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Message par alcat01 » mer. 1 mars 2023 11:16

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1406
Tiger 1976
Cet album est l'œuvre d'une bande d'amateurs de studio (au moins sept, comptez-les !) dirigée par le célèbre guitariste de session Big Jim Sullivan.
Big Jim a été extrêmement occupé tout au long des années 60, 70 et au-delà, en tant qu'interprète, arrangeur et producteur, travaillant avec des gens comme... le grand souffle maintenant :
Tom Jones, Billy Fury, Johnny Hallyday, Shirley Bassey, Dusty Springfield, Bobby Darin, Serge Gainsbourg, The Walker Brothers, Donovan, David Bowie, Thunderclap Newman, Long John Baldry, Marmalade, The Small Faces, George Harrison, et même Frank Zappa -- la liste est longue et non exhaustive.
Il parait qu'au début des années 60, Big Jim aurait même donné des leçons de guitare à un certain Ritchie Blackmore !

Mais avant de trop s'emballer, la seule chose vraiment remarquable de l'album éponyme de Tiger est qu'il n'est absolument pas remarquable.
En fait, c'est une illustration parfaite de la raison pour laquelle ces gars-là étaient des sidemen de carrière : malgré tout leur talent et leurs compétences, il leur manquait ce je ne sais quoi d'ineffable - appelez-le qualité de star ou charisme - nécessaire pour élever leurs efforts au-dessus de la banalité, quel que soit le style dans lequel ils jouent.
Ces styles incluent le hard rock ("I'm Not Crying"), le jazz-fusion ("Lay Back, Stay Back"), le prog symphonique tranquille ("Tyger, Tyger"), et même le disco funky ("Suzy Slicker") ; mais le morceau le plus marquant de l'album est, pour moi, le blues lent et épique "Long Time", et même ce morceau n'arrive pas à trouver une accroche vraiment géniale.
L'album n'est pas non plus destiné à mettre en valeur la virtuosité des musiciens, en soi, même si Big Jim déchire comme Yngwie Malmsteen sur le très oubliable "Lay Me", Dave McCrae déchaîne l'enfer du synthétiseur sur "Ordinary Girl", et le corpulent Nicky Moore prête sa voix mélancolique à l'hymne "Prayer", richement orchestré.
Soit dit en passant, Nicky refera surface plus tard, un peu plus mince, mais pas beaucoup, en tant que remplaçant de Bruce Dickinson au sein de Samson, le groupe de heavy metal britannique de la nouvelle vague.
C'est un album pourtant intéressant à écouter, même 'il sonne surtout comme le projet parallèle des sidemen qu'il est.

Il est évident que c'est un disque fait par ces musiciens pour passer du bon temps ensemble sans aucune contrainte commerciale...
vinylspinning

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Message par alcat01 » mer. 1 mars 2023 14:12

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1407
Pussy "invasion" 1972
Collection de morceaux de ce groupe de hard rock britannique post-Jérusalem du début des années 70, également géré et produit par Ian Gillan (Deep Purple). Comprend des chansons de leur seul single pour le label Deram ainsi que 14 autres enregistrements inédits !
Le groupe a été formé immédiatement après l'éclatement de Jerusalem par ses membres fondateurs Paul Dean & Ray Sparrow avec Bob Cooke, qui a finalement été remplacé par Brian Goff.
Ils ont pris la décision de ne pas continuer avec le nom de Jerusalem par respect pour ce qu'était Jerusalem à cette époque de l'histoire de la musique, après tout, Jerusalem était un moment unique dans la création du temps et ne pourra jamais être recréé. Bien que la direction musicale de Pussy était très différent de Jerusalem, ce qui est surprenant car Paul était le principal auteur des deux groupes (bien que son goût pour les riffs soit toujours prédominant par endroits), ils ont continué à garder cet avantage brut et sans règles qui les distinguait de la plupart des groupes de la période, Gillan était beaucoup plus proactif avec Pussy et était en fait responsable de nombreux chœurs sur les chansons (il a également joué du piano sur la version 2 de Feline Woman, des percussions et a eu l'idée de "Place in the Sky").
Pussy était un groupe de bons moments sans prétention d'être des super musiciens ou des génies techniques. Si cela semblait amusant, cela valait la peine d'essayer, ce qui en dit long sur leur son et leur direction.
Sur scène, tout peut arriver, pas de règles bien sûr ! Ils ont donné des concerts partout au Royaume-Uni et en Allemagne en tant qu'acteur principal et de soutien, à peu près de la même manière que Jerusalem l'avait fait.
Après la dissolution de Jerusalem - (les rumeurs au fil des années disaient qu'il y avait un deuxième album inédit de Jerusalem - ce n'est pas vrai - c'était en fait l' album de Pussy) - Decca (Deram Label) a décidé de poursuivre le contrat de Jerusalem pour Pussy.
La première et unique sortie de Pussy sur Deram était un single intitulé "Feline Woman". Les enregistrements trouvés ici représentent ce que devait être le premier album de Pussy ainsi que d'autres morceaux divers tous enregistrés entre 1972 et 1973.
60-70rock

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Message par alcat01 » mer. 1 mars 2023 15:49

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1408
Nous sommes en 1982 et George THOROGOOD et ses fidèles DESTROYERS décrochent la timbale avec ce cinquième disque studio. Le groupe vient de tomber dans l’escarcelle d’EMI America via Capitol et un titre ne cesse de passer sur MTV, « Bad To The Bone » qui donne son nom à l’album.

« Bad To The Bone », traduisible par « mauvais jusqu’à la moëlle », passe donc en boucle sur MTV, chaîne de télé lancée un an auparavant. Si l'on se souvient de différents clips agrémentant la chanson, dont celui avec le joueur de billard Willie Mosconi, c’est bien évidemment avec « Terminator 2 » que le morceau connaît une grosse piqûre de rappel. Souvenez-vous du Terminator T-800, rôle tenu par le Malabar Schwarzenegger, débarquant d’un autre temps et se retrouvant à poil dans une rue américaine et donc dans l’obligation de trouver des fringues qu’il va piquer sur le dos de pauvres loosers. Au fil du temps, le morceau est utilisé dans plusieurs films, « Talk Radio » (Conversations Nocturnes), « The Parent Trap » (A Nous Quatre), dans des séries TV, des jeux vidéo, une Pub pour une marque de vêtements et divers événements sportifs.

Curieusement, le succès de ce titre occulte quelque peu l’album, les médias préférant passer en boucle le titre phare. Une pratique en vigueur depuis de longues années, réductrice et destinée à ramener dans les mannes des maisons de disques un maximum de rentabilité à moindre frais. Mais c’est là un autre débat.

Honneur au titre « premium » du disque. « Bad To The Bone » avec son gros riff de guitare repose en fait sur une synthèse de plusieurs standards : « I’m Your Hoochie Coochie Man », œuvre de Willie Dixon popularisée dès 1954 par Muddy WATERS via un single Chess, « I’m The Man » titre de Bo DIDDLEY, variante du précédent, « Mannish Boy » de Muddy Waters en réponse à la presque copie de DIDDLEY. On pourrait ajouter d’autres moutures extrêmement similaires comme le « No Money Down » de Chuck BERRY, le plus tardif « I’m Bad Like Jesse James » de John Lee Hooker. Rajoutons-y quelques effluves du « Trouble » popularisé par Elvis dans le film « King Creole », une pointe du « Gangster Of Love » de Johnny « Guitar » Watson, une extrait du « Gangster Of The Blues » de Grady Gaines et enfin un brin du « Love Bandit » des Cadets pour le passage de sax et vous avez entre les mains une mixture captivante basée sur trois petits accords terriblement accrocheurs.

En dehors de ce titre emblématique, ce qui frappe d’entrée de jeu c’est le surcroît de production par rapport aux disques Rounder. La prise de son provient de deux ingé-son ayant déjà collaboré avec le groupe : John Nagy et Paul Mufson.
Comme à l’accoutumée, Thorogood reprend de grands classiques auxquels il incorpore des inusités avec en premier lieu « It’s a Sin » repiqué dans le répertoire de Jimmy Reed. Si la version originale (dont le titre véritable est « I Know It’s A Sin ») nous renvoyait à un mélange down home blues mêlant Chicago et Swamp Blues, Thorogood apporte une coloration nettement plus orientée vers la Nouvelle Orleans, le sax remplaçant l’harmonica de Reed. On note toutefois que le guitariste transforme une partie des paroles. Il reprend « Blue Highway », une composition obscure de Nick Gravenites gravée par le duo folk Brewer & Shipley, dans une version en droite ligne avec le Folk Blues californien. Pas de quoi sauter au plafond. Impression similaire avec « Wanted Man » une chanson écrite par DYLAN pour Johnny CASH et immortalisée par l’Homme en Noir lors d’un Live au pénitencier de Saint Quentin en février 69. Hugues Aufray en délivra dix ans plus tôt une adaptation intitulée « Le Fugitif ». La présente version n’apporte strictement rien et termine l’album sur une demi fausse note.
Cap vers le classicisme avec « As The Years Go Passing By », un slow blues accrédité à Deadrick Malone fondateur du label Duke mais œuvre probable de Peppermint Harris, a connu une floraison de pépites toutes plus belles les unes que les autres (Fenton Robinson, Albert King, Mighty Joe Young, Buster Benton, Otis Rush ou la chanteuse Shirley Johnson) et notre guitariste ne s’en tire pas trop mal, malgré un chant un brin trop rapide au début du morceau. Une version largement supérieure à celles de John Hammond ou SANTANA. Grand admirateur de Chuck BERRY, le guitariste reprend « No Particular Place To Go », variante de « Scholl Days » du même BERRY, sur un tempo boogie rockin’ lui allant comme un gant. Thorogood se montre à son meilleur niveau sur ce genre de rythme nerveux et fiévreux. Il est ardu de ne pas gesticuler sur un texte intemporel : « Riding along in my automobile-My baby beside me at the wheel … Crusin' and playin' the radio-With no particular place to go … » A noter qu’Eddy Mitchell en délivrait une adaptation réussie sous le titre « A Crédit Et En Stéréo ». Gravé en plusieurs occasions par John Lee Hooker, « Boogie Chillen » fait l’objet d’une reprise énergique sous le titre de « New Boogie Chillun ». Grand fan de Hooker, Thorogood redonne un coup de jeune à ce down home blues électrique mais perd le cachet frustre du morceau d’origine. Une version à ranger entre celles de Hooker et de Slim Harpo, inspiratrice du « La Grange » de ZZ Top.
Dernière relecture d’un gros carton avec « Nobody But Me », une tuerie des Isley Brothers gravée en 1963 par Wand Records. Propulsée par un clip video dans lequel une troupe de danseuses et de danseurs se trémoussent auprès d’une bagnole vintage, la présente version s’engouffre dans les entrailles d’un Rock n Roll surproduit et sonnant beaucoup trop eighties. Une déception au regard des versions dévastatrices de Human Beinz, des Lyres ou des Dogs rouennais.
Outre « Bad To The Bone », deux compositions viennent grossir l’album : en ouverture « Back To Wentzille », une ode à la gloire du bled du Missouri, s’annonce comme un Boogie Rockin’ aussi brouillon que trépidant hélas marqué par un chant trop véhément. Avec « Miss Luann », le guitariste nous distille un Rockin’ Blues qui partait bien avec ses coups de slide vite plombés par un sax intempestif et une mélodie qu’on aurait aimé plus accrocheuse.

Si le guitariste et ses dévoués Destroyers restent dans la droite lignée du répertoire de leurs débuts, cet album parvient à tirer les marrons du feu surtout via le titre phare et trois reprises percutantes.
LE KINGBEE

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Message par alcat01 » mer. 1 mars 2023 17:45

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1409
1973 Aerosmith
C’est en janvier 1973 que sort le premier album de la formation qui deviendra un des plus grands groupes américains de rock. Exemplaire dans sa longévité, sa stabilité (à l’exception des années 1979-1984, ce sont les mêmes membres depuis le début !) et sa capacité à rebondir, AEROSMITH a aiguisé ses couteaux dans les campus de la côte nord-est entre 1970 et 1972. Son blues-rock franc du collier tape dans les oreilles d’une huile de Columbia à la mi-1972 et hop, le contrat.

Cette première pierre dans l’édifice des Bad Boys de Boston reçoit un succès d’estime non négligeable, mais ne laisse pas d’empreinte dans les charts. Cet album très honorable jette toutes les bases de ce qui fera la gloire de la bande à TYLER. Les huit pistes montrent une équipe bien rôdée qui maîtrise les tenants et aboutissants du genre : un rock agressif, pêchu, à base de blues et de riffs efficaces – ceux qui veulent à tout prix lui flanquer une étiquette ‘hard-rock’ parce que les grattes sont un poil plus saturées que chez les STONES sont convoqués dans mon bureau demain matin 8h, ils entendront parler du pays.

AEROSMITH, c’est un peu la version east coast de ZZ TOP (des Ricains comparables par leur longévité, leur succès et leur stabilité). Moins boogie et moins roots que leurs cousins texans, plus mélodiques aussi, leur force se trouve nichée dans leur incroyable front-man : Steven TYLER, qui a écrit tous les morceaux (sauf "Walking the Dog" qui est une reprise), possède une voix terriblement moderne qui sort AEROSMITH de la vaste masse des groupes de l’époque (car pour le reste, cet album ne fait montre d’aucune originalité particulière). Ce félin androgyne à la bouche jaggerienne envoie un chant rebelle multi-facettes. Le matou de gouttière sait être chef de gang dans l’énergie et la gouaille, ou hyène blessée dans les aigus (ces cris dans "Dream On"). Sa voix de voyou interpelle, attaque, emmène, elle transpire le rock par tous les pores.

Les quatre autres musicos assurent derrière : PERRY et WHITFORD, sans être des guitar heroes (ils n’ont pas la virtuosité ou le feeling d’un GIBBONS, pour continuer le parallèle avec ZZ TOP), témoignent déjà d’une complémentarité étonnante. La section rythmique est excellente, avec une mention spéciale pour HAMILTON dont les lignes sont plus percutantes que celles de nombreux collègues.

De ce premier album, on retient les riffs classiques mais accrocheurs ("Make It"), un long boogie-rock qui arrive à échapper à l’ennui et même à convaincre car le groupe est à fond ("One Way Street"), le solo voix/guitare de "Somebody", et deux morceaux qui sortent du lot car mieux écrits : "Mama Kin", simple et entêtant, devenu un incontournable de leurs tournées depuis ; et bien sûr le slow "Dream On" dont les guitares sonnent comme un clavecin funèbre, et sur lequel TYLER va nous faire chialer pendant 40 ans. Magnifique. Je confesse également un faible pour la flûte (jouée par le chanteur, au four et au moulin) qui accompagne le riff de "Walking the Dog".

L’authenticité de ce premier vinyle lui a permis de franchir les années sans trop vieillir. Avec le recul, il est en bonne place dans la discographie d’AEROSMITH.
A.T.N.

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Message par alcat01 » mer. 1 mars 2023 19:59

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1410

Paris (1976)
Après avoir quitté Fleetwood Mac en raison de plusieurs années incertaines avec le personnel en constante évolution de ce groupe, en 1975, Bob Welch forme l'éphémère Power Trio de Hard Rock, Paris avec l'ancien bassiste de Jethro Tull, Glenn Cornick et l'ancien batteur de Todd Rundgren's Nazz, Thom Mooney.
Ce power trio, rapidement monté, ne perd pas de temps, enregistrant dans la foulée les dix titres qui composent l'enregistrement. Les chansons sont toutes écrites par Bob Welch et elles font un contraste majeur avec les chansons qu'il avait écrit précèdemment pour Fleetwood Mac, en particulier le 'romantisme mélancolique' de chansons telles que "Sentimental Lady".
Paris a enregistré son premier album pour Capitol Records, sous le règne du producteur Jimmy Robinson, au Record Plant à Los Angeles. Le label a peu fait pour promouvoir Paris, en dehors de quelques annonces et l'envoi du groupe sur la route.

Ce premier opus est imprégné de mysticisme et de toutes les choses occultes. C'est le cas de l'explosif "Black Book" et le vitriolique "Religion". Il s'agit d'un album tout simplement Phénomènal! L'intention déclarée est de "rocker, mais avec de la profondeur", et cela, ils en ont à revendre.
Il courut même une rumeur comme quoi l'album serait produit par Page lui-même sous un pseudonyme (tl faur garder à l'esprit que beaucoup de rumeurs mensongères concernant Page circulaient à ce moment-là). La rumeur avait probablement commencé après que quelqu'un eut entendu l'album, qui avait le son de production du Zep jusqu'à ce que Welch décide de ne pas d'aller plus loin avec cela, quand il révèla être un compositeur exceptionnel de Heavy Rock (ses paroles sont bien meilleures que celles de Plant). Certaines de ces chansons pourraient parfaitement être des outtakes de "Physical Graffiti".
Un son dense et compact des guitares avec une utilisation abondante du 'dispositif flanger', et le chant hurlé de Welch, qui ressemblent une émulation du mythe du lion Robert Plant sont suffisamment soutenus par la basse de Glenn Cornick et la batterie de Thom Mooney.
Néanmoins, il y a une place pour la personnalité dans ce "Paris", par exemple dans l'intéressant "Starcage", une sorte de Bues Rock avec une filiation assez 'Funky', et à haute dose électronique, ou dans "Narrow gate (la porte etroite)", l'atmosphèrique et long morceau qui comprend un passage pour des moments progressifs.
"Paris", sorti en Janvier 1976, s'ouvre avec l'action arrêt / démarrage de "Black Book", qui s'enchaîne sur le gros morceau Rock imspiré Led Zep " Religion ". Le chaotique "Religion" déraille vers une conclusion hors-de-contrôle.

Les titres de "Paris" sont courts mais habilement conçus, et alimentés par des riffs lourds qui vous agacent agréablement les oreilles et des mélodies imparables. "Nazarene", "Black Book", "Red Rain" et "Beautiful Youth", toutes des grandes chansons, ne sont que quatre raisons au hasard pour vous obliger à écouter. Welch a toujours apporté à sa musique une impertinence érudite de bon aloi.
Probablement les points forts de "Paris" sont "Religion", les très Zeppeliniens "Black book" et "Breathless", à côté de "Starcage" et "Narrow Gate (la Porte étroite)", de bonnes choses mais jamais au-delà du simplement correct ou intéressant. "Solitaire" est un titre de Rock mélodique.
Le reste de l'album est majoritairement du Heavy Rock orthodoxe, assez cool en fait, pas particulièrement inspiré ou remarquable.

En conséquence, le LP de Paris est devenu pendant longtemps une collection de morceaux perdus dans le sillage d'un grand déferlement de riffs mis en valeur par le raz de marée du Hard Rock de 1976, qui contenait des enregistrements de tueurs et de têtes d'affiche en tournées de gens comme Aerosmith, Led Zeppelin, Ted Nugent, Thin Lizzy, Blue Öyster Cult, Rainbow et Lynyrd Skynyrd.
En dépit d'être éclipsé par une telle concurrence, Paris a tenu ses promesses tout au long de son premier coup en studio.
Cet album ne s'est vendu que modestement, atteignant le numéro103 dans les Billboard Pop album Charts.
Dans l'ensemble il s'agit d'une sorte de disque semi-occulte dans la carrière de Bob Welch. Le tout nous donne pourtant un album classique, bien trop longtemps négligé!

Ce fut le seul album enregistré par ce line up car Mooney partira peu après.

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Message par alcat01 » jeu. 2 mars 2023 10:12

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1411
1999 : Keep Out - We Are Toxic
Snowy White est certainement l'un des meilleurs guitaristes de l'histoire du rock, et certainement le plus sous-estimé aujourd'hui.
L'homme a un CV très impressionnant, c'est le moins qu'on puisse dire:
Jouer avec Thin Lizzy, Peter Green, et être choisi par Roger Waters pour prendre la tête de Gilmour dans The Wall Berlin Concert n'est pas arrivé par hasard !
Mais Snowy White n'est pas qu'un guitariste de session, c'est plutôt un auteur-compositeur très talentueux à part entière, écrivant des chansons qui alternent entre blues, ballades et rock symphonique mélodique, avec ses grands solos tout au long.
Il a été rendu célèbre plus tôt dans sa carrière solo par une belle chanson, Bird Of Paradise, de son album White Flame, mais toute sa production depuis a été excellente.
L'éponyme Snowy White avec des morceaux classiques tels que Land of Freedom et Fortune est à mon avis un must pour tous les mélomanes sérieux et mon record personnel, Keep Out we're Toxic vient en deuxième position et est en effet un album très puissant.
Le titre se démarque et est une épopée époustouflante avec son solo de marque, mais toutes les chansons, du bluesy au légèrement funky en passant par les ballades sont des classiques.

Ce qui distingue Snowy White des autres guitaristes/auteurs-compositeurs, c'est sa voix chaleureuse et son talent pour écrire des chansons assez originales.
Cet artiste devrait enfin toucher son dû.
Mr M. Bouazza

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Message par alcat01 » jeu. 2 mars 2023 10:14

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1412
Live at Arts Bar And Grill (1973, publié 1997, Tommy Bolin Archives)
Depuis quelque temps, l'un des Graals pour les fanatiques de Zephyr et de Tommy Bolin est ZEPHYR : LIVE AT ART'S BAR AND GRILL. On a dit de Zephyr, comme du Dead et des Allman Brothers, que leurs albums studio n'étaient rien comparés à leur son en concert.
Bien que cette affirmation soit crédible, le groupe s'est séparé bien avant que de nombreux fans aient eu la chance de les voir ou de les entendre en concert. Mike Drumm compare à juste titre Bolin dans Zephyr à Clapton dans Cream.
Dans chaque cas, le guitariste a quitté ce groupe phare pour se consacrer à une variété d'autres projets, mais de nombreux fans ont continué à considérer les jeunes années chaudes comme ses meilleures.
Jusqu'à présent, l'héritage enregistré de Zephyrs consistait uniquement en ses deux albums studio, Zephyr en 1969 et GOING BACK TO COLORADO en 1971.
Le seul autre enregistrement du groupe était un très mauvais bootleg du concert du ART'S BAR AND GRILL. La petite salle devait être l'endroit idéal pour voir le Zephyr brièvement réuni, un groupe dont les membres avaient mélangé sans effort blues, jazz et rock psychédélique.
L'environnement créé par cette formation très talentueuse a tout fait pour permettre à Tommy de tester les eaux de la créativité et d'expérimenter fortement avec son jeu et ses effets.

Associé à la puissante plainte bluesy et à l'harmonica de Candy Givens, au jeu de basse propulsif de son mari David Givens, au rythme effréné de la batterie de Bobby Berge, ainsi qu'aux sons d'orgue atmosphériques et au saxophone du talentueux John Faris, le résultat est un pont légendaire entre les groupes classiques de San Francisco de la fin des années 60 et leurs homologues psychédéliques texans moins connus. Tous ces groupes se sont déchaînés sur l'Amérique en faisant preuve d'un talent et d'une âme hors du commun.

Aujourd'hui, grâce à l'excellent travail de Bob Ferbrache, de la Tommy Bolin Archive, qui a remasterisé la bande fournie par David Givens, cette superbe performance est disponible pour que tous puissent s'émerveiller.
Ce disque live de Zephyr, attendu depuis longtemps, est votre ticket d'entrée pour une soirée avec les meilleurs maîtres du jam de Boulder Colorado.

Le set démarre avec le titre "Just Warming UP", un bluesy B Bish shuffle, avec un excellent jeu d'harmonica de Candy Givens, et un beau solo de slide de Bolin.
Une solide vamp pour réchauffer le public et le groupe pour "Cross The River", du premier album éponyme de Zephyr. Des riffs de hard blues lancés comme un Canned Heat turbochargé dans un jam funk-jazzy à la Allman. Le solo de Tommy, qui contient des triolets, est agrémenté d'effets Echoplex à rayon spatial. La foule a un avant-goût du chant courageux de Candy, et approuve clairement !
John Faris déchaîne son B-3 sur les lignes de basse fluides de David Given. Les changements de tempo et de volume sans effort révèlent la maîtrise de la dynamique du groupe.
Suit "Boom-Ba-Boom/Somebody Listen", également tiré de l'album ZEPHYR. Mettez vos écouteurs et écoutez ce que fait chacun des instruments sur cette chanson; chaque membre de Zephyr fait preuve d'une connaissance intime de son art, alors que la chanson va "là-bas" et revient !
Une belle intro de Tommy, chargée d'échos, se transforme en un blues en clé mineure, alimenté par l'orgue, sur "Since I've Been Lovin You". Le solo d'harmonica obsédant de Candy fait s'arrêter le temps avant qu'elle ne prenne le micro pour envelopper la mélodie de sa voix gutturale. Faris peut élaborer sur les claviers jusqu'à ce qu'un solo de guitare de malade éclate avec des clins d'œil à Page, bien que ce soit tout Tommy. Un coup d'éclat.
"Huna Buna" est un blues shuffle amusant qui montre que Zephyr s'amuse comme un fou ! Des accords jazzy soutiennent les excursions respectives de Faris et de Givens au clavier et à l'harmonica sur ce savoureux morceau du premier album.
Ce court morceau est une mise en bouche pour une version monumentale de "The Creator Has A Master Plan". Faris s'ouvre longuement avec des sons de cuivre soulful sur le wah-wah wakka wakka percussif de Tommy, dans une exposition free-jazz. David Givens dit que John Faris était le mentor du groupe dans l'exploration de royaumes inconnus, et ici le groupe se révèle être un élève adroit ! Dans cette chanson de Pharoah Sanders sur la foi, les lignes thématiques bien planifiées de Bolin suivent le chant et ouvrent le ciel. Des effets de slide et une belle suite de trémelo-picking reviennent au chant, puis d'autres jams chargés d'effets sonores - cette chanson voyage dans de nombreux endroits ! Un sentiment lysergique ouvert et expansif dit que tout est possible.
"Sail On" est un morceau majestueux et ensoleillé qui commence par un son épique, puis, à la manière de Zephyr, vire au chaos sonore. Un break de guitare se transforme en un solo d'orgue sur un riff rythmique d'un seul accord, avec une guitare blues-rock qui prend le relais, et bien, aussi, avant de revenir à une section plus lente avec un doux son de San Francisco, dans un boléro, qui se transforme finalement en rave-up, dans une série de breaks de batterie surf-rock tendus.
Vous êtes déjà épuisé ? Le soulagement est apporté par "Crazy 'Bout You Baby". La douce intro de blues à la slide et à l'harmonica est une vraie affaire, qui dérive paresseusement, retournant à Chicago ! Candy Givens met beaucoup de sulfureux et d'insolence dans son interprétation.
Est-ce que Zephyr reprend Ten Years After sur "Going Home" ? A vous de décider. Contrairement à la version de Woodstock d'Alvin Lee, cette version présente une véritable interaction entre les membres du groupe, avec des solos d'harmonica sur des accords plus jazz que ceux proposés par Lee. Tout le monde sort du lot; un solo de guitare au goût sucré; des remplissages d'harmonica entre les couplets; un solo d'orgue; un solo d'harmonica; et encore un autre solo de guitare mûr avec des triolets répétés et une vitesse à brûler les planches!
Les lignes de basse de David Givens marchent comme des folles. Il y a une grande interaction avec la batterie, qui accentue les virages sauvages, Bobby Berge se balançant généralement comme un fou. Un joli riff de rock des années 50 est lancé pour faire bonne mesure, ne serait-ce que parce que l'évier de cuisine n'était pas disponible.
Le rappel du disque est "Hard Chargin' Woman", qui commence par une intro lente et boueuse de EVIL avec des explosions de basse et de clavier et les paroles sinistres de Candy. Ce morceau d'ambiance permet à Tommy de se déchaîner et de malmener sa guitare, atteignant son apogée dans une décharge d'Echoplex - un doux spectacle de guitare sans compromis qui mélange des doigts rapides avec des effets pour vous faire exploser le crâne de côté et en arrière. Bolin offre un solo de blues shuffle qui revient sur terre avant de s'envoler vers des sons de l'espace, s'appuyant à nouveau sur le chant rauque de Givens. Un solo d'orgue fantomatique de Faris ramène la jam dans des drones maléfiques - Tommy balance de la science-fiction entre des chants sinistres et des riffs en forme de massue.
Zephyr se lance enfin dans la conclusion de la chanson avec le tonnerre de la batterie et le déchirement de Tommy qui ne se relâche pas jusqu'à la fin.
bordeldorock

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Message par alcat01 » jeu. 2 mars 2023 11:16

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1967 - Blues Alone
Sorti deux mois seulement après Crusade, The Blues Alone, le premier album "solo" de Mayall (c'est-à-dire sans The Bluesbreakers), est le troisième album de John Mayall en 1967, ou le quatrième, si l'on compte la compilation Raw Blues réalisée par divers artistes.
Comme Raw Blues, il est sorti initialement sur le label discount Ace of Clubs de Decca pour le distinguer d'un album ordinaire de Mayall, bien que cette distinction se soit perdue avec le temps.
Il a en fait été enregistré avant Crusade, le 1er mai 1967. Mayall jouait et surajoutait tous les instruments, à l'exception de la batterie, confiée au Bluesbreaker Keef Hartley, ce qui était une façon de faire face à ses difficultés personnelles (à cette époque, son bassiste, John McVie, était parti rejoindre Fleetwood Mac).
C'était aussi une façon de montrer que, bien que son groupe soit devenu un vivier de plusieurs stars britanniques, la véritable star du groupe était son leader. Mais ce n'est pas tout à fait le cas, car Mayall, bien que compétent à l'harmonica, aux claviers et aux guitares, n'a pas le flair d'un Eric Clapton ou d'un Peter Green, et le doublage, comme c'est souvent le cas, prive l'enregistrement de tout sens réel d'interaction.

The Blues Alone a atteint le 24e rang au Royaume-Uni et le 128e rang aux États-Unis.
William Ruhlmann


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Message par alcat01 » jeu. 2 mars 2023 13:58

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1414
Goin' Down Laughing 1977
Les deux premiers albums de Tiger, "Tiger" et "Goin' Down Laughing" sont le genre d'album sur lequel vous devez savoir patienter pour les laisser grandir en vous. Ce ne sont pas de simples albums à l'attrait immédiat, car le son et le style sont très distinctifs. Ce doivent être deux des albums les plus négligés ou oubliés de l'histoire du rock.
Il faut d'abord s'y habituer pour ressentir tout leur impact. Et ils ne sont certainement pas quelque chose pour tout le monde. Si vous avez déjà écouté des groupes comme Wishbone Ash de l'ère "Argus", le début d'Ambrosia, le début de Barclay James Harvest et Procol Harum de l'époque de "Something Magic", les apprécier sera beaucoup plus facile que pour tout fan moyen de Classic Rock.
Cependant, les gens qui connaissent le Rock Progressif, remarqueront néanmoins que Tiger n'a que peu ou pas de ressemblance avec l'un de ces groupes susmentionnés.
Pour l'essentiel, Tiger joue une sorte de Rock Progressif lent et doux, avec beaucoup de mélodie et avec de subtiles injections de Jazz et de Funk. Il y a quelques "rafales" de Jazz Fusion up tempo (par exemple dans le très beau 'Waiting for the snow'), quelques passages Rock plus puissants et il y a aussi des compositions qui ont été construites sur une base de Funk Rock classique (exemple ''Gamblin' Gambler"). Mais pour la plupart, c'est une affaire plutôt décontractée avec beaucoup de passages rêveurs et mélancoliques. Tout est très bien interprété, c'est intelligent et astucieux, parfois dramatique mais jamais pompeux ou exagéré.
La composition moyenne de Tiger est longue, enregistrant en moyenne sept minutes et prenant certainement son temps pour se développer. Dans cet aspect, mais aussi un peu dans le style et la sensation, ils ressemblent à Wishbone Ash de l'ère "Argus". Je mentionne Wishbone Ash, même si la ressemblance est vague, essentiellement parce que je ne connais aucun autre groupe qui sonne même vaguement comme Tiger. Et j'en ai entendu des milliers.
Big Jim Sullivan et Nicky Moore en font l'un des albums les plus intéressants du style rock du milieu des années 70. Tout simplement un bon album bien joué avec de bons airs
Tiger a deux très bons chanteurs. Les Walker et Nicky Moore, qui coopèrent bien ensemble. Le premier est un chanteur mélodique à la voix claire. L'autre a une sensation plus blues. C'est ce deuxième chanteur qui est remarquable, car c'est un homme qui deviendra plus tard le chanteur des groupes NWOBHM Samson et Mammoth (entre autres).
Foob

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Message par alcat01 » jeu. 2 mars 2023 15:48

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1415
Cheap Thrills (1968)
Le Festival de Monterey (ville de Californie) qui s’est tenu du 16 au 18 juin 1968 a servi de catalyseur pour Janis JOPLIN et le BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY. En effet, le public a été bluffé par la prestation scénique du groupe, en particulier Janis, qui en a hypnotisé plus d’un, sa performance sur « Ball And Chain » étant passée à la postérité. Passé cet évènement, le groupe signe chez Columbia et a comme nouveau manager Albert Grossman, ce qui va jouer un rôle décisif dans l’ascension de Janis JOPLIN et du BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY.

Après avoir tourné sur la Côte Est des USA, Janis et les membres du BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY entrent en studio pour enregistrer un second album. Une évolution notable est à signaler: Janis Joplin est régulièrement la première à entrer en studio et la dernière à en partir. Ce qui démontre qu’en dépit des excès (drogues, alcool) qui ont fini par la tuer à petit feu, Janis savait faire la part des choses et se montrer très professionnelle. Intitulé Cheap Thrills ce second album devait au départ avoir comme titre Dope, Sex And Cheap Thrills. Tout un programme !
Et Cheap Thrills allait entrer de plain-pied dans la légende du Rock américain. Tout d’abord, grâce à sa pochette, vraiment superbe et originale, qui met en avant le groupe en bande dessinée, l’artwork ayant été réalisé par Robert Crumb, dessinateur, musicien, écrivain et scénariste.
Musicalement, le BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY, sous l’impulsion de Janis Joplin, franchit plusieurs paliers. Par rapport au précédent album, les compos sont plus structurées, plus matures aussi. Dès « Combination Of Two », dont l’interprétation est live, on est sous le charme: la performance vocale de Janis, bien épaulée par ses musiciens, transcende cette compo Rock Psychédélique énergique, enthousiasmante et prenant la forme d’une jam avec des duels de guitares incandescents. A l’écoute de ce titre, on remarque aussi que Janis et les musiciens étaient sous substances hallucinogènes. Tanguant entre Blues-Rock et Rock Psychédélique, « I Need A Man To Love » enfonce encore plus le clou grâce à l’impressionnant travail vocal de Janis, qui alterne chant éraillé, intensité, miaulements incantatoires et complaintes rauques, les choeurs l’épaulant par ailleurs efficacement. Une seule écoute de ce titre suffit pour convaincre qu’avec elle, on a affaire à une vraie perle rare, inimitable. De son vivant, elle n’avait pas son pareil pour élever une reprise dans des sphères stratosphériques inatteignables. A ce sujet, justement, on est plus que servis sur Cheap Thrills. « Summertime », composé par George GERSHWIN vers 1935, a été transformé en pur Blues épique débordant d’émotion tant Janis émeut, touche l’auditeur en plein coeur, un solo de guitare somptueux, beau à pleurer venant de surcroît apporter un rayon de soleil illuminant supplémentaire à cette relecture de ce classique des années 30. « Piece Of My Heart », titre écrit par Jerry Ragovoy et Befrt Berns pour Erma Franklin (la soeur aînée de l’immense Aretha FRANKLIN), est tellement porté par la performance vocale hors du commun de la native de Port Arthur que c’en est devenu un méga-hymne intemporel faisant partie intégrante du patrimoine de la musique américaine. Enfin, « Ball And Chain », une reprise de Big Mama THORNTON, est comme la cerise sur le gâteau: capturé en live, ce titre nous emmène dans un tourbillon de folie qui dure 10 minutes. Sans avoir les images sous les yeux, on devine quand même que le groupe était dans un état second au moment des faits, mais suffisamment efficace pour balancer des harmonies des textures de guitare stridentes, crues et pour épauler une Janis absolument impériale, divine, voire surréaliste derrière le micro. Ladies and gentlemen, il s’agit-là d’un des moments les plus épiques, les plus stratosphériques de l’Histoire du Rock et c’est fort logiquement que l’interprétation de ce titre se termine sous un tonnerre d’applaudissements, mille fois mérités. Pour compléter ce disque, on a droit à « Oh Sweet Mary », une compo Rock Psychédélique en roue libre avec au programme jams instrumentales, passages planants qui évoquent vraiment le mouvement hippie, les guitares se montrant très dominantes, ainsi qu’à ‘Turtle Blues », un Blues au piano qui nous plonge au plus profond des racines de la musique américaine et qui est vraiment fabuleux, au point de pouvoir enflammer les bars, voire les saloons si on va dans des bleds restés ancrés dans l’époque du Far West.

C’est un sans-faute que Janis JOPLIN et le BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY ont accompli. Janis Joplin prouve de manière définitive et irréfutable qu’elle est hors-normes. Quand au groupe qui l’accompagne, il a su se surpasser pour élever son niveau de jeu et se montrer pour de bon à la hauteur du talent époustouflant de la perle de Port Arthur.
Cheap Thrills s’est d’ailleurs classé n°1 du Top Album américain (le disque a été certifié double platine aux States) et s’est imposé comme une des pierres angulaires des 60’s, du Classic Rock, mis en valeur par des moments bluffants, vraiment magiques.
A une époque où Madonna faisait encore pipi dans sa culotte, Janis JOPLIN rayonnait sur le monde de la musique.
Trendkill

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Message par alcat01 » jeu. 2 mars 2023 16:53

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1416
1988 Born To Be Bad
Septième* album studio pour George THOROGGOD & The DESTROYERS. Cela fait six ans que le bon George est devenu une star internationale. Le guitariste tombé dans l’escarcelle du géant EMI n’a pourtant pas changé son fusil d’épaule depuis ses débuts. Oh certes, il se produit dans des salles de plus en plus grandes, mais notre guitariste reste fidèle à sa ligne de conduite : du Blues patiné de Boogie Rockin’.
On aurait pu craindre que le succès de « Bad To The Bone », titre venant plus tard renforcer la B.O. du film « Terminator », ne lui monte à la tête, mais le guitariste reste fidèle à ses convictions et peut se targuer d’être toujours secondé par la même section rythmique, chose rare dans le milieu pour être soulignée.

Enregistré en août 1987 au célèbre Ardent Studios de Memphis, l’album produit par le groupe et Terry Manning, déjà présent sur « Maverick », sort dans les bacs en janvier 88. Tour à tour ingénieur du son, photographe, producteur, musicien, Manning dispose d’un sacré C.V. Il a collaboré avec Isaac Hayes, Led Zep, ZZ Top et les Staple Singers, mais surtout il connaît parfaitement Thorogood, ayant mixé ses deux premiers albums. C’est donc une véritable machine de guerre à laquelle on est confronté ici. Et pourtant, Thorogood n’offre rien de bien nouveau, si ce n’est un répertoire peut-être légèrement plus Rockin’.

En ouverture, le guitariste rend encore un vibrant hommage à Elmore James avec « Shake Your Moneymaker », grand classique du Blues gravé en 1961 dans les studios de Cosimo Matassa à la Nouvelle Orléans. Maintes fois repris, le morceau s’offre une cure de jouvence pleine de peps à grands coups de slide. Si certains préfèreront probablement la version originale ou celle d’Hound Dog Taylor, les Destroyers nous délivrent néanmoins un excellent passage boosté par le sax d’Hurricane Carter.
Quand on vous disait que cet album n’apportait rien de nouveau, signalons que Thorogood prend soin d’apporter trois compositions : le Rockin’ « You Talk Too Much » (aucun lien avec le titre Soul gravé par Joe Jones pour Ric Records) qui donne l’impression de figurer parmi les standards du Rock. « Born To Be Bad », un Blues Rock vitaminé dans lequel le guitariste conclut sur un chant déclamatoire: « Born to be bad- I was born-Born to be bad, yeah ». Si le titre donne son nom au disque, avouons qu’il n’a pas la même puissance que le « Bad To The Bone ». Troisième apport personnel avec l’humoristique et dynamique « I Really Like Girls », chanson qui met en avant l’intérêt du chanteur pour la gente féminine.

Au rayon des covers, le guitariste délivre deux clins d’œil à Howlin’ Wolf : « Highway 49 », une variante pleine de slide du « 49 Highway Blues » de Big Joe Williams. Second emprunt au Loup Hurlant avec le classique « Smokestack Lightning » dans lequel la rythmique imprime un tempo plus rapide que dans la plupart des versions. A noter que ce classique du Loup avait fait l’objet d’une première mouture sous le titre « Crying At Daybreak », Wolf reprenant la mélodie avec des paroles différentes. Le « Can’t Catch Me » de Chuck Berry bénéficie d’une retranscription bien dans la lignée de l’original avec de fortes effluves de Hillbilly Rock. Une version certes moins aventureuse que celle de Love Sculpture, groupe de Dave Edmunds, mais beaucoup plus captivante que celle des Stones qui sonnait vraiment mou du genou.
Changement de tonalité avec l’impayable « Treat Her Right », gros succès de Roy Head and The Traits, avec une version dansante. Comment ne pas se déhancher sur les paroles: « I wanna tell you a story- Every man oughta know- If you want a little lovin'- You gotta start real slow- She's gonna love you tonight now- If you just treat her right now … »? Thorogood, espiègle, déclare en intro que cette chanson est un message. Une version qui relègue bien loin celle de la chanteuse Country Barbara Mandrell qui pompait toute l’essence du morceau. Ah chez nous, les Gendarmes en délivreront l’adaptation « C’est Mon Secret » et autant dire que la Nation n’en ressortira pas grandie. Autre titre festif et dansant avec « I’m Ready », (sans lien avec l’homonyme de Willie Dixon) popularisé par Fats Domino à la fin des fifties. L’album s’achève avec le grand succès d’Hank Snow « I’m Movin On », titre repris à toutes les sauces. Là, Thorogood nous en délivre une version dansante où la rythmique imprime un tempo implacable dans lequel viennent s’engouffrer les coups de slide du guitariste. Une excellente version, sans les sempiternels et larmoyants violons des versions Country pour clore en beauté cet exercice. On conseillera aux curieux la version de ce standard par le groupe Taste de Rory Gallagher.

Alors, même si ce disque n’apporte pas grand-chose de nouveau, le guitariste demeurant fidèle à sa ligne de conduite et à un répertoire où le Blues, les boogies endiablés et le Rock fusionnent souvent pour le meilleur, « Born To Be Bad » avec une pochette qui se veut plus légère et plus railleuse, ne contient pas de pièces faibles. Note réelle 3,5.

*Curieusement, l’album « Better Than The Rest » publié en 1979 par MCA ne figure plus sur le site officiel du guitariste. Cette absence est probablement due à des royalties non réglés.
LE KINGBEE

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Message par alcat01 » jeu. 2 mars 2023 18:03

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1417
1974 Get Your Wings
Creusé dans les sillons du premier album d'Aerosmith se dessinait un Rock n'Roll brûlant et boogie. Un disque à qui il manquait, certes, un peu de personnalité mais qui s'avérait franchement contagieux. Les classiques qui parcouraient ce skeud, sa saleté typiquement rock et son blues teinté de hard des plus excitants n'ont pas réussi à lui donner du succès. "Get your Wings", qui paraît l'année suivante, marque la première collaboration avec le producteur Jack Douglas, qui sera le technicien de tous les succès du groupe dans les années 70. Ce Jack Douglas va faire dispraître le son primaire et brut du premier essai du groupe pour un son propre qui a tendance à retirer le côté un peu sauvage des débuts.

Venons-en à l'album en lui-même maintenant. "Get your Wings" est un disque qui s'avère bien moins efficace que son grand frère. Déjà par le côté plus clean de sa production, comme je l'ai dit plus haut, mais aussi par son inégalité dans les compositions, l'ensemble n'apparaît pas totalement régulier au niveau de la qualité. Nous avons tout de même le droit à notre petit lot de classiques qui se manifestent régulièrement dans le répertoire du combo. Le morceau d'ouverture "Same Old Song And Dance" est une composition géniale. Il reste relativement posé tout en emportant l'auditeur dans son tourbillon mélodique inspiré et est pourvu d'un solo de saxophone enivrant. La reprise de "Train Kept A Rollin'" des Yardbirds peut également être considéré comme morceau-phare du répertoire du groupe. En effet la bande à Steven Tyler achève ses concerts de façon explosive avec cette reprise pendant les années 70 ; elle est encore régulièrement jouée et le morceau s'en retrouve littéralement transcendé. C'est absolument un des moments forts de l'album mais ce titre bourré de punch est malheureusement un des seuls titres couillus de l'album.
Car en plus de l'inégalité de la qualité des compositions, l'album souffre de son manque d'énergie, ce qui le rend plus linéaire et anesthésiant. Des titres dans la veine de "Lord Of The Thighs" ou "Spaced" ont beaucoup de potentiel, mais demeurent sous-exploités à cause de cette mollesse. Les morceaux "Woman Of The World" et "Seasons Of Wither" sont, quant à eux, sans intérêt. "Seasons Of Wither" est une guimauve pas inspirée, ses éclats restent au niveau de la mer pendant toute sa durée et "Woman Of The World" n'a strictement ni queue ni tête. Heureusement que nous avons le droit à un petit sursaut avec l'enchaînement des excellents "S.O.S. (Too Bad)" et "Train Kept A Rollin'", des titres qui combinent énergie et inspiration dans un Rock n'Roll efficace tandis que "Pandora's Box" qui clôture l'album, est un bon titre.

"Get Your Wings" souffre donc du syndrome de l'album mineur coincé entre deux bombes. Il n'a pas l'efficacité rock n'roll ou encore l'énergie de l'éponyme et ne peut rivaliser avec la tornade que sera "Toys In The Attic". Il souffre de sa mollesse lymphatique et s'avère être assez inégal dans la qualité des compositions. Le succès ne décollera pas encore, ce qui est moins choquant que pour le précédent opus : cet album n'a pas les armes pour conquérir l'Amérique.
On peut tout de même constater que le groupe acquiert peu à peu une personnalité, notamment Steven Tyler au niveau de la voix. Dans un ensemble un peu ramolli cohabitent les classiques inspirés et des titres sans intérêt. Il reste un bon album dans l'ensemble, ni plus ni moins.
THE BLUE OYSTER

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Message par alcat01 » jeu. 2 mars 2023 19:49

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1418

Le second album de Paris, "Big Towne.2061", sorti plus tard dans l'année 1976 a mieux marché que le premier. Le replaçant de Mooney derrière les fûts, Hunt Sales, fils du comédien Soupy Sales, est un musicien Américain né en 1954. Il a fait partie du groupe Touch Velvet. Batteur depuis l'âge de 13 ans, il a officié au sein du groupe Tony & The Tigers avant de se joindre à Paris.

"Big Towne 2061", publié en Août 1976 était dans un style nettement plus funky que le premier opus.
Cet album pourrait être considéré comme un rêve Californien, comme du Steve Miller Band ou du Blue Oyster Cult à moindre échelle.
Le deuxième line up de Paris est donc un amalgame encore plus improbable: Robert Welch (principal architecte de Paris), Glenn Cornick et le futur batteur d'Iggy Pop, Hunt Sales. Welch fait encore la plupart du chant et des compositions, Sales compose deux morceaux, un pour Cornick. Les étranges chœurs du batteur Hunt Sales donnent à l'album une ambiance bizarre.
Alors que la section rythmique Sales / Cornick est solide, on ne retrouve pas la force du power trio, et aucune partie de puissante lead guitare n'apparait.
Sur "Big Towne, 2061", Paris a, à peu près, abandonné l'approche Hard Rock du début, et ajouté quelques synthés.

"Big Towne, 2061" est peuplé de chansons Rock style West Coast, décontractées, progressives, mais éclairées par le Funk et le Blues.
Il y a des moments où le groupe sonne comme Led Zeppelin ("Outlaw Game"), Blue Oyster Cult ("Heart of Stone"), Steve Miller ("Pale Horse, Pale Rider") ou Santana ("Slave Trader"), mais sans atteindre ce niveau.
Paris n'a rien à voir avec Jethro Tull, rien à voir avec Iggy Pop, très peu à voir avec Fleetwood Mac, même. Au lieu de cela, ils vivent dans les rangs des groupes de Rock des années 70 intelligents qui n'ont pas une bonne promotion et un objectif clair.
Le morceau à écouter en priorité s'appelle "Blue Robin" avec ses frénétiques notes d'ouverture. Il suit fidèlement Led Zeppelin, mais Welch a aussi mis sa propre identité dessus.
D'autres excursions musicales sont des airs de guitare psychédélique flottant sur des vagues de sons d'accords de synthé. Rien de tout cela ne sonne comme Fleetwood Mac, à l'exception peut être de "Slave Trader", qui aurait pu se trouver sur "Heroes are Hard to Find"
Néanmoins, les chansons sont aussi lyriques et mélodiques que toute autre chose qu'il a écrit, mais pas aussi Heavy que sur le premier album.
Pour les lyriques, voyez plutôt: "She likes money so much everytime we make love I got to keep my pants on, she likes to keep her hands in my pockets". ("Elle aime tellement l'argent qu'à chaque fois que nous faisons l'amour, je dois garder mon pantalon, elle aime garder ses mains dans mes poches". Si c'est pas du bon, ça!

La version de Welch d'un power trio était une bombe commerciale. Mais, ni "2061", ni le premier album n'ont pénétré dans le Billboard Top 100.
L'album n'a, en effet, pas été acclamé par la critique, et ne se vendIt pas bien, n'atteignant que le numéro 152 dans le Billboard pop Chart.

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Message par alcat01 » ven. 3 mars 2023 10:15

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1419
Captain Beyond - 1972
Captain Beyond a été un supergroupe composé d'ex-membres d'Iron Butterfly (Larry Rheinhart et Lee Dorman), Johnny Winter (Bobby Caldwell) et Deep Purple (Rod Evans). Ils ont sorti trois albums dans les années 70 avant de se dissoudre définitivement.
Ce premier album éponyme est sans doute leur chef-d'œuvre, et une source d'inspiration pour de nombreux groupes modernes de stoner et de rock psychédélique.

La musique vous frappe immédiatement avec une sorte de swing heavy et funky, grâce à M. Caldwell qui effectue de nombreux changements de signature temporelle et d'autres tours de magie à la batterie tout au long de l'album. La musicalité est étonnamment brillante et tous les membres du groupe semblent être sur la même longueur d'onde, bien qu'ils viennent d'horizons différents.
L'approche progressive de ces morceaux maintient le niveau d'attention élevé, mais sans jamais le forcer. Tous les petits breaks et interludes, parfois frénétiques, parfois excessifs, d'autres avec une sensation de brise latine, ou légèrement méridionale, et les riffs de guitare embrassant les changements de rythme serrés sont tous exécutés avec une facilité stupéfiante. Les riffs de guitare qui épousent les changements de rythme serrés sont tous exécutés avec une facilité étonnante. Doux et sans effort, comme seuls des musiciens talentueux de ce calibre au sommet de leur art peuvent le faire.
Tout n'est pas que monstrueux et groove, le groupe semble parfois rechercher une sensation spatiale à la Pink Floyd, comme dans "Myopic Void", et il réussit à s'étirer en style et à nous offrir des moments de bonheur musical.
Ou sur "Thousand Days Of Yesterday", par exemple, on retrouve les gars avec des grooves acoustiques tropicaux et des paroles mystiques, dans une explosion d'euphorie qui donne une tournure inattendue à l'album pour le meilleur.
Les titres phares sont tous mémorables : "Dancing Madly Backwards", "Raging River of Fear", "I Can't Feel Nothing" et "Mesmerization Eclipse" doivent être considérés comme des classiques. Lorsque le groupe fonctionne à plein régime comme ça, il est inarrêtable.

Je recommande cet album à tous ceux qui ne l'ont pas écouté, préparez-vous à une tranche passionnante de rock'n'roll des années 70 !
Andrea Gelardini

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Message par alcat01 » ven. 3 mars 2023 10:16

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1420
1968 - Diary of a Band Volume 1
Incroyable album de Mayall et des Bluesbreakers. La musicalité de cet enregistrement est hors des charts. Le son est bon tous les instruments et voix étant bien enregistrés. Le disque est du Mayall absolument classique. Dieu, "I Can't Quit You Baby" vaut le prix de cet album. Mick Taylor est un dieu absolu de la guitare ici. Le saxo de Dick-Heckstall Smith est tout simplement magnifique. J'aurais pu me passer du bavardage entre les coupes, mais la musique éclipse définitivement ce bavardage.
Cette incarnation du groupe de Mayall est superbe et à la hauteur de tout battage médiatique. L'âge de 18 ans de Taylor est incroyable à contempler, il est brillant. La voix de Mayall ici est vraiment bonne, ressentie par le cœur.

C'est le blues anglais à son meilleur.
Dante


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Message par alcat01 » ven. 3 mars 2023 11:49

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1421
Test of Time 1983
En tant que musicien de studio, dont les références vont des Walker Brothers à James Last, il n'est pas vraiment surprenant que le matériel solo de Big Jim Sullivan ne trouve pas d'identité. Test of Time fait partie de la trilogie du matériel solo avec le projet Tiger, et a été mis de côté de 1977 à sa sortie finale en 1983.
À cette époque, le rock progressif s'était réduit à quelques groupes de NEOprog, tels que Pallas ou IQ, avec des degrés divers de succès et de longévité; les groupes patrimoniaux avaient été réduits à créer des albums pop immaculés (voir Mama et 90215 par exemple).
Dans cet environnement, Test of Time allait et venait, avec peu de promotion et presque aucune publicité. Le principal problème de cet album est qu'il ne sait tout simplement pas dans quelle direction aller.
Ce n'est pas du prog, ce n'est pas du hard rock, ce n'est pas du blues, mais c'est tout cela à la fois. De l'histrionique Uriah Heep-esque de Counting the Years, au jazz-blues urbain de Steely Dan de Jimmy Clarke, jusqu'au morceau le plus remarquable de l'album, Strange, une épopée prog-jazz directement tirée du livre de jeu de Colosseum II, UK ou même de l'époque de Joe de Zappa. Ce morceau est à lui seul, à mon avis, l'un des meilleurs morceaux de prog de tous les temps.
Malheureusement, le reste de l'album vous laisse sur votre faim, mais ne vous donne jamais satisfaction. Cependant, en tant que curiosité des années 70, il est varié, bien exécuté et fascinant. J'apprécie l'album, mais il mérite vraiment une écoute répétée.
Guy Barrit

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Message par alcat01 » ven. 3 mars 2023 14:15

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1422
Far Out Nihonjin (1973)
Alors que la plupart de la musique psychédélique des années 60 et 70 était une affaire européenne et américaine suintant de tous les coins et recoins de ces continents, il est facile d'oublier que d'autres nations comme le Japon avaient leurs propres scènes locales ayant un impact.
FAR OUT était l'un des nombreux groupes japonais qui ont pris les influences des scènes psychédéliques anglaises et américaines et leur ont donné une nouvelle tournure. FAR OUT n'a sorti qu'un seul album "日本人 (Nihonjin)" (ce qui signifie "peuple japonais"), mais a continué par la suite sous le nom de Far East Family Band et a non seulement sorti quatre autres albums, mais c'est là que Masanori Takahashi, plus connu sous le nom de Kitaro, a fait ses débuts, donc en fait FAR OUT est un groupe assez important dans le développement historique du psychédélisme japonais et de la musique ambiante.
L'unique album de FAR OUT ne contenait à l'origine que deux longs morceaux tentaculaires, révélateurs de l'excès de la scène prog de 1973, année de la sortie de "日本人 (Nihonjin)", qui n'était pas seulement liée au heavy psyché des années 60, mais qui s'est aussi trouvée très attirée par des groupes comme Pink Floyd et d'autres groupes psychédéliques et indo-raga plus progressifs. Alors que beaucoup de ces groupes s'attaquaient à la jugulaire en termes de complexité, FAR OUT a adopté une approche beaucoup plus douce et a composé deux longs morceaux qui utilisaient des mélodies sereines comme véhicule du style de composition.
Le résultat ressemble beaucoup à "Tubular Bells" de Mike Oldfield, sorti la même année, car le développement mélodique de "日本人 (Nihonjin)" n'est pas du tout complexe, mais il déploie sa magie dans la dynamique toujours changeante qui l'entoure.
"Too Many People" commence par un simple rythme percussif ressemblant à un battement de cœur, puis fait place à une rafale de vent, comme si la succession régulière de sons rythmiques suppliait les dieux de nous accorder une évasion de la dimension belliciste appelée planète Terre. Après quelques minutes, une belle guitare acoustique s'installe lentement, tandis que la turbulence atmosphérique s'éloigne dans les mondes inférieurs. Une belle progression d'accords se construit lentement, de manière répétitive mais hautement mélodique, dans une douce série nonchalante d'arpèges. Enfin, au bout de quatre minutes, le chanteur se joint à nous, apportant mélancolie et lamentation sous forme de paroles, et le tempo s'accélère très légèrement. Alors que les voix sont utilisées à différents stades, le long morceau de 17 minutes et 56 secondes est principalement composé de passages instrumentaux qui commencent doucement et facilement et montent lentement en puissance avec des accords rock staccato incluant également des gammes orientales pour renforcer la mélodie. En fait, la section médiane me rappelle beaucoup "Icky Thump" des White Stripes, mais bien sûr, c'était en 1973, bien avant que Jack Black n'ait de la musique dans son horizon et jamais dans le contexte du rock psychédélique. Vers onze minutes, le morceau se transforme en rock indo-raga, avec une sitar qui joue le rôle d'instrument principal, tandis que les accords de rock et le son des tambours continuent d'invoquer les forces supérieures de l'univers dans une sorte de pratique rituelle qui induit un état de transe. Au bout de douze minutes et demie, tout s'écroule et le morceau semble terminé, mais la guitare acoustique a d'autres idées et reprend les arpèges du début à vitesse lente, tandis qu'un solo de guitare inspiré à la Pink Floyd fait lentement avancer le morceau. Le chanteur fait une reprise en répétant les paroles précédentes puis la musique joue pendant un moment avant que les influences Floydiennes ne décollent vraiment vers la fin alors que les chanteuses font le truc des oooo et des aaah et se termine par un énorme badinage d'accords de puissance de manière abrupte.
"日本人 (Nihonjin)" commence par des appels de gongs comme si une pratique de méditation commençait dans un temple bhuddiste de l'Himalaya. Ce morceau ressemble beaucoup plus à du Krautrock allemand, car il commence par un flot brumeux d'activité de batterie légère et de nouages musicaux sans forme, mais un sitar solitaire intervient et dirige le chaos vers l'ordre, tandis qu'un battement de tambour tribal le rejoint et que les deux dominent le paysage sonore. Alors que ces deux-là continuent, cela ressemble plus à un raga indien classique qu'à quoi que ce soit lié au rock psychédélique, mais ils disparaissent soudainement, une guitare commence à gratter une progression d'accords mélodiques, puis des accords puissants introduisent les paroles en anglais du chanteur, tandis que les guitares acoustiques se balancent doucement d'avant en arrière, augmentant l'intensité lentement et sûrement jusqu'à ce que les solos de guitare Floydiens entrent en scène. Vers la septième minute, les influences floydiennes cèdent soudainement la place à un duo de guitares plus agité qui fait passer le morceau à une ambiance légèrement plus lourde, le tempo augmentant également un peu. Un solo mélodique porte le morceau pendant un moment, mais il y a de la tension dans l'air car tout semble irrésolu pendant un certain temps, ce qui maintient une étape de transition très efficace sous tension pendant une longue période, mais à dix minutes et demie, elle s'arrête soudainement et est remplacée par un son plus traditionnel japonais qui me rappelle un son de type samisen, mais qui est manifestement un sitar. Vers treize minutes, la danse mélodique s'arrête soudainement et devient monotone. Le chanteur commence alors à offrir une performance vocale semblable à un chant, tandis que le sitar devient subordonné à son charme charismatique. La guitare rock et la basse se joignent à l'ensemble et ajoutent de la puissance aux chants, tout comme les vocalisations de type bourdon. La langue est maintenant en japonais (auparavant en anglais) et ce style musical porte le morceau jusqu'à sa conclusion. Les chants sont répétés comme si nous étions transportés dans un rituel culte bizarre et que nous nous retrouvions soudainement au milieu d'un concert de rock. Alors que tout devient une transe hypnotique de paroles répétées qui passent de la discrétion au cri, les solos de guitare s'intensifient, tout comme les vocalisations de fond de type appel et réponse. L'intensité se poursuit jusqu'à 16:30 et se termine brusquement.

Cet album a été publié plusieurs fois. Alors que la version originale et certaines versions remasterisées, comme celle que je possède, ne contiennent que les deux longs morceaux épiques, certaines versions contiennent sept morceaux bonus. Après avoir écouté toutes les versions possibles de cet album, j'en suis venu à la conclusion que ma version 2010 de Phoenix Records est la meilleure, car elle élimine les trois minutes supplémentaires de la chanson-titre et se débarrasse simplement des pistes bonus de qualité inférieure, laissant à l'auditeur l'expérience appropriée, mais si vous êtes un puriste, optez pour l'original. Les pistes bonus sont agréables à écouter mais pas essentielles. Les deux morceaux épiques sont, à mon avis, les suivants.
siLLy_puPPy

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Message par alcat01 » ven. 3 mars 2023 15:45

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1991 Boogie People
En novembre 1990, George THOROGOOD retourne en studio à Memphis pour mettre en boite son 9ème album studio. On le retrouve cette fois au Studio Six, bon petit studio d’enregistrement qui sera transformé bientôt en une résidence hôtelière C’est bien connu, on ne change pas une équipe qui gagne, de toute façon ce procédé ne figure pas dans les gènes du guitariste, il est fidèle à son répertoire et à son équipe, chose assez rare dans le domaine de l’industrie du disque pour être signalée. Idem pour la partie production, Thorogood retrouve l’infatigable Terry Manning. Le bon Terry est toujours sur la brèche, que cela soit à la prod. ou derrière les consoles quand ce n’est pas à la basse ou occasionnellement au micro il vient d’œuvrer pour ZZ TOP, Albert KING et Johnnie Taylor et c’est avec plaisir qu’il retrouve l’un de ses groupes fétiches.

George n’est pas venu les mains vides, il a apporté quatre compositions que les DESTROYERS viennent de rôder en concert, histoire de prendre la température auprès d’un public devenu de plus en plus important au fil des années. Le disque s’ouvre avec deux d’entres elles, « If You Don’t Start Drinkin’ (I’m Gonna Leave) » un boogie blues imparable et plein d’humour avec léger saupoudrage de sax et des riffs de guitare aussi efficaces que solides. Sur « Long Distance Lover » la slide semble gicler comme une tornade, un titre combinant Boogie Rockin’ et slide à la Elmore JAMES. Autre composition donnant au passage son nom à l’album, « Boogie People » fait figure de parfait prototype de Blues Rock special Bikers avec un sax qui apporte une coloration cuivrée à l’instar de certains pots et carénage de gros cubes. Dernière création avec « Oklahoma Sweetheart », une ballade acoustique voguant entre Blues et Country et qui témoigne que Thorogood sait parfois faire preuve de douceur. Il aurait été préférable de placer ce morceau en milieu d’album de façon à créer une rupture avec le ton général du disque.

Au chapitre des covers, George et ses Destroyers nous balancent quelques brûlots bien virulents. « Mad Man Blues », gravé quarante plus tôt par John Lee HOOKER, connait une petite cure de jouvence avec une petite démonstration de dobro et un texte simple mais solide comme du roc : « I go home at night about half past four - All that knocking on my door - I got the mad man blues … ». Après un clin d’œil au guitariste de la Motor City, petit hommage au pape de Chicago avec « Can’t Be Satisfied » pour une seconde démonstration de dobro en solo. Sens du rythme indéniable pour un boogie qu’on croirait sorti tout droit de la gueule du Diable.

C’est bien connu, les américains sont de bons avaleurs de bitume, George dévale la pente en quatrième vitesse avec « Six Days On The Road », célèbre truck song popularisée par Dave Dudley. Composée par Earl Green et Carl Montgomery, Jimmy C Newman refusa de l’enregistrer, l’histoire ne nous dit pas si le bon vieux Jimmy C se bouffa les cojones, mais Dudley décrochera le pompon avec une 2ème place dans les charts Country. Repris par une multitude de péquenauds, « Six Days On The Road » avec un Jeff Simon en parfait métronome aux baguettes et un Hank Carter qui semble faire ronronner son sax comme un hot rod connait ici un coup de D’jeun « …There's a speed zone ahead alright well I don't see a cop in sight - Six days on the road and I'm a gonna make it home tonight … ». Intemporel ! Chez nous Claude François adaptera le morceau en « Six Jours sur la Route », transformant une pépite en purge de première.

« No Place To Go », bon morceau d’Howlin’ WOLF, nous semble répétitif et manquer d’ampleur, la rythmique se cantonnant dans un cocon d’où elle ne parvient jamais à émerger. A contrario, « Born In Chicago » immortalisé par le PAUL BUTTERFIELD BLUES BAND parait ici bien speed, trop pour pouvoir rivaliser avec l’originale. Dernière reprise avec « Hello Little Girl », un hit mineur de Chuck Berry délivré avec peps et ferveur comme si les Démolisseurs avaient le feu au cul.

A la sortie du disque, certains critiques jugèrent que THOROGOOD ne se renouvelait guère et se parodiait inconsciemment. On restera plus mesuré, le guitariste ne sort et ne sortira jamais du répertoire auquel il se confronte depuis maintenant quarante ans. Le gars reste droit comme un I, fidèle à un répertoire ou viennent se greffer boogies chauffés à blanc, Blues et Rock'n'Roll à travers des reprises généralement bien élaborées et des originaux s’emboîtant parfaitement dans un patchwork qui fait fi des modes et des tendances. Un album qui ne peut décemment descendre en dessous de 3.
LE KINGBEE

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Message par alcat01 » ven. 3 mars 2023 17:45

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1424
1975 Toys In The Attic
Un dimanche après-midi pluvieux dans une petite banlieue de Boston. Rien d'autre à faire que de ranger ce grenier où sont entreposés depuis une dizaine d'années les objets les plus insignifiants et dénués d'utilité pour le commun des mortels.
J’aperçois la vieille malle en bois de mon enfance et l'ouvre, non sans laisser s'échapper un nuage de poussière qui me fait tousser bruyamment. Mes vieilles peluches n'arborent désormais plus leur fierté animalière, mais ont l'aspect de vieux chiffons à l'odeur nauséabonde de salive macérée mêlée à celle des souris mortes que je retrouve sous ce tas de tissu.
Mon vieux vinyle d'AEROSMITH ! Fuck ! Des années que je cherchais cet exemplaire Toys in The Attic, au point d'avoir été obligé de le racheter en CD lors de l'avènement du digital. Nostalgique, je contemple la pochette jaunie entre mes doigts et place le disque noir sur son ancien habitât circulaire qui entame sa révolution continue pour une bonne quinzaine de minutes.

"Toys In The Attic" résonne alors dans ce dépotoir sinistre qui prend alors des allures de chambre d'adolescent du début des années 70. Le riff groove toujours autant, l'énergie du chanteur est toujours aussi palpable, la batterie claque avec la même intensité que dans ma jeunesse. Une réminiscence du concert de 1989 où le groupe avait envoyé la même purée qu'en studio pendant son rappel. Une période aseptisée où les anciens brûlots Hard du groupe se démarquaient sensiblement des tubes sirupeux sponsorisés par MTV.
Les racines Blues du groupe ressortent le temps d'un vibrant "Uncle Salty" détruisant sous la lourdeur du son de la guitare de Joe Perry les vieilles institutions anglaises. Le timbre de Steven Tyler se fait littéralement vicieux, à tel point qu'il chante le péché originel avec un détachement blasphématoire sur "Adam's Apple".
"Walk This Way" a autrement plus d'allure que la version qui avait cartonné grâce aux deux rappeurs de RUN-DMC et à son clip taillé pour la masse.
Dans cette pièce lugubre, le son produit par les sillons est autrement plus agréable que la froideur de mon lecteur CD, et "Big Ten Inch Record" en reprend tout son intérêt vintage.
Le son strident du saphir m'empresse de retourner le vinyle, à peine le temps d'enlever la couche de poussière accumulée sur la tête de lecture. "Sweet Emotion" introduit par son irrésistible basse alterne couplets bluesy, breaks heavy, et refrains planants. Un autre tube pour cette galette aux huit millions d’exemplaires vendus sur le continent de l'oncle Sam.
"No More No More" me rappelle le lien, parfois absurde, qu'on établissait entre la musique d'AEROSMITH et celle des ROLLING STONES. Un parallèle alimenté par la réputation sulfureuse des membres, un leadership bilatéral, et une paire de lèvres démesurées chez les deux chanteurs. Un critique avait même parlé de "Stones Zeppelinien" à l'écoute de ce disque. Il ne me reste plus qu'à chercher le numéro et la page dans la grande pile de magazines qui chancèle dangereusement à ma droite.
La fin de l'album, plus anecdotique ("You See Me Crying" Beûûûûuûûrk) me fait redescendre de ce petit nuage Hard Rock où le Blues se mêle à une électricité malsaine bien plus lourde que celle des Pierres Qui Roulent...
PINHEAD

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Message par alcat01 » ven. 3 mars 2023 19:54

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1425
1974 : I've Got My Own Album to Do
Alors que Rod Stewart semble plus préoccupé par sa carrière solo que par son travail avec the Faces, Ron Wood, l'homme de la fête, s'entoure d'un certain nombre de ses amis en studio et compose les titres de I've Got My Own Album to Do.
Publié par Warner Bros en 1974, le titre du LP est une attaque évidente contre Stewart.
Quel que soit le nom du premier effort solo de Ronnie, l'album de onze chansons dégage une atmosphère de détente et de bon temps. Woody a participé à l'écriture de six des titres, qui s'ouvre sur le reggae "I Can Feel the Fire". Les crédits sont nombreux, puisque des gens comme Keith Richards, Mick Jagger, Mick Taylor, Ian McLagan, George Harrison et Mick Waller ont participé à I've Got My Own Album to Do.
Même Rod s'est présenté aux séances de vidange des bouteilles pour faire les chœurs sur "If You Gotta Make a Fool of Somebody". "Far East Man", que George Harrison a également enregistré en 74 pour le LP Dark Horse, "Am I Gooving You" et "Sure the One You Need" portent l'enregistrement.

Une ambiance proche de celle des Stones se dégage de I've Got My Own Album to Do, car le toujours souriant et fumant Wood rejoint bientôt les Glimmer Twins en raison du départ du guitariste Mick Taylor, mécontent.
JonFox

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