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vinylspinningTiger 1976
Cet album est l'œuvre d'une bande d'amateurs de studio (au moins sept, comptez-les !) dirigée par le célèbre guitariste de session Big Jim Sullivan.
Big Jim a été extrêmement occupé tout au long des années 60, 70 et au-delà, en tant qu'interprète, arrangeur et producteur, travaillant avec des gens comme... le grand souffle maintenant :
Tom Jones, Billy Fury, Johnny Hallyday, Shirley Bassey, Dusty Springfield, Bobby Darin, Serge Gainsbourg, The Walker Brothers, Donovan, David Bowie, Thunderclap Newman, Long John Baldry, Marmalade, The Small Faces, George Harrison, et même Frank Zappa -- la liste est longue et non exhaustive.
Il parait qu'au début des années 60, Big Jim aurait même donné des leçons de guitare à un certain Ritchie Blackmore !
Mais avant de trop s'emballer, la seule chose vraiment remarquable de l'album éponyme de Tiger est qu'il n'est absolument pas remarquable.
En fait, c'est une illustration parfaite de la raison pour laquelle ces gars-là étaient des sidemen de carrière : malgré tout leur talent et leurs compétences, il leur manquait ce je ne sais quoi d'ineffable - appelez-le qualité de star ou charisme - nécessaire pour élever leurs efforts au-dessus de la banalité, quel que soit le style dans lequel ils jouent.
Ces styles incluent le hard rock ("I'm Not Crying"), le jazz-fusion ("Lay Back, Stay Back"), le prog symphonique tranquille ("Tyger, Tyger"), et même le disco funky ("Suzy Slicker") ; mais le morceau le plus marquant de l'album est, pour moi, le blues lent et épique "Long Time", et même ce morceau n'arrive pas à trouver une accroche vraiment géniale.
L'album n'est pas non plus destiné à mettre en valeur la virtuosité des musiciens, en soi, même si Big Jim déchire comme Yngwie Malmsteen sur le très oubliable "Lay Me", Dave McCrae déchaîne l'enfer du synthétiseur sur "Ordinary Girl", et le corpulent Nicky Moore prête sa voix mélancolique à l'hymne "Prayer", richement orchestré.
Soit dit en passant, Nicky refera surface plus tard, un peu plus mince, mais pas beaucoup, en tant que remplaçant de Bruce Dickinson au sein de Samson, le groupe de heavy metal britannique de la nouvelle vague.
C'est un album pourtant intéressant à écouter, même 'il sonne surtout comme le projet parallèle des sidemen qu'il est.
Il est évident que c'est un disque fait par ces musiciens pour passer du bon temps ensemble sans aucune contrainte commerciale...



















