveille toi. Faut qu'tu nous montre comment sortir d'ici !" Mais Charlie ne bronchait pas d'un poil. Les yeux de Joe étaient rétrécis et tout injectés de sang : personne n'avait envie d'affronter ce salopard colereux et vociférant.
Si Joe avait décidé qu'on ne rentrait pas à Chicago, on n'y allait pas. Cette nuit là il a fallut attendre le petit matin pour qu'il donne enfin l'ordre à Roy de rentrer à la maison
Vers le 4 juillet, Joe à décidé d'aller visiter de la famille à St Louis. Le Propriétaire de la maison de disques, où Joe habitait en sous sol, pensait que c'était une bonne idée.
"Ouais, Joe, dit il, descends là-bas et fais du repérage. Emporte un magneto et dis leur que tu représente ma compagnie. Enregistre des gens, arrange toi avec le business et ramène-moi des bandes." Comme d'habitude, Joe avait besoin d'un chauffeur, et il m'a appelé. Je commençais à me méfier de ses plans, parcequ'une fois qu'on avait quitté Chicago, mes potes et moi on était à sa merci. Il nous emmenait toujours dans les galères. Mais je ne connaissais pas St Louis, et on devait en principe rencontrer des Bluesman célèbres la-bas, alors j'ai dit O.K. J'ai appelé un de mes copains, George Mitchell, et lui ai demandé de se joindre à nous. George était étudiant, originaire d'Atlanta ,avait travaillé chez le disquaire qui hébergait Joe et adorait le blues. De plus, il connaissait beaucoup d'artiste dans le sud, et s'entendait bien avec les noirs plus âgés, en particulier avec Big Joe, alors je me suis dit qu'il serait le compagnon idéal.
La Ballade jusqu'a St Louis a été formidable. Joe nous a raconté des anecdotes qui remontaient à plus de trentes ans comme si ça s'était passé le jour même.
Il nous a parlé de Robert Johnson, de Willie McTell et de Blind Fuller; il nous a raconté comment Sunnyland Slim avait aidé Muddy Waters à signer un contrat de disques et comment Big Bill Broonzy était devenu riche. Quand on était avec Joe, on était de plain pied dans l'histoire du blues. c'était à la fois un homme et une légende, il ne savait ni lire ni écrire, mais avait toute l'amérique en tête. Il était rempli de sagesse, grâce à ses quarantes années passées sur les routes.
Joe était un homme hors du commun : un vagabond, un cheminot, et un chanteur de blues comme on en rencontre plus guère, car c'est une espèce en voie de disparition.
Nous sommes arrivés à St Louis alors qu'il faisait déjà nuit. C'était le Week-End du 4 juillet et il faisait très chaud. Alors imaginez ce qu'était la chaleur pendant la journée ! Nous nous sommes d'abord arrêtés chez la soeur - ou la belle soeur - de Joe. Il y avait des gamins endormis un peu partout, et on s'est installé dans la cuisine. Joe a annoncé à sa frangine :
"Bon, tu sais que je joue de la guitare et ce type, Michael aussi. Alors on va te jouer un peu de musique pendant qu'on est là."
Il a sorti sa gratte et une bouteille de schnaps. J'ai pris George à part:"Il faut pas qu'on le laisse boire; le week-end va être long, s'il démarre maintenant, on va se retrouver avec un fou furieux sur les bras."
Mais Joe avait décidé de boire.

Quand il m'a dit : "Michael, t'en veux une larme ?", j'ai choisi la biture, et la biture du siecle. Après tout, autant se mettre au diapason : on est moins seul. Mémorable, vous voyez ce que je veux dire ? J'ai descendu tellement de bière, de vin, de gin et de schnaps que j'ai entièrement recrépi la cuisine, le couloir et les toilettes. Je me suis roulé dans le vomi jusqu'au petit matin - j'étais malade comme un chien.
Quand je me suis réveillé, Joe était debout à côté de moi. Même fait comme un rat et plus saoul que nous tous réunis, il était encore d'attaque. Il brandissait une broche de barbecue avec un museau de cochon enfilé dessus, et la graisse chaude dégoulinait sur mon torse. Il a ouvert la bouche, et l'odeur de schnaps m'a atteint de plain fouet: " Du museau ! du nuseau de cochon !J'tavais promis un vrai barbecue, ben tu vas pas être déçu, pasque l'museau d'cochon, c'est l'fin du fin" Devant ce groin de porc calciné et dégoulinant qui s'agitait à trois centimètres de mon visage, jai vomi de nouveau. Alors là Joe s'est faché: "Ben mon salaud, t'a pas arrêté de gerber toute la nuit, et v'là que tu remets ça ? Tu ne peux pas te retenir un peu ?3 et on à mis les bouts avec Georges, pour essayer de trouver un truc qui calme l'estomac. Joe nous a gueulé dessus devant la porte: "Vous vous croyez où ? Vous êtes pas à Chicago ici! Les négros du coin, ils vont vous faire la peau, c'est moi qui vous l'dit!"
Comme ma tête et mon estomac avaient déjà commencer à m'assasiner, j'étais pas impressionné, on s'est aventuré dans la rue la plus folle que j'ai jamais vue...On a dégoté une pharmacie sans problèmes , mais même le mélange aspirine, coca et bicarbonate n'a rien donné.
De retour à la maison, on a trouvé Joe en train de jouer à la guitare, sur le porche, devant sa famille et leurs amis. Mais il avait pété les plombs. Chaque fois qu'une femme passait devant lui, il lui mettait la main aux fesses, et s'engueulait avec tous les mecs. Et quand une femme passait dans la rue, il gueulait : "Hé poupée, viens par ici, ma jolie, viens t'assoeoir sur les genoux de papa !" Quand la femme se retournait, elle voyait un vieux débris de soixante-dix ans, pesant cent cinquante kilos, et vociférant, et elle marchait un peu plus vite sans se retourner. A la fin, j'ai dit :"Joe, je coyais qu'on étais venus ici pour trouver des bons chanteurs. Faut y aller" Mais joe m'a rembaré" : "Dis donc toi, tu vas pas mles briser-c'est le 4 juillet, et je veux passer un peu de bon temps avec ma famille"
Mais sa famille en avait plein le dos de ses manières, et une femme agée l'a chassé en lui disant :
"Tu n'peux pas te comporter comme ça chez nous.Où tu te crois ? T'es qu'un foutu cinglé, un animal, et on devrait te mettre en cage. Alors maintenant, fiche nous la paix, nous, on est des gens bien, et t'as rien à faire parmis nous, dehors!"

Extrait du livre "Big Joe et Moi" Mike Bloomfield



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 Sujet du message: Re: Remembering Mike Bloomfield
MessagePosté: Lun Mai 07, 2012 1:43 am 
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http://ia600605.us.archive.org/5/items/ ... .wma?cnt=0

la toute dernière jam du Fillmore West Originel


FILLMORE WEST FINAL NIGHT JAMS
1971-July-4
Fillmore West, San Francisco, CA

Bill Graham introduction :

Michael Bloomfield: guitar
John Cipollina: guitar
Carlos Santana: guitar
Greg Rolie: organ
David Brown: bass
Michael Shrieve: drums
Jose Chepito Areas: percussion
Mike Carabello: percussion
Thomas "Coke" Escovedo: percussion
Vince Guaraldi: electric piano
Jack Cassady: bass
Bernard Purdie: drums
George Marsh: drums
Tower of Power Horn Section
Van Morrison: vocals, sax
Linda Tillery: vocals
Lydia Pense: vocals

Cheers :bball:


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