Quand on part à l’aventure vers des terres inconnues ou des espaces peu fréquentés, il faut bien l’avouer : on n’est pas à l’abri d’une très, très belle surprise, c’est ce qui m’est arrivé avec cet album terrible !
C’est sûr il y a Tony Malaby, je le connais très peu, sinon au travers de « The Cave of Winds » dont je vous ai parlé en novembre deux mille vingt-quatre, un album foutrement bon, de ceux qui donnent l’envie de persévérer, et puis le temps passe et l’oubli s’installe… jusqu’à ce qu’une opportunité de hasard se manifeste…
Celle-ci se nomme « Somos Agua », avec deux géants, l’un très connu, le contrebassiste William Parker et l’autre moins, le batteur Nasheet Waits, absolument excellent sur cet album où il brille de mille feux, à l’image de ses deux partenaires, les trois sont tout simplement éblouissants.
Sept pièces sont interprétées, dont la dernière, signée des trois, qui semble improvisée, c’est le morceau-titre, « Samos Agua ». Les autres pièces sont signées du leader, Tony Malaby, qui joue soit du soprano, soit du ténor. Il frappe fort dès le morceau d’entrée, « Mule Skinner » qui va bien.
« Lorretto » qui suit aspire à la mélancolie, quant à « *matik-matik* » c’est une des belles pièces de l’album, particulièrement réussie, tout comme « Can’t find you » qui réserve lui aussi une montée progressive comme on les aime… De quoi satisfaire les plus exigeants.
Je n’insiste pas sur la qualité de ces musiciens, c’est une démonstration de bout en bout, les trois sont tout simplement exceptionnels, plein d’inventions, d’à propos, de surprises et de subtilités sans jamais lever le pied…
Mule Skinner
