J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

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Douglas
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mar. 16 juin 2026 04:30

Pat Metheny – Side-Eye III+.jpg
Pat Metheny – Side-Eye III+.jpg (96.14 Kio) Vu 703 fois
Pat Metheny – Side-Eye III+ - (2026)

Voici un album qui possède de l’envergure, conçu à l’origine à partir d’un trio, Pat aux guitounes, sons et synthés, Joe Dyson à la batterie et Chris Fishman aux claviers, piano et orgue, il s’étoffe de multiples participations, particulièrement Daryl Johns à la basse, Brandee Younger à la harpe, Luis Conte aux percus et Vincent Peirani à l’accordéon !

Ils sont également une dizaine à chanter, et James Francies, en invité, joue de l’orgue également sur « Urban And Western ». En fait c’est un sacré barnum cet album, et très bon qui plus est, on le comprend vite à l’écoute de « Don’t look Down » par exemple qui envoie des saucisses. Pat, en fait, est du genre déconneur sympa qui aime rire, et jouer de la musique, quand elle est bonne.

Il faut dire que l’affaire s’est déroulée dans les Studios Dreamland de Woodstock avec une troupe de preneurs de sons habiles et délurés, tout est absolument nickel, rutilant, propre et net, nettoyé de près. Une sorte de point repère, une référence, le truc qui sert de « base » pour discuter et aboutir, du genre, quoi...

En tous points et en tous lieux, là où se pose la tête de lecture, elle ne rencontre que bonnes ondes, bon groove et bonnes vibrations, il n’y a ni risque, ni hasard, le truc fonctionne méchamment, invariablement, que tu sois dans l’« Urban And Western » ou dans « Our Old Street » et même au « SE-O »…

De la bonne zique donc, sans prise de tête, chaleureuse et finement jouée, enjouée et dépaysante, jazzy et référencée dans les folklores, qui swingue de façon irrésistible, pour le plaisir…

In on It


Don't Look Down


Make a New World


Urban and Western


SE-O
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mar. 16 juin 2026 15:20

Les victoires du jazz 2026

Leïla Martial, lauréate de la catégorie "Artiste vocal(e)"
Leïla Martial « Blizzard » avec Élie Dufour (organetto)
Auteure : Leïla Martial/Compositeurs : Leïla Martial & Élie Dufour


Les Victoires du Jazz 2026 - Airelle Besson, lauréate de la catégorie "Artiste instrumental(e)"


Les Victoires du Jazz 2026 - "Song For Abbey" de Marion Rampal, lauréat de la catégorie "Album"


Les Victoires du Jazz 2026 - "Zagate" - Souad Massi, lauréat "Album de musiques du monde"


Les Victoires du Jazz 2026, "Quatuor Demi-Lune" - Robinson Khoury, lauréat de la catégorie "Concert"


Les Victoires du Jazz 2026 - Noé Huchard, lauréat de la catégorie "Révélation, prix Frank Ténot"


Les Victoires du Jazz 2026 - Hommage à Michel Portal

Thomas Savy (clarinette basse)

Les Victoires du Jazz 2026 - Selah Sue, Présidente d'honneur
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mer. 17 juin 2026 03:21

Lionel Martin – Solo.jpg
Lionel Martin – Solo.jpg (194.82 Kio) Vu 658 fois
Lionel Martin – Solo – (2021)

Un disque du Covid, la preuve écrite au verso :

« En plein Covid essayer de chanter, jouer comme un guerrier. »

Merci Lionel, guerriers nous fûmes, mais parfois au petit-pied, sortir, sortir pour respirer ! Sans papier ni ordonnance, « Rizla+ », sans plus, ni autorisation auto-signées, rebelles sortez la nuit et écoutez la musique dans les champs…

Lionel, il joue du saxophone baryton, quand il le met en bouche il ressemble à un éléphant, et il barrit, la nuit dans les champs, pour dire bonjour aux autres éléphants de la brousse, qui lui répondent en faisant trembler la forêt toute entière…

Il joue aussi du saxophone ténor, il fait « Echo », et dialogue avec lui-même en jouant du soprano, pas loin des champs, « l’amour suprême » se raconte-t-il à lui-même. Dans l’étable les trayeuses traient en rythme, et les vaches se libèrent de leur lait à St Joseph, au Gaec du Mûrier, où nous sommes.

Lionel il fait tout, le son, les bricolages, collages, montages, et autres combinaisons, il grimpe aussi les montagnes des fois, la nuit, pour rire du Covid et le vaincre…

Et ce qu’il ne fait pas, parce qu’il ne sait pas, c’est Robert Combas qui s’y colle, un pote à lui, un ami, il peint des trucs très beaux comme sur la pochette, joue de la mandole et de la guitare, ainsi que du pinceau.

Il est espiègle Lionel, et a enregistré Robert en cachette, sans qu’il ne le sache, juste une connerie pour déconner et lui faire écouter le Cd à sa sortie, en rigolant. Un souvenir de Sète, Lionel aime bien se promener la nuit, au-dessus du Mont St clair de Sète, vers deux heures du mat, quand s’entendent le train, les klaxons et les travaux, au loin, sur la voie ferrée…

On se quitte avec une petite pensée pour Sydney Bechet, au son du crissement du pinceau sur la toile, de la roue à eau du moulin tourneur, et des métiers à tisser qui tissent, enregistrés à la Terrasse Sur Dorlay.

L’album il est beau, bel et bon, un authentique album de guerrier !

A1 jeu


A2 La maison des autres


A3 a change is coming


B1 echo (supreme)


B3 son je , mes moires
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 18 juin 2026 01:32

Bireli Lagrene Ensemble – Routes To Django (Live At The »Krokodil«).jpg
Bireli Lagrene Ensemble – Routes To Django (Live At The »Krokodil«).jpg (71.69 Kio) Vu 630 fois
Bireli Lagrene Ensemble – Routes To Django (Live At The »Krokodil«) – (1980)

Je vous mets la pochette d’origine, bien que la mienne, version Cd, soit également fort jolie. C’est bien Bireli sur la pochette, un peu avant ses quatorze ans pour être précis.

Dès la première pièce, « Fiso Place » il rend hommage à son père, Fiso, guitariste alors renommé, qui saura transmettre l’amour de la musique à son fils. Ce dernier fit ses premières tentatives à la guitare dès l’âge de quatre ans, et les deux s’accordèrent bien, l’instrument géant et les petites mains qui grattaient, il aimait entendre les vibrations des cordes qui résonnaient à l’intérieur, comme s’il était une cathédrale…

L’album est tout entier tourné vers Django, un manouche comme lui qu’il aime plus que tout, surtout quand son père le fait revivre. La famille ce n’est pas rien dans sa vie, aussi, sur cet album, s’entend également son frère, Gaiti Lagrene, à la guitare rythmique d’accompagnement, ils sont tous les deux signataires de l’hommage à leur papa.

Et puis il y a aussi les amis, ceux qui accompagnent sur la scène du »Krokodil«, en Allemagne, à Kirchheim. Jan Jankeje à la contrebasse et Tschirglo Loeffler à la guitare, comme il sied pour ce genre de musique, quatre qui se soutiennent, s’accompagnent, chacun dans son couloir et on fonce !

Il y a également les invités de passage qui se greffent au fil du concert, chacun ajoutant sa touche et sa couleur, pour que le spectacle brille et éclate avec magnificence. Ainsi se manifeste le violoniste Schmitto Kling sur « My Melancholy Baby », l’excellent Wolfgang Lackerschmid au vibraphone sur « Latches », Bernd Marquart à la trompette sur « I’ve Found A New Baby », et Jörg Reiter au piano sur « Boxer Boogie ».

On remarque également « Bluma » joué en solo par Bireli, et, sur la version Cd, une pièce ajoutée, « Mirage » qui ferme l’album, extraite d’un concert à Francfort. Mais on remarque également les grands standards qui éclatent ici, comme « All of Me » resplendissant ou « I've Found a New Baby ».

Il y a aussi des compos de Bireli, particulièrement le chouette « Biréli Blues » bien décapant, et un passage par le Brésil, avec « Wave » d’Antonio Carlos Jobim.

Des débuts magiques pour cet album qui se doit d’être écouté comme celui d’un jeune artiste très doué, en oubliant un peu que c’est un enfant, pour juste profiter de cette belle musique …

Fiso Place


All Of Me


Latches


Wave


I've Found A New Baby


En live (pas dans l'album):
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » ven. 19 juin 2026 01:45

Lakecia Benjamin – We Dream.jpg
Lakecia Benjamin – We Dream.jpg (86.51 Kio) Vu 576 fois
Lakecia Benjamin – We Dream – (2026)

Un album sorti ce mois, Lakecia raconte une histoire depuis « Pursuance: The Coltranes » en vingt-vingt, et « Phoenix » trois années plus tard, augmenté du même, réimaginé "live" en vingt-quatre, de quoi tenir le haut du pavé…

Ce dernier album possède de qui tenir, il garde de la cohésion, mais surprend avec tous ces musiciens qui vont et viennent, ainsi défilent à la trompette Terence Blanchard, Sean Jones, Lessie Vonner, Christian Scott : c’est-là une version des chaises musicales, croirait-on !

Pourtant l’identité de l’ensemble est là et tout tient droit, peut-être cette influence coltranienne qui est toujours présente, au coin d’un accord, d’une succession de notes, d’un invariant que l’on reconnaît de suite et qui enchante.

Quand Lakecia embouche son sax alto tout vole et s’envole, c’est puissant, trempé dans le groove et tranchant comme de l’acier et, s’il se trouve un Blanchard ou un Scott avec une trompette ça plussoie encore plus haut, histoire d’astiquer les cimes. Ainsi « Beyond The Down » et « Mi Gente » décapent et, « Ascension » qui suit, s’ouvre au hip-hop qui, monté en température, fusionne avec ce bon jazz qui régale.

Mais Lakecia connaît ses classiques et « Dream Breaker » qui arrive renvoie opportunément à l’école hard-bop où beaucoup ont fait leurs gammes, l’hommage à la tradition, mais éclairé, avec des tambours à l’arrière qui grondent, poussent et bousculent.

On glisse ensuite vers des trucs plus mode, pop et funk, voix chantées, batteries à l’avant et groove constant, la musique d’aujourd’hui, avec des clichés soul d’hier, mixés à l’électro-ambient, sur lequel se dépose la voix de l’alto en provenance de la « Divine », qui baigne dans cette douce mixture, énergisante et bienfaisante…

Ce mélange savant fait appel à de nombreuses autres personnalités, la pianiste Hiromi par exemple, Chris Potter au sax ténor, ou Miki Hayama au synthé pour n’en citer que quelques-uns, ainsi on retient les titres « Right Now » ou « New World » pour n’en citer que deux…

En conclusion un album très travaillé, qui paraît plutôt accessible, tourné vers l’unification des genres et la fusion des modes, il est à la fois performant et novateur, à suivre, en somme…

New World


Beyond The Dawn


Ascension


Mi Gente


Right Now


Flame Keeper
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » sam. 20 juin 2026 01:26

Medeski Scofield Martin & Wood – Out Louder.jpg
Medeski Scofield Martin & Wood – Out Louder.jpg (150.71 Kio) Vu 536 fois
Medeski, Scofield, Martin & Wood – Out Louder – (2007)

Que vous soyez amateurs du trio Medeski, Martin & Wood ou plus simplement de John Scofield, voici un album qui ne devrait pas décevoir. La rencontre fonctionne bien, de ce côté rien à redire.

Les pièces sont plutôt au format rock, en général entre trois et cinq minutes, ce qui ne laisse rien deviner d’une ambition jazz, hormis vers la fin, lors de l’interprétation de l’exceptionnel « Down The Tube » qui ressemble à une jam.

Mais ce n’est tout de même pas trop rock, ni même trop jazz, il faut plutôt jeter un œil du côté du funk et des musiques noires, blues ou soul, du bon groove, c’est ici ce qui est essentiel et qui rassemble.

Dans un tel contexte Scofield stupéfie par son allant rock, et sa guitare régale d’un bout à l’autre, même si toutes les pièces ne se valent pas, c’est souvent haut. Le trio d’accompagnateurs joue également le jeu à fond et propose un soutien vraiment sans faille avec un Medeski des grands jours.

Ah, oui ! Il y a deux albums dans la version à se procurer, celle qui ne contient que l’album en studio est à proscrire, même si c’est probablement le meilleur de ce qui se trouve ici. Le second Cd contient des extraits de concert qui méritent tout de même largement le détour…

Medeski est souvent à l’œuvre côté compo, mais il y a également quelques reprises, « Julia » de Lennon/McCartney et l’excellent « Legalize it » de Peter Tosh. John Scofield ouvre l’album avec l’unique titre qu’il apporte, « Little Walter Rides Again », très plaisant.

Il y a tout de même pas mal d’impros au fil des pièces, on en revient toujours à ce qu’on aime, et c’est tant mieux. « What Now » par exemple, envoie bien, avec un Medeski volontaire et un Scofield qui s’accroche, c’est pour ça qu’on l’aime. On retrouve également une autre version de cette pièce côté « live » !

Le second album est moins long d’un quart d’heure, et s’arrête au bout de quarante-cinq minutes environ. Il est capté au concert donné au « Bowery Ballroom » de New York, vers la fin de l'année, en novembre deux mille six.

Il s’ouvre avec le très bon titre, « A Go Go », qui fut enregistré à l’origine en quatre-vingt-dix-huit, avec les mêmes quatre membres, mais l’album parut alors sous le nom du seul John Scofield. On remarque également une reprise assez longue du traditionnel « Amazing Grace » et une autre de Chris Wood, « Cachaça » qui possède sa réplique studio sur l’autre album…

Bref, de quoi s’occuper très agréablement…

Medeski, Martin & Wood (Out Louder) with John Scofield • Julia


Medeski Scofield Martin and Wood - Legalice It


SMMW-Little Walter Rides Again


Down The Tube - Medeski, Scofield, Martin & Wood


Medeski Scofield Martin & Wood What Now 2006
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 21 juin 2026 01:57

Lew Soloff – Rainbow Mountain.jpg
Lew Soloff – Rainbow Mountain.jpg (49.59 Kio) Vu 475 fois
Lew Soloff – Rainbow Mountain – (1999)

Un trompettiste que j’ai découvert et aimé alors qu’il jouait aux côtés du Gil Evans Orchestra dont il était un membre éminent. Dans le répertoire il y avait ce fameux « Up From The Skies » de Jimi Hendrix, dont il donne une version sur cet album.

D’ailleurs il continue ce fil rock, au travers de quelques titres, comme le « Suzie Q » mis à l’honneur par le Creedence Clearwater Revival qui en avait fait un titre culte de son répertoire, et dont une bonne version est donnée ici. Tout comme « Born On The Bayou » dont Soloff nous propose une lecture également.

Et pour clore cette série de reprises, nous avons droit à celle de « Stairway To Heaven » qui aurait dû, lors des concerts, soulever le public, à moins qu’elle n’aide à meubler l’atmosphère dans les salles d’attente, c'est tout de même bien de vouloir insérer des standards nouveaux dans la musique populaire de jazz, et ça reste un joli thème…

Bon, Lew a convoqué quelques-uns de son entourage, Joe Beck à la guitare, Louis Marini aux saxs et à la flûte, qui a également composé, avec talent, trois pièces ici, Mark Egan aux basses et Danny Gottlieb à la batterie, tous moches d’après les nouveaux critères raciaux en vigueur.

D’un autre côté, du simple point de vue musical, ça n’arrache guère, sympa mais conventionnel, parfois même gentillet, j’attendais mieux, mais je vous en parle tout de même, particulièrement pour l’effort qui est fait d’intégrer la musique rock dans le jazz, ce qui pourrait intéresser, malgré tout, quelques âmes par ici, et ça marche bien tout de même…

Il y a également le cas de « Rainbow Mountain », le morceau titre joué en seconde place sur l’album, mais qui est interprété par un autre orchestre et greffé ici on ne sait trop pourquoi, bien qu’il se tienne convenablement, frôlant les dix minutes, mais je lui préfère l'excellent « Frog Legs » qui régale...

On se quitte sur une bonne note avec « Tout va Lews » de Joe Beck, on a tout de même pu profiter tout du long de l’excellence de Lew lors des solos de trompette dont il nous régale, souvent avec une sourdine dont il est un des meilleurs spécialistes, et rien que pour ça, l’album vaut son pesant de cacahuètes.

Up From The Skies
Suzie Q
Born On The Bayou
Stairway To Heaven
Frog Legs
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » lun. 22 juin 2026 02:10

Etenesh Wassié Trio - Arada.jpg
Etenesh Wassié Trio - Arada.jpg (289.9 Kio) Vu 413 fois
Eténèsh Wassié Trio – Arada – (2026)

Lorsque j’ai écouté la première fois Eténèsh Wassié, elle chantait aux côtés du guitariste Mathieu Sourisseau à la basse acoustique, c’était la période « Belo » de sa discographie. Autant le dire de suite ce fut pour moi un véritable choc émotionnel, sa voix et son chant m’emplirent l’esprit, et je suivis la piste avec ténacité.

Par bonheur la chaîne Mezzo diffusa deux concerts la concernant que je visionnais de nombreuses fois, je me penchais également vers la contribution qu’elle apporta au « Tigre des Platanes » sur l’album « Zeraf ! ».

L’album « Yene Alem » arriva bien plus tard, en deux mille dix-huit, le temps pour moi de me pencher vers le label toulousain « Mr Morezon » où la voici aujourd’hui avec le très beau « Arada », aux côtés du fidèle Mathieu Sourisseau à la guitare basse acoustique et à la composition.

On observe également l’arrivée de nouveaux musiciens accompagnateurs, Sébastien Bacquias à la contrebasse, Fabien Duscombs à la batterie sur six pièces et Mathieu Werchowski au violon sur trois titres.

Avec Eténèsh Wassié l’Ethio-jazz enraciné reprend vigueur auprès de la musique d’aujourd’hui, on conserve ce côté abrasif qui constitue l’identité du chant, avec cette voix abrupte qui va droit au but, sans détours inutiles, chargée par les fêlures et les brisures transmises par les affres de la vie. Les musiciens tout autour n’agissent qu’en périphérie, créateur de climat et fournisseurs d’énergie vitale, si le besoin se fait.

C’est Eténèsh le souffle de vie, c’est elle qui raconte également, à partir du patrimoine oral qu’elle connaît et qu’elle adapte, ce dernier volet est tout aussi essentiel que les précédents et s’inscrit comme une suite, un prolongement…

Magnifique !

Tezeta
Cheguitou
Yené Alem
Belou Endji
Etetou
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mar. 23 juin 2026 01:08

The Ancients – The Ancients.jpg
The Ancients – The Ancients.jpg (90.62 Kio) Vu 346 fois
The Ancients – The Ancients – (2025)

Et voici « Les Anciens », il est vrai que la pochette a un côté rétro qui rappelle les vieilles photos que l’on retrouvait sur les cheminées des chaumières d’autrefois, avec un vieux cliché instantané créé par un polaroid vintage, facteur de grain à foison, gage obligé et certain d’un manque de définition.

Maintenant les anciens ont l’air tout de même multigénérationnels avec le plutôt jeune, Isaiah Collier, au sax ténor, à la sirène, au sifflet de mort aztèque sur la dernière pièce, ainsi qu’aux petits instruments. J’ajoute qu’ayant écouté « Parallel Universe » que je vous avais présenté il y a deux ou trois ans, et après avoir vu la vidéo de l’un de ses concerts il y a peu, c’est bien sur cet album qu’il me semble le meilleur, sacrément bon, et même très, très, de mon point de vue.

A ses côtés deux comparses, du genre grosses pointures, et là plutôt de la classe ancienne. William Hooker à la batterie et au chant parfois, avec son gros nuancier de cymbales et son jeu de tambour hyper classe. L’autre William n’est pas mal non plus, c’est le fameux Parker, il joue mieux que personne de la contrebasse et aussi du hojǒk, un instrument coréen qui ressemble au hautbois, dont il joue en fin de deuxième soirée, lors du concert de Los Angeles.

Il faut dire que l’orientation n’est pas très simple sur ce double Cd, il faut tout d’abord démêler le premier et le second Cd, puis regarder les dates avec attention, car il n’y a pas l’intégralité des concerts, les sélections choisies sont possiblement mutilées, en fait rien n’est sûr, sinon que tout ce qui se tient là est véritablement réjouissant !

Les lieux concernés sont donc Los Angeles pour trois sélections, et San Francisco pour la dernière, sachant qu’il y a deux sélections par Cd. Mais rien de grave, pour entendre de la bonne zique à la sauce d’autrefois il suffit de faire tourner l’ensemble et on se réjouit gravement pour toutes ces bonnes vibrations.

C’est géantissime en fait, les trois sont au top et on se régale vraiment ! Quatre-vingt-dix minutes de bonheur ! Une véritable plongée dans le début des années soixante-dix…

2023-05-12 LA set II


The Ancients (William Parker's New Heart Trio) - (ne fait pas partie de l'album)
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mer. 24 juin 2026 02:05

Gare Du Nord – In Search Of Excellounge.jpg
Gare Du Nord – In Search Of Excellounge.jpg (43.84 Kio) Vu 283 fois
Gare Du Nord – In Search Of Excellounge – (2001)

Non, non, ne partez pas tout de suite, restez encore un peu, par exemple pour vous souvenir de ce qui est mentionné sur le petit sticker bleu collé sur le Cd, « Featuring the extraordinary hit single « Pablo’s Blues » ! Ah ça vous dit, alors allons-y…

Sûr, un gros tube à l’époque, peut-être pas trop chez nous, mais pour ceux qui traversaient les frontières à cette époque-là, pour aller vers Ostende, Bruxelles ou Amsterdam, et même remonter encore vers les pays du nord, où se cachent les Nordiens avec leurs drôles de Dieux…

Une curieuse histoire « Gare du Nord », ça devait marcher le temps d’un coup, histoire de gagner des biftons, mais ça s’est passé autrement… A l’origine deux gars dont on voit la photo à l’intérieur de l’insert, mais pas grand-chose d’autre, sinon ce titre d’album qui révélait l'étendue de ses intentions …

« In Search Of Excellounge », avec une séparation couleur entre les deux « L », distinguant sans les séparer « excel » et « lounge », tout est là en fait, l’opération, le calcul, en espérant rafler de bonnes retombées financières, y’a pas de mal par ailleurs, un bon produit qui se vend bien et qui rapporte, c’est bien là le fonctionnement normal du monde dans lequel on vit…

L’un est hollandais, guitariste, il s’appelle Ferdi Lancee, c’est son pseudo, son véritable nom est Ferdy Dousenbach, mais ce n’est pas grave, d’ailleurs pour simplifier on l’appelle « Doc ». L’autre est belge, il s’appelle Inca, aka Barend Fransen, et joue du saxophone, ils chantent et composent, des trucs qui vont dans le vent, de ceux qu’on aime entendre quand on écoute plus vraiment, et qui se vendent bien, y’a pas d’mal à faire rentrer de l’oseille, juste un coup, histoire d’éprouver les bonnes recettes à la mode…

Mais voilà, ça vire because le hasard qui passe par là, voilà que la série télévisée « Six Feet Under » s’intéresse à leur musique et que la musique « lounge » décolle comme un genre et que le monde devient mou, s’enfonce dans les coussins et boit des cocktails en dansant sur cette musique soft et chaudasse…

Et « Pablo’s Blues » qui déchire les hit-parades, « Excellounge Bar » qui est une sorte de raccourcis de la recette, tapis de percus, rythme doux sur texture smooth, qui s’étire et s’allonge au soleil tamisé, traits des guitares qui saillent comme des stries sucrées, voix féminines lascives et lointaines, airs du toujours renouvelé sans fin, chaud et réconfortant, espoir d’une sieste paresseuse…

« Disco-Tèk (Boogie All Night Long) » convie la musique Disco et les rythmes qui font danser et bouger, dans un mélange de styles très réussi. Et voilà qu’après quelques concerts organisés en tournée, la musique se retrouve au menu du film « Ghost Rider », puis le trompettiste Erik Truffaz se révèle au duo et participe activement à cette étonnante aventure… Dingue je vous dis…

Bien profiter de « Room…69 Moi ? » comme un hommage à Gainsbourg, qui se retrouve encore au menu avec « Searching Gainsbourg », plans coupés, racolés et recollés … De la musique lounge dites-vous - Moi ? Hmm…

Et pour finir « Poème Rouge », dont les paroles siègent dans le livret… L’album fut un grand succès et lança la formation sur les rails, à partir de la Gare du Nord, pour un long voyage et un bon paquet d’années…

GARE DU NORD - 01 How Was It For You
GARE DU NORD - 04 Pablo's Blues
GARE DU NORD - 05 Excellounge Bar
GARE DU NORD - 07 Room 69... Moi?
GARE DU NORD - 08 Searching Gainsbourg
GARE DU NORD - 09 Poem Rouge
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 25 juin 2026 03:37

Natural Information Society – Perseverance Flow.jpg
Natural Information Society – Perseverance Flow.jpg (252.02 Kio) Vu 212 fois
Joshua Abrams Natural Information Society – Perseverance Flow – (2025)

Voici un album que l’on pourrait classifier dans la catégorie E.P., vu sa relative brièveté, juste un peu moins de trente-cinq minutes. Évidemment ceci ne préjuge en rien de la qualité, car en fait, nous sommes plutôt gâtés…

Une seule pièce qui est donc le morceau titre, interprété par un quartet particulièrement avenant. L’enregistrement s’est effectué dans un studio de Chicago en deux mille vingt-quatre, et Joshua Abrams mène la danse comme il sait le faire, avec tout le groove dont on le sait capable.

Il joue du guimbri, cette guitare avec manche et caisse résonnante, aux cordes pincées chère aux Gnaouas, dont il est un grand spécialiste. Lisa Alvarado joue de l’harmonium et de l’électro, tissant l’espace et ornant de diverses textures le fond sonore, en jouant le plus souvent avec d’infimes variations.

Mikel Patrick Avery joue de la batterie et bat la mesure en fond, mesurant les temps avec constance et entêtement. Jason Stein joue de la basse clarinette avec une grande abnégation, se cantonnant souvent dans un rôle répétitif, bien que toute cette musique avance et évolue en modifications constantes, ou par paliers.

C’est la somme de tous ces mouvements en provenance de chacun des musiciens qui fait évoluer la pièce, sans qu’on y prenne garde, presque sans s’en rendre compte, comme avançant dans un chemin qui s’ouvre devant nos pieds, et que nous empruntons au fur et à mesure du temps qui file…

L’une des modifications les plus conséquente est celle des rythmes qui se modifient tout du long, nous avançons d’abord badauds, spectateurs et promeneurs, une accélération s’exerce très lentement, presque imperceptible, et tout à coup nous prenons conscience du temps qui a passé et de l’augmentation de la vitesse qui s’est greffée à notre insu : nous voilà bientôt coureurs de fond s’accrochant à la machine pour ne pas chuter…

L’illusion serait d’imaginer un parcours concentrique alors qu’en fait il se renouvelle sans cesse, en comptant habilement sur les improvisations qui se manifestent également, et bousculent intimement l’ordre des choses…

Perseverance Flow
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Message par Douglas » ven. 26 juin 2026 16:39

Carla Bley  Andy Sheppard  Steve Swallow Billy Drummond  The Lost Chords.jpg
Carla Bley Andy Sheppard Steve Swallow Billy Drummond The Lost Chords.jpg (129.96 Kio) Vu 122 fois
Carla Bley / Andy Sheppard / Steve Swallow / Billy Drummond - The Lost Chords (2004)

Un album de la grande maturité, déjà, pour Carla Bley. Je l’ai tant suivie et aimée, avec assiduité à ses débuts, puis de façon plus pointilliste, de loin en loin, sans toutefois jamais la quitter, un œil en coin, car si les grands frissons appartiennent aux seventies jusqu’au début des années quatre-vingts, il subsistera, tout au long de la route, des trucs intéressants qui n’appartiennent qu’à elle et qui percent tout du long de sa discographie…

« The Lost Chords » c’est donc Carla Bley au piano Andy Sheppard aux saxs ténor et soprano, Steve Swallow à la basse et Billy Drummond à la batterie, des fidèles et même un « mari » dans le lot. Toutes ces pièces sont issues de la tournée Européenne de Carla, lors du Tour deux mille trois qui l’emmènera de Belfast à Istamboul en passant par Paris, Londres, Amsterdam, Varsovie et bien d’autres grandes villes…

C’est Carla qui signe l’intégralité des compos, elle a toujours eu un don pour ça, des facilités qu’elle a su exploiter au mieux. Pour le choix des musiciens elle est également experte, de ce côté tout est au top et la bonne entente règne, c’est sans doute là le premier critère, valeurs partagées et respect de chacun.

La bête fait cinquante-trois minutes avec une longue suite d’un quart d’heure qui ouvre l’album, « Blind Mice », puis une seconde suite « Blind Mice Redux » de plus de vingt minutes et la dernière suite « Lost Chords » de dix-sept minutes.

Cette formule à quatre est assez légère pour Carla, habituée aux grands ensembles, mais cette souplesse et cette légèreté possèdent également leurs avantages, particulièrement pour ses accompagnateurs très mis en valeur et davantage impliqués. Le complexe « Wink Leak » avec Drummond habile et virtuose sur « Traps », de quoi être épaté…

Cette cavalerie légère autorise les moments intimistes, comme « Lost Chords I » d’une grande beauté, avec un Sheppard à fleur de peau. C’est sans doute la pièce majeure ici, tel un joyau rare, il envoûte et dévoile également la facilité compositionnelle de Carla qui vise encore très juste !

Il y a également des réminiscences bop et hard bop qui parcourent l’enregistrement comme autant de petits papiers abandonnés le long du parcours, comme pour marquer la route et baliser le passage…

I (Lost Chords) (Live)
II (Lost Chords) (Live)
III (Lost Chords) (Live)
Red (Live)
Wink Leak / Traps / Leonard Feather (3 Blind Mice) (Live)
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Message par Douglas » sam. 27 juin 2026 07:55

Telectu  Louis Sclavis  Jac Berrocal – Jazz Off Multimedia.jpg
Telectu Louis Sclavis Jac Berrocal – Jazz Off Multimedia.jpg (31.01 Kio) Vu 85 fois
Telectu / Louis Sclavis / Jac Berrocal – Jazz Off Multimedia – (1995)

Telectu c’est un duo d’italiens, Vitor Rua qui joue de la guitare, du sitar, manipule les bandes et joue de l’électro, son compagnon de route est Jorge Lima Barreto qui joue du piano, des synthés et des percussions. Les deux rencontrent Louis Sclavis qui joue de la clarinette et de la clarinette basse, ainsi que du saxophone soprano. Le quatrième membre n’est pas le moindre puisqu’il s’agit de Jac Berrocal, crédité à la trompette.

En fait j’avais commandé à mon vendeur un autre album, « À Lagárdère » qu’il a remplacé sans m’en informer, ou peut-être a-t-il commis une boulette, allez savoir. Comme ça je découvre les cinq « untitled » précédés d’un numéro, qui défilent ici. La première pièce est la plus longue en matière de durée, un peu plus de vingt-huit minutes, de quoi se faire largement une idée.

Les italiens sont à la manœuvre et occupent largement le terrain, bâtissant des espaces parfois grandioses, où rythmiquement instables, juste ce qu’il faut pour attirer les solistes, Sclavis ou Berrocal, priés d’épouser les paysages sonores, Vitor Rua ne se prive pas non plus avec sa guitare, pour installer de longs étirements avec effets qui font bien et répondent aux appels de Jac le turbulent.

La rencontre s’est effectuée au « Guimarães Jazz Festival » où les micros ont été posés et nous assistons à une tentative d’alors, d’un mariage entre l’électro, les machines, et les anches de chair, cet « ambient » né ici de la rencontre de l’électricité et des corps, dans une combustion d’énergie en provenance du dedans et du dehors, un mariage contre-nature ? Peut-être, mais ça fonctionne, est-ce une déviance ? Un pas vers l’artificiel ?

Nous n’en sommes plus là et les constats ont été faits, sans que personne ne soit défait, l’homme est encore à la manœuvre et la machine n’est que l’extension de son bras, de ses sens… Tous ces « sans titre » s’enquillent dans une longue suite qui n’en finit pas, et se nourrit du jazz apporté par les deux jazzeux, mais aussi par les deux autres qui ne sont pas en reste et ne font pas que nourrir la machine, ils la font vibrer et lui donne du corps et du cœur…

Mais il y fait parfois encore un peu froid…

Untitled #1


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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 28 juin 2026 01:58

The Thing – Boot!.jpg
The Thing – Boot!.jpg (103.94 Kio) Vu 50 fois
The Thing – Boot! – (2013)

Ceux qui ont rencontré « The Thing » avec le délicat « The Cherry Thing », en compagnie de Neneh Cherry, pourraient être surpris de se retrouver face à une formation, comme le révèle la pochette, pleine de testostérone…

De grands musiciens, bien musculeux et avides de taper sur leur instrument, de l’emboucher goulûment ou d’en gratter les cordes. Mats Gustafsson joue des saxs de toutes tailles, soprano, ténor, baryton ou basse. Ingebrigt Håker Flaten tient la basse électrique, et Paal Nilssen-Love la batterie.

L’album s’ouvre sur une reprise d’« India » de Coltrane, une version assez particulière, « garage », voire « métal » pourrait convenir pour exprimer ce qu’on entend là, loin de la version d’origine, fine et délicate, ouverte sur la musique des Indes. Ici on se place dans le massif, la matière brute, voire brutale. Ça déménage sévèrement et on pense à Brötz qui sait très bien faire ça !

Il y a une autre reprise également, « Heaven » de Duke Ellington, qui est un extrait du « Second Concert of Sacred Music ». La référence de démarrage est donc également assez éloignée de la musique de ces punks jazzeux, mais j’ai envie de plaider pour l’effort fait, car ça ne déborde pas trop, trop…

Il y a comme une sorte de retenue qui convient bien à la pièce, non pas que Coltrane ait été mal servi, mais on sent qu’ici on ne fait pas de « rentre dedans » et qu’il y a comme une forme de respect qui pointe, sans doute le côté sacré attire-t-il une forme de modération, au moins les cris sont-ils plaintifs…

Il y a également une pièce signée par le seul Ingebrigt Håker Flaten, « Red River » qui est bien chouette et bien énervée, avec pas mal de jus et d’électricité, et un Paal Nilsen-Love qui frappe méchamment, comme il sait faire quand il fait, Gustafsson envoie bien les plats également, une pièce de haut niveau bien menée…

Trois pièces sont signées du trio, « Reboot », « Boot » et, pour ceux qui possèdent la version cd, « Epilouge » qui termine l’album sur un titre bonus improvisé d’une durée de quatorze minutes, très bien foutu, intense et absent du format vinyle, information utile à l’heure du choix.

Ainsi l’album est-il excellent et très recommandable pour ceux qui souhaite un petit décrassage des tympans. C’est le premier album de « Trost », c’est-à-dire « The Thing Records », label naissant qui devrait regrouper les albums de la formation.

India


Heaven


Red River


Epilouge


Boot
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