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Forum de rock6070 • Afficher le sujet - Sun Ra

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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Dim Juil 29, 2012 6:45 pm 
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Hours after (1986)



Recorded at Jingle Machine Studio, Milano, on December 18 and 19, 1986

A-"But Not for Me" (George Gershwin, Ira Gershwin) - 5:58 "Hours After" - 8:42
"Beautiful Love" (Haven Gillespie, Wayne King, Egbert Van Alstyne, Victor Young) - 4:59
B-"Dance of the Extra Terrestrians" - 13:21 "Love on a Far Away Planet" - 10:05

Les sessions se sont déroulées lors des mêmes séances que Reflections in Blue, avec un personnel identique. Le standard de Gershwin qui ouvre l’album, "But Not for Me", indique clairement que l’enregistrement se situe dans la continuité de l’album précédent, fidélité au classicisme, au rythme joyeux, à la bonne humeur, à la danse et à la fête. L’esprit est au be bop, aux tempos survoltés et aux solos époustouflants qui se succèdent à un rythme effréné.

Hours After est un titre original, un blues au tempo assez vif où Sun ra flirte avec le boogie. L’assise rythmique est carrée et solide, sur un tempo binaire, les solos s’enquillent doucement les uns à la suite des autres, avec une petite mention pour Carl Le blanc à la guitare qui ajoute un nouveau coloris bienvenu à la formation. Beau titre bénéficiant d’arrangements assez fouillés, malgré la simplicité qui s’en dégage.

Le standard Beautiful Love est une ballade chantée à nouveau par Sun ra, qui s’improvise en crooner de charme, même s’il ne possède pas une grande puissance, c’est très émouvant de l’entendre chanter, un exercice très rare chez lui, se réservant le plus souvent un rôle de choriste ou de récitant de poèmes, seul ou accompagné par une partie de l’orchestre.

La face B a une saveur toute différente, avec Dance of the Extra Terrestrians le registre change et l’Arkestra chevauche à nouveau des sentiers plus risqués et plus aventureux, où le risque de rencontrer quelques phénomènes étranges venus d’outre-espace est élevé. En effet, place à l’improvisation collective et au free, dans une première partie les sons étranges venus des mille instruments de musique de l’Arkestra traversent l’espace et déferlent autour de nos têtes comme autant d’ovnis se posant autour de nous… Puis le silence… et la danse des Extras Terrestres commence, entourée du mystère suggéré par Sun Ra lui-même, préposé aux sons insolites. Une nouvelle improvisation collective se dessine, à tendance percussive, sons métalliques, cuivres trépidants… Fin de la danse.

Mais l’aventure continue de la meilleure façon qui soit, Love on a Far Away Planet restitue des thèmes chers à Sun Ra : déplacement, procession, danse, cheminement initiatique. Encore une très belle pièce composée par le Sun ! Percussions et sons inhabituels fournissent un épais tapis rythmique propre à soutenir la lente progression des flûtes, basson et hautbois… La richesse mélodique, rythmique et harmonique du morceau en fait une petite pépite à rajouter à notre collection.

De la tradition issue de Fletcher Henderson et de Duke Ellington, au free improvisé, voici un raccourci magistral de la musique provenant de la comète Sun Ra, brillant et inclassable tout à la fois.

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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Lun Aoû 06, 2012 12:19 am 
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Sound Sun Pleasure (1959)



El Saturn Records SR 512/ Enregistré entre 1958 et 1960 / publié en 1970

A-Round Midnight /You Never Told Me That Game /Hour Of Parting
B-Back In Your Own Back Yard / Enlightenment / Could Have Danced All Night

Sun Ra (claviers); Hatty Randolph (chant), Danny Davis, Marshall Allen (saxophones alto), John Gilmore (saxophone ténor), Charles Davis, Pat Patrick (saxophones baryton), James Spaulding, Danny Thompson (sax alto, flûte, percussion); Hobart Dotson, Ahk Tal Ebah (trompettes); Bob Northern (bugle); Nimrod Hunt, James Jackson, Clifford Jarvis (batterie).

Ma musique va d’abord faire peur aux gens, car elle représente le Bonheur et ils n’en ont pas l’habitude. Ils sont habitués à la tristesse, à la destruction, ils craignent que quelque chose d’affreux leur arrive. Ils ne peuvent envisager que quelque chose de bien se passe car le monde est malade, à l’agonie. Mon idée est qu’il faut commencer par étudier les mythes et voir ce qu’on peut faire avec l’impossible. » Sun Ra

Sound Sun Pleasure représente sans nul doute une image du Bonheur. Ces enregistrements par l’Astro Infinity Arkestra de Sun Ra datent de la “période de Chicago”, publiés tardivement en 1970, on en situe l’origine globalement entre 58 et 60, sans autres précisions. Globalement, l’album se caractérise par une musique Post Ellingtonienne, ancrée dans le son de son époque, sans fulgurance d’aucune sorte, mais jouée à la perfection.

La voix au timbre légèrement voilé de Hatty Randolph fait merveille sur la reprise de Round Midnight de Thelonious Monk. Alors que le chant ne s’éloigne pas de la mélodie, Sun Ra dans le canal droit propose un accompagnement très personnel, jouant avec les notes de Monk et créant un espace mouvant et flottant. L’orchestre tout autour crée un écrin tout en chaleur et protection, jouant des harmonies avec délicatesse. Une très belle version enregistrée !

You Never Told Me That Game est une composition de Sun Ra et du trompettiste Hobart Dotson. Le morceau débute avec des accents emphatiques et théâtraux puis glisse lentement vers une ballade style « ambiance vers trois heures du mat’ dans un bar louche où mimi la rousse commence à laisser glisser … » oups ! Soudainement tout redémarre, s’active et bouge… Allez debout !

Hour Of Parting est un standard joué dans l’esprit de l’époque. Accompagné par l’orchestre, Hobart y développe un solo paresseux, ce titre respire la chaleur et la moiteur, quand il est bon de ne rien faire, de se poser et d’attendre que le monde se fasse beau autour de vous…

Face deux, encore un standard Back In Your Own Back Yard et la voix envoutante de Hatty Randolph dont la seule présence suffit à notre bonheur. Elle n’a pas, semble t-il, laissé d’autres traces enregistrées que les deux pistes de cet album.

Enlightenment est à nouveau composé par le duo Sun Ra et Hobart Dotson, la structure du morceau est assez complexe et s’ouvre à la modernité, on sent poindre ici l’évolution future de la musique de Sun Ra pour ce qui est des arrangements et du fonctionnement harmonique.

La reprise de Could Have Danced All Night, un autre standard, semble vouée à la danse, aux rythmes exotiques et aux mambos. L’orchestre se soumet aux lois du genre, nous offre quelques envolées épiques au saxo et à la trompette et laisse belle part au rythme et aux percussions…

Un album très court, mais sans faiblesse, à ranger à côté de The Nubians of Plutonia.

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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Lun Sep 24, 2012 10:32 pm 
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Sleeping Beauty



A1 Springtime Again 9:17
A2 Door Of The Cosmos 9:00
B Sleeping Beauty 11:51


Alto Saxophone, Baritone Saxophone, Percussion – Noel Scott
Alto Saxophone, Flute – Marshall Allen
Alto Saxophone, Tenor Saxophone – Hutch Jones
Baritone Saxophone, Flute, Percussion – Danny Ray Thompson
Bass Clarinet , Flute, Percussion – Eloe Omoe
Bassoon, Flute, Percussion – James Jacson
Congas – Stanley Morgan
Drums – Eddie Thomas , Reg McDonald
Drums, Vocals – Luqman Ali
Electric Bass – Richard Williams ,Steve Clark
French Horn – Vincent Chancey
Percussion – Atakatune
Piano, Electric Piano, Organ, Vocals – Sun Ra
Tenor Saxophone, Percussion, Vocals – John Gilmore
Trombone – Craig Harris , Tony Bethel
Trumpet – Curt Pulliam, Walter Miller
Trumpet, Vocals – Michael Ray
Vibraphone – Damon Choice, Harry Wilson
Vocals – June Tyson, Rhonda Blout

Voici réédité l’un des plus fameux albums de Sun Ra, enregistré en 1979 sous le label Saturn à une poignée d’exemplaires, il est vite devenu rare et mythique. Il faut dire qu’il mérite cet engouement, Sun Ra s’est sans cesse renouvelé, avec une sorte d’entêtement, creusant rarement le même sillon et explorant tous les possibles, cet album-ci en est un parfait exemple…

Singulier…Oui cet album est singulier, par la forme d’abord, l’album est court et la seconde face …euh piégeante ! En effet, malgré que ce ne soit signalé nulle part sur l’album, elle est enregistrée en 45 tours et contient les onze minutes cinquante du morceau titre…
Pas moins de vingt-huit musiciens embarqués dans la mission, des instruments acoustiques, mais aussi leur équivalent électrique, basse, guitare, Rhodes. Les percussions sont bien entendu au premier plan avec cloches, battement des mains et même un ancien tambour Egyptien. Les voix sont là également, chœurs à l’unisson et présence magique de June Tyson.

La dominante musicale de l’album prolonge un axe entraperçu sur Lanquidity, nous sommes plongés, entre rêve et réalité, dans une atmosphère paisible et comateuse, sans doute une description sonore de cet univers cosmique en apesanteur, où les corps se libèrent de leur masse pour se fondre dans un monde ouateux et cotonneux, entre mort et naissance s’ouvrent les portes du cosmos, acide-pyramide, bon trip garanti !

Springtime Again constitue le premier étage de la navette, Luqman Ali prend les choses en main : le tempo figure une berceuse, tout est caresse, cymbales et claviers célestes, chœurs lointains, le printemps renaît. John Gilmore et Marshall Allen sont fabuleux, leurs solos, portés par la basse électrique et les chœurs, figurent à merveille l’éveil et la renaissance, comme une résurgence de la vie survenue des profondeurs inexplorées…

Door of the Cosmos obéit à une autre urgence, le tempo est plus rapide et vit aux rythmes mélangés de la guitare et des claquements de mains, le chant de June Tyson s’élève dans la tradition du gospel, peu à peu le rythme se complexifie emporté par la puissance de la basse, les solistes de l’Arkestra se succèdent , plus particulièrement Michael Ray très incisif à la trompette qui est ici à son meilleur, ça groove et balance

Après une introduction aux claviers par Sun ra lui-même, Sleeping Beauty dévoile sa beauté cachée en un long parcours funky balisé par les claviers omniprésents du Sun qui dessinent des espaces moelleux aux contours mouvants dans lesquels le vibraphone et les vents de l’Arkestra s’intercalent et réinventent un monde fait de quiétude et de paix.

Vraiment un maître-album, visionnaire et intemporel…

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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Lun Sep 24, 2012 10:45 pm 
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"J'écoute" le morceau éponyme sur Youtube en ce moment.
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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Mar Sep 25, 2012 11:13 pm 
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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Mar Nov 06, 2012 9:21 pm 
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Jazz In Silhouette (1959)



Alto Saxophone, Flute – James Spaulding, Marshall Allen
Baritone Saxophone – Charles Davis
Baritone Saxophone, Flute – Pat Patrick
Bass – Ronnie Boykins
Drums – William Cochran
Piano, Words By [Poems] – Sun Ra
Tenor Saxophone – John Gilmore
Trombone – Julian Priester
Trumpet – Hobart Dotson

Saturn LP 205 – (6 mars 59)

A:"Enlightenment" (5:02) "Saturn" (3:37) "Velvet"(3:18) "Ancient Aiethopia" (9:04)
B:"Hours After" (3:41) "Horoscope" (3:43) "Images" (3:48) "Blues at Midnight" (11:56)

Cet album est resté longtemps très difficile à dénicher, vendu uniquement pendant les concerts de la formation, mais grâce à une réédition Impulse de 1975 il est devenu depuis l’un des plus populaires et des plus connus. On a longtemps pensé que sa première sortie se situait chronologiquement juste avant celle de The Nubians of Plutonia, mais depuis la découverte des bandes d’enregistrement on a la certitude qu’il lui succède. Nous sommes là au moment de l’un des pics artistiques et créatifs de Sun Ra pendant la période dite de Chicago. Situé à un moment charnière de l’évolution du jazz, il est tout à la fois ancré dans la tradition be-bop, parfois même swing d’avant-guerre, et en même temps tourné vers l’avenir et l’avant-garde, avec prudence toutefois, Sun Ra ne s’est engagé dans le free qu’en suiveur, même si lui et l’Arkestra étaient prêts à faire face à tous les défis et à jouer toutes les musiques. C’est là tout l’intérêt de cet enregistrement, témoin sonore et jalon de l’évolution de la musique.

Enlightenment est resté longtemps inscrit au répertoire du groupe lors des concerts, à la fin de ceux-ci, pendant la procession finale où le groupe traversait la foule en chantant, dansant, au son des percussions. Il faut dire que ce morceau bénéficie d’une mélodie redoutable, semblable à une ritournelle aisée à mémoriser, une sorte de tube en puissance... La pièce est cosignée par Sun Ra et Hobart Dotson, c’est d’ailleurs le trompettiste lui-même qui illumine d’un superbe solo cette belle composition, qui bascule à petits pas vers les rythmes afro-cubains.

Avec Saturn on retrouve les préoccupations plus habituelles du Sun. Le rythme est virevoltant et nous transporte, c’est sûr, sur l’un des anneaux de la planète. Le tempo est ultra rapide, on peut admirer la finesse des arrangements qui rappellent Ellington et son grand orchestre, John Gilmore, lors de son solo, fait montre d’une virtuosité exceptionnelle qui fera l’admiration de John Coltrane. Plus tard, celui-ci lui demandera ses « trucs », et John Gilmore, bon prince, accèdera à la quête de son éminent confrère, il est vrai qu'il est difficile de refuser quelque chose à un personnage de l'ampleur de Coltrane.

Velvet est orchestré avec la même précision, les solos se succèdent avec une impeccable ordonnance malgré la complexité de la pièce jouée sur un tempo très rapide. Curieusement on ressent une sorte de décalage entre la vivacité de la section rythmique et le thème joué sur un rythme beaucoup plus lent, créant une sorte de détachement.

Ancient Aiethopia est ici la pièce la plus remarquable, marquée du sceau unique du Sun Ra le plus avant-gardiste, jouant de la musique modale et affirmant le rôle premier des percussions, cette composition secrète étrangeté et exotisme, véhiculant des mystères, de l’angoisse et finalement de l’allégresse. Les ingrédients qui font de Sun ra ce grand magicien de la musique mythologique sont ici réunis, des percussions abondantes, des tambours lancinants, une basse mystérieuse, des anches à la fois divines et pompeuses, des voix qui parlent un langage étrange et inconnu, des riffs de cuivres répétitifs mais véhiculant d’infimes variations de rythme. Le morceau, pour se développer et créer une atmosphère, nécessite du temps et se prolonge sur une durée peu habituelle à la fin des années cinquante.

Voici la première version de Hours After ce blues, ici mid-tempo, qu’il réenregistrera vers la fin de sa vie. On y remarque de très beaux arrangements et quelques solos bien à propos comme ceux de Julian Priester et d’Hobart Dotson.
Je soupçonne notre mage de croire à l’Horoscope, aux thèmes astraux et à la prédestination, ça vaut bien un titre.
Images débute par un solo au piano très introspectif, après cette introduction le grand orchestre expose un joli thème sur lequel les solistes se succèdent avec engouement, on remarque Marshall Allen à la flûte et Pat Patrick au bariton.

Blues at Midnight est une longue plage plutôt destinée à l’expression des solistes de l’Arkestra qui se succèdent sur un tempo vif mené par la section rythmique réduite à l’excellent William Cochran très brillant à la batterie et au fabuleux Ronnie Boykins à la basse. L’ensemble de l’orchestre, comme pendant une Jam session digne de la belle époque, s’exprime à tour de rôle en solo, excepté Sun Ra lui-même. C’est l’occasion d’admirer la grande technique de ces musiciens, parmi les meilleurs de leur génération.

Un très bel album de transition qui recèle une éclatante perle.


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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Mer Nov 07, 2012 1:38 am 
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je l'ai en CD celui la, une réédition avec un autre album sur le même CD: sound sun pleasure

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En perdant GF nous avons perdu un grand vide Fenyxx


Bono se pointe vers moi et me dit « Ça va fiston ? » Je ne suis pas ton fiston, connard. Ce mec là a fait un ou deux bons disques, mais de là à m'appeler fiston... (Liam Gallagher, 1995)


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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Mer Nov 07, 2012 12:39 pm 
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je l'ai en CD celui la, une réédition avec un autre album sur le même CD: sound sun pleasure

Les disques de Sun Ra sont souvent d'une durée assez courte, parfois à peine plus de trente minutes, c'est pourquoi les rééditions CD ont tendance à coupler les albums assez proche chronologiquement. Le consommateur est gagnant.Autant les originaux Saturn sont très chers et prisés par les collectionneurs les plus fortunés, autant les rééditions vinyles sont en général à bas prix.
Alors, ton point de vue sur l'album?

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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Ven Déc 28, 2012 7:17 pm 
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Sun Song (1956)



A1 Brainville 4:29 A2 Call For All Demons 4:30 A3 Transition 3:40 A4 Possession 5:00 A5 Street Named Hell 3:55
B1 Lullaby For Realville 4:40 B2 Future 3:15 B3 New Horizons 3:05 B4 Fall Off The Log 4:00 B5 Sun Song 3:40

Personnel: Sun Ra, piano; Art Hoyle & Dave Young, trompette, John Gilmore, sax ténor, Pat Patrick, sax baryton; Jim Herndon, tympan, Robert Barry, Drums, Julian Priester, trombone, Richard Evans à la basse; Wilburn vert, basse électrique; James Scales, sax alto.

A Chicago, j’ai joué du piano avec Coleman Hawkins, Stuff Smith… La baronne Nica ne l’a sans doute pas cru car, un soir, elle m’a emmené au Village Vanguard où jouait Hawkins. Ella a dû être étonnée car il m’a dit : « Vous êtes la seule personne à avoir écrit quelque chose que je sois incapable de jouer… » En fait ce n’était pas une de mes compositions, mais un arrangement d’ « I’ll remember april… »
Sun Ra

Sans doute antérieurs à Super-Sonic Jazz ces enregistrements sont probablement issus d'une session datant du 12 juillet 1956, pour le label transition qui mettra sous peu la clef sous la porte, l’album Sun song fait parti des premiers enregistrements de Sun Ra sous son nom. Il a même longtemps été considéré comme son premier LP. Fini les doo-wop, fini les boîtes à strip-tease de Calumet city en compagnie de Pat Patrick et Robert Barry, l’Arkestra va s’étoffer petit à petit, on dit que Sonny Rollins lui-même y fera un passage et John Gilmore y entrera en 1955 pour ne plus le quitter pendant de longues années. C’est juste après les albums pour Transition que Marshall Allen et Ronnie Boykins intègreront le vaisseau spatial et marqueront la fin de ce qu’on appellera « la période de Chicago ». Cette forme orchestrale qui entrera dans les studios en cette année 1956 sera une des plus stables jusqu’au déménagement vers Ney-York.

« Comme je collectionnais les disques, un vendeur m’a conseillé l’album transition de Sun Ra. Dès que je l’ai entendu, j’ai voulu jouer avec Sun Ra. »
Marshall Allen


Sun song est à cheval entre la tradition et la modernité. Il est donc très accessible à une oreille habituée aux arrangements des grands orchestres. Un poil plus « raide » que Super-Sonic Jazz peut-être, un peu plus ancré dans le be-bop, mais il a sa part de modernité.

Brainville ouvre l’album de fort belle manière, ce morceau enjoué, sur un tempo rapide, fait penser à Mingus et offre un joli passage où le baryton à Pat Patrick fait entendre sa sonorité majestueuse en contraste avec la sourdine de la trompette et le son cuivré du trombonne de Julian Priester.

Call For All Demons s’articule autour d’un magnifique thème rapide et vif, John Gilmore, Sun Ra et même Jim Herdon au tympan nous offrent de bons moments musicaux…

Transition bien pulsé par la basse électrique est secoué par une succession de riffs emmenés par les sections des anches et des cuivres, succession de brefs solos concis et brillants dans la tradition bop.

Possession est une ballade vouée à John Gilmore qui louche vers la sérénade la plus sucrée, pièce élégante et sophistiquée.

Street Named Hell est à nouveau rythmé par le tympan et son énorme son de tambour vibrant, tandis que la basse électrique s’exprime en solo avant que n’interviennent la section des anches, on croirait vraiment entendre une musique de film, majestueux, détonnant et déjanté !

Sur Lullaby For Realville on pense à nouveau à Charles Mingus l’air est entraînant, la basse groovy et le pupitre d’anches savamment millimétré dans ses interventions…

Future est voué dans un premier temps à Sun Ra et à son piano, gracieux et avant-gardiste. Les arrangements son subtils et préfigurent l’…avenir.

New Horizons est languissant, paresseux, il s’étire lentement avant de s’achever autour d’un joli thème bien polissé.

Fall Off The Log est classique dans sa forme, un hard-bop bien réchauffé qui permet à James Scales et John Gilmore de se mettre en valeur.

Sun Song est le morceau “exotique” de l’album, celui qui a le plus de charme avec cet orgue trafiqué et ces coulées de notes au piano. Encore une évocation magique d’un orientalisme rêvé…

Un nouveau témoignage des débuts discographiques du Sun, un hommage à la tradition avec une pointe de modernité, sans doute pas le meilleur choix pour aborder cette première période discographique, l’album restant malgré tout assez sage, ce qui ne lui enlève rien de son charme propre… On pense à Duke Ellington, à Gil Evans, à Charles Mingus, à George Russel mais pourtant ça reste si personnel et identitaire qu’on y entend surtout la marque d’un très grand.

Je l'écoute en ce moment-même. Effectivement plutôt sage, et très respectueux, j'ai carrément pensé au jazz New Orleans par moments ! Avec quelques effets farfelus (ces toms sur "Call For All Demons", très rigolos). Très agréable en gros. Il est à noter que ce disque existe sous un autre titre, Jazz by Sun Ra, vol.1, chez Transition également.

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 Sujet du message: Re: Sun Ra
MessagePosté: Sam Jan 05, 2013 5:37 pm 
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En écoute : The Great Lost Sun Ra albums : Cymbals/Crystal Spheres (2000). Des enregistrements free de 73, qui auraient dû être publiés par Impulse!, lequel label a rompu le contrat de Sun Ra avant que de les publier, si bien qu'ils n'ont vu le jour qu'en 2000 via Evidence. Disques complètement débridés.

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