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Je viens de lire tout ce qui précède et je suis aussi désolé de voir partir James, mais je tenais à mettre aussi mon petit grain de sel dans cette affaire qui, après tout, n'est pas une affaire d'Etat... tant mieux...
James a dit qu'il était anormal - corrigé en illogique - d'aimer des trucs des années 70 pour quelqu'un né en 1990 (en gros).
J'ai beau tourner la phrase dans tous les sens, je ne comprends réellement pas la logique derrière cette phrase. Si James était encore là, j'aurais aimé qu'il me précise le fond de sa pensée. Voici ce que je comprends : La norme ou la logique (pour moi la différence est ténue) serait donc d'aimer la musique de l'époque qu'on a vécue ? Cela veut-il dire qu'il serait tacitement interdit d'aimer autre chose ? Cela veut-il aussi dire que passé une époque, un titre n'est plus bon ? Ou alors qu'une musique, souvent représentative d'une époque n'est-elle réservée qu'à une catégorie de personnes qui l'ont vécue ? Tout cela me paraît un peu dommage !
Je précise :
Dans la globalité on peut dire que l'on peut trouver une période prédominante pour chacun des trait de caractère : on peut avoir du contestataire, du pacifiste, de l'épris de liberté, du jovial et danseur, et de l'aseptisé. Des personnes nées en 1950 peuvent adorer des trucs aseptisés et donc télécharger le titre de René la Taupe comme un jeune de 15 ans, épris d'un sentiment de liberté, de volonté de retour aux sources, à la nature (etc) peut se reconnaître donc plus dans une musique folk des années 60 ou, comme moi un type qui a aujourd'hui 33 ans (ah non, demain) préfère écouter du Yes de 1972, du Magma de 1971 ou du Deep Purple de 1970. Suis-je anormal ? Aux yeux de la société (capitaliste) je dirai oui, mais dans l'absolu ? une musique est intemporelle ou alors elle est faite pour user d'un phénomène de mode et donc n'est qu'un simple outil marketting pour se faire du pognon facile et rapide. Il me semble que, justement, ce qui nous rassemble ici, c'est ce côté intemporelle de la musique, une musique qui, pour nous aura la même valeur dans 30 ans qu'elle n'en a eu il y a 30 ans. D'ailleurs, même si le thème central de ce forum/site est les années 60-70, on ne se prive pas de parler d'autres intemporels des années 50 (et avant) et d'autre que nous constatons pouvoir le devenir parmi ce qui sort aujourd'hui. La seule chose, c'est que nous constatons tous ici, que la densité de bonne came est plus forte dans les deux décennies qui nous concernent. Alors, trouver anormal de préférer une période que l'on n'a pas vécue, non. Par contre, ne rien aimer d'une période qu'on a vécue, peut-être ! Pourquoi ? parce que tout simplement, il y a l'effet Madeleine de Proust : un titre qui a été ultra diffusé à une époque nous rappel souvent un événement que nous avons vécu à cette époque. On l'aime pour ce qu'elle représente. Par exemple, je ne peux pas dissocier Bette Davis Eyes de KIM CARNES des vacances que j'ai passées en 1981 dans le Périgord. Je n'avais que 4 ans, mais ça m'a marqué à vie. Ce n'est pas un titre que j'aime particulièrement en soit, mais un titre que j'aime beaucoup pour ce qu'il me rappelle. Y en a plein des comme ça.
Aussi, je pense que je comprends mieux la phrase de James si elle est semblable à celle ci :
"Il est anormal de n'aimer aucun titre de sa jeunesse"
simplement pour cette raison.
Après, je peux peut-être me tromper dans mon interprétation de ce qu'a dit James...
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