J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
- Piranha
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Hommage à Claude Schnell, le claviériste de Dio, va falloir que j'écoute 
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Merci, je n'avais pas fait le rapprochement !
We will dance again...
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Marc Ribot Y Los Cubanos Postizos – ¡Muy Divertido! (Very Entertaining!) – (2000)
Comme on peut l’entrevoir à la lecture du nom de la formation présentée, il existe plusieurs Marc Ribot, ou s’il n’y en a qu’un, il possède plusieurs faces. Il n’en fallut pas plus pour que je m'enquisse (cool) de cet album aux parfums latins et afro-cubains.
Je tombais rapido sous le charme, dès le second titre, « « Las lomas De new Jersey », j’étais aux aguets… Puis au titre suivant voici que renaissent les fantômes du groupe Santana, oui, celui de mon adolescence, mais arrangé à la sauce Ribot, « El Gaucho Rojo » m’emmène dans les délices anciens, ça y est je tombe sous une redoutable et nouvelle addiction …
Bravement je tente de résister un peu, « Obsesión » et son tuba ne m’offre pas de répit, j’aime ces sons et suis prêt à me damner pour ces rondeurs qui pètent comme des bulles, c’est Marcus Rojas à l’œuvre et Ribot qui me cueille en fin de parcours avec sa gratte…
Certainement un peu de relâchement avec la suivante, « El divorcio », qui prête à sourire dès l’énoncé du titre, une passade sans histoire me dis-je, mais diable nom, rien que ces « El divorcio » chantés en cascade me font remuer, et la gratte après qui arrive, les congas et les percus des deux Rodriguez font mouche sans coup férir…
Je ne sais si ces derniers font partie de la descendance d'Arsenio Rodríguez, la légende cubaine des années quarante et cinquante, qui fit tant pour le genre, et à qui Ribot rend hommage sur cet album et sur le précédent, simplement nommé du nom de la formation.
Mine de rien cet album tient du grand art, notamment pour les parties de guitare de Ribot toujours impeccables, tout en échappant à la simple orthodoxie du genre, il réussit à toujours innover, allumer la flamme avec un brio exceptionnel, s’échapper vers un ailleurs inattendu et pourtant tellement juste où il faut…
Oui, c’est tout de même Monsieur Ribot, celui qui, un jour, se retrouva dans les studios avec sa gratte, aux côtés du grand Bashung qui n’en croyait pas ses oreilles…
Las Lomas De New Jersey
El Gaucho Rojo
Obsesion
El Divorcio
Se Formo El Bochinche
Carmela Dame La Llave
Comme on peut l’entrevoir à la lecture du nom de la formation présentée, il existe plusieurs Marc Ribot, ou s’il n’y en a qu’un, il possède plusieurs faces. Il n’en fallut pas plus pour que je m'enquisse (cool) de cet album aux parfums latins et afro-cubains.
Je tombais rapido sous le charme, dès le second titre, « « Las lomas De new Jersey », j’étais aux aguets… Puis au titre suivant voici que renaissent les fantômes du groupe Santana, oui, celui de mon adolescence, mais arrangé à la sauce Ribot, « El Gaucho Rojo » m’emmène dans les délices anciens, ça y est je tombe sous une redoutable et nouvelle addiction …
Bravement je tente de résister un peu, « Obsesión » et son tuba ne m’offre pas de répit, j’aime ces sons et suis prêt à me damner pour ces rondeurs qui pètent comme des bulles, c’est Marcus Rojas à l’œuvre et Ribot qui me cueille en fin de parcours avec sa gratte…
Certainement un peu de relâchement avec la suivante, « El divorcio », qui prête à sourire dès l’énoncé du titre, une passade sans histoire me dis-je, mais diable nom, rien que ces « El divorcio » chantés en cascade me font remuer, et la gratte après qui arrive, les congas et les percus des deux Rodriguez font mouche sans coup férir…
Je ne sais si ces derniers font partie de la descendance d'Arsenio Rodríguez, la légende cubaine des années quarante et cinquante, qui fit tant pour le genre, et à qui Ribot rend hommage sur cet album et sur le précédent, simplement nommé du nom de la formation.
Mine de rien cet album tient du grand art, notamment pour les parties de guitare de Ribot toujours impeccables, tout en échappant à la simple orthodoxie du genre, il réussit à toujours innover, allumer la flamme avec un brio exceptionnel, s’échapper vers un ailleurs inattendu et pourtant tellement juste où il faut…
Oui, c’est tout de même Monsieur Ribot, celui qui, un jour, se retrouva dans les studios avec sa gratte, aux côtés du grand Bashung qui n’en croyait pas ses oreilles…
Las Lomas De New Jersey
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Coulondre, Dolmen, Privat – The Getdown – (2025)
Une affiche alléchante de par les personnalités qui s’affichent sur cet album, trois grands du jazz de France qui, chacun de leur côté, ont démontré à leur poste de grandes qualités de musicien. Mais déjà, dès l’énoncé, une question intrigue, que vont faire ces deux claviéristes, accompagnés d’un simple batteur, réunis ensemble pour la première fois ?
Du côté de Laurent Coulondre le choix se pose, cette fois-ci encore, sur le Hammond B3 dont il sait, mieux que personne, faire parler la poudre, laissant à Grégory Privat le choix royal du piano. Arnaud Dolmen reste dans son domaine, derrière les fûts et les cymbales…
A l’occasion les parties de basse seront soutenues par le clavier du B3 qui s’y prête, ainsi l’ossature est solide et efficace, et même blindée pourrait-on suggérer, de plus, les trois sont aptes à chanter si le besoin s’en fait sentir…
Après un concert au « Duc des Lombards » plutôt chaud, les trois sont entrés en studios et ont sélectionné leur répertoire. C’est le premier écueil qui se profile pour l’amateur, car, pour une fois, à l’heure du choix, ce sont les acheteurs du format Cd qui se trouvent floués, ils n’auront pas droit à la dernière pièce « Time Machine ».
Ça devient une habitude dans les sorties françaises de privilégier un format plutôt qu’un autre, certes cette fois-ci c’est le LP qui sort gagnant, ce qui est une rareté, mais ne serait-il pas plus équitable d’offrir la même came aux amateurs, qui ne se précipiteront toutefois pas sur les deux références, pour en acquérir l’intégralité. De plus le renseignement n’est préalablement pas donné à l’acheteur qui peut se sentir floué.
Sans surprise c’est tout à fait excellent, enjoué et festif. Laurent Coulondre, toujours merveilleux au B3, régale abondamment, bien qu’il n’apporte que trois pièces, dont « Uno Mas » et « Amber's Ballad » qui ouvre l’album. Le plus généreux est Arnaud Dolmen avec cinq pièces, redoutable ici avec un accompagnement fluide, riche et coloré, « Andidan » qu’il a composé est assez chouette.
Privat est tout en fines touches délicates et précises qui arrivent au cœur, il apporte quatre titres, dont « Pay Koko » où il étale toute sa classe. Cet album sans prétention, sinon celle de donner de la joie de vivre, va bien et fait plaisir ce qui est l’essentiel !
The Getdown - Andidan (Live Session - Studio Ferber)
Uno Mas
Amber's Ballad
Pay Koko
Laurent Coulondre Grégory Privat Arnaud Dolmen live Académie du Jazz 2024
Une affiche alléchante de par les personnalités qui s’affichent sur cet album, trois grands du jazz de France qui, chacun de leur côté, ont démontré à leur poste de grandes qualités de musicien. Mais déjà, dès l’énoncé, une question intrigue, que vont faire ces deux claviéristes, accompagnés d’un simple batteur, réunis ensemble pour la première fois ?
Du côté de Laurent Coulondre le choix se pose, cette fois-ci encore, sur le Hammond B3 dont il sait, mieux que personne, faire parler la poudre, laissant à Grégory Privat le choix royal du piano. Arnaud Dolmen reste dans son domaine, derrière les fûts et les cymbales…
A l’occasion les parties de basse seront soutenues par le clavier du B3 qui s’y prête, ainsi l’ossature est solide et efficace, et même blindée pourrait-on suggérer, de plus, les trois sont aptes à chanter si le besoin s’en fait sentir…
Après un concert au « Duc des Lombards » plutôt chaud, les trois sont entrés en studios et ont sélectionné leur répertoire. C’est le premier écueil qui se profile pour l’amateur, car, pour une fois, à l’heure du choix, ce sont les acheteurs du format Cd qui se trouvent floués, ils n’auront pas droit à la dernière pièce « Time Machine ».
Ça devient une habitude dans les sorties françaises de privilégier un format plutôt qu’un autre, certes cette fois-ci c’est le LP qui sort gagnant, ce qui est une rareté, mais ne serait-il pas plus équitable d’offrir la même came aux amateurs, qui ne se précipiteront toutefois pas sur les deux références, pour en acquérir l’intégralité. De plus le renseignement n’est préalablement pas donné à l’acheteur qui peut se sentir floué.
Sans surprise c’est tout à fait excellent, enjoué et festif. Laurent Coulondre, toujours merveilleux au B3, régale abondamment, bien qu’il n’apporte que trois pièces, dont « Uno Mas » et « Amber's Ballad » qui ouvre l’album. Le plus généreux est Arnaud Dolmen avec cinq pièces, redoutable ici avec un accompagnement fluide, riche et coloré, « Andidan » qu’il a composé est assez chouette.
Privat est tout en fines touches délicates et précises qui arrivent au cœur, il apporte quatre titres, dont « Pay Koko » où il étale toute sa classe. Cet album sans prétention, sinon celle de donner de la joie de vivre, va bien et fait plaisir ce qui est l’essentiel !
The Getdown - Andidan (Live Session - Studio Ferber)
We will dance again...