J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Blues traditionnel ou blues blanc, jazz, soul, funk, c'est ici.
coltan
Top contributeur
Top contributeur
Messages : 356
Enregistré le : ven. 2 août 2019 10:07

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par coltan » lun. 20 avr. 2020 10:47

Je n'ai pas parlé de coffret ? :snotyzzz:

Avatar du membre
Cooltrane
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 3164
Enregistré le : mer. 31 juil. 2019 14:18
Localisation : La Cambre

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Cooltrane » lun. 20 avr. 2020 10:56

coltan a écrit :
lun. 20 avr. 2020 10:47
Je n'ai pas parlé de coffret ? :snotyzzz:
'scuse :reconfort: :kiss2:

J'ai rajouté un "C"au début et un "T" à la fin de "offre" :footzzz:

du coup, quels étaient les trois autres albums?? ::d

Avatar du membre
Cooltrane
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 3164
Enregistré le : mer. 31 juil. 2019 14:18
Localisation : La Cambre

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Cooltrane » lun. 20 avr. 2020 17:08



"A spiritual jazz, ultra-rare Holy Grail from Abdullah ‘Mudon’ Sami and New York’s & Chicago’s late ‘70s underground jazz scene, that has acquired mythical status. Originally released as private press in 1978 by the artist for only 300 copies."

released April 12, 2019

Alto Saxophone, Percussion – Abdullah Sami
Bass – Hogan Jiggetts
Drums – Wade Barnes
Guitar – Germahn Nazario

More:


G R E A T !!

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mar. 21 avr. 2020 05:39

Image

Comment dire, tout en restant sobre ? « Cet album est l’un des plus grands albums de jazz de tous les temps » pourrait faire l’affaire, tout est dit en quelques mots, pour étayer un peu on pourrait ajouter qu’il y a autant de classiques que de pièces présentées, enregistrées sur ce 25 cm, qu’ici Monk a signé tous les titres et qu’il est co-signataire sur deux d’entre eux, que chaque composition est d’une audace folle et vertigineuse quand l’album paraît, en 1952.

Thélonious est l’un des quatre inventeurs du bebop avec Charlie Parker, Dizzy Gillespie et Kenny Clarke, mettant un terme au « swing » tel qu’il était compris à l’époque. On connaît l’apport de Monk et de cette « fausse note » tellement irremplaçable qu’elle devient légendaire, et de son "parcours" toujours fait de détours anguleux et essentiels. Monk n’était pas un pianiste virtuose, mais un compositeur génial, doué d’une technique tellement personnelle qu’il sera même un temps marginalisé.

Cet album est le fruit de plusieurs sessions, en 1947, 1951 et 1952. Il y aura plusieurs parutions, très vite augmentées, huit sur la première édition, douze sur la seconde puis parut un volume deux. Tout cela est évidemment indispensable. Au total on trouve une vingtaine de compositions signées de Thelonious, ce qui est considérable quand on y songe, il composa avec une incroyable originalité, mais il composa peu lors de sa vie, chacune des perles ici est un fragment de ce « génie », perle rare qui contient en germe le futur du jazz.

Voici une réédition française vinyle de 74, face 1 (augmentée des deux derniers titres).
00:00 - - - A1 — Round About Midnight (’Round Midnight) (Thelonious Monk) . . . (3.10)
03:17 - - - A2 — Off Minor (Thelonious Monk) . . . (3.00)
06:20 - - - A3 — Ruby My Dear (Thelonious Monk) . . . (3.09)
09:30 - - - A4 — I Mean You (Thelonious Monk, Coleman Hawkins) . . . (2.46)
12:18 - - - A5 — April In Paris (Vernon Duke) . . . (3.17)
15:41 - - - A6 — In Walked Bud ((Thelonious Monk) . . . (2.54)

We will dance again...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mar. 21 avr. 2020 22:31

Image

Julian Cannonball Adderley délaisse son quintet pour rejoindre Miles Davis, c’est là qu’il joue aux côtés de Bill Evans et John Coltrane, c’est ainsi qu’il va participer à l’un des albums les plus mythiques du jazz « Kind of Blue ».

Mais, peu de temps avant, il a enregistré une sorte de « galop d’essai » vertigineux, un chef d’œuvre absolu : « Somethin’ Else », en compagnie de Miles Davis à la trompette, Hank Jones au piano, Sam Jones à la basse et Art Blakey à la batterie. Lui-même est un altiste remarquable, il abandonne sa casquette de hard bopper et s’oriente vers le « cool jazz » qui est la marque de Miles. L’élaboration des deux albums se suivent d’un an « Something Else » est enregistré le 9 mars 1958 et « Kind of Blue » entre le 2 mars et le 22 avril 1959.

Le titre d’ouverture est la reprise d’« Autumn Leaves », soit « Les Feuilles Mortes » de Prévert et Kosma, un titre déjà très mélodique et plein de grâce, cette interprétation qui s’étale sur une durée voisine de douze minutes est magique, tout en charme, retenue et tendresse, particulièrement les échanges entre le saxophoniste et le trompettiste sont époustouflants, Miles est à son affaire et c’est là le morceau le plus saillant de l’album.

Mais ce n’est pas le seul, dans un climat très proche « Dancing in the Dark » permet au leader de se distinguer dans ce registre très cool et la reprise de « Love For Sale » de Cole Porter consolide cette tendance.

Un très grand classique de « Blue Note » et du jazz en général.

Cannonball Adderley - Autumn Leaves


Cannonball Adderley - Dancing in the Dark


Cannonball Adderley - Somethin' Else


Cannonball Adderley - Love For Sale
We will dance again...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mer. 22 avr. 2020 20:50

Image

Bien que cet album soit paru en 1957, les enregistrements qu’il contient proviennent d’années bien antérieures, de 1947, 1948 et 1949, en plein dans le bebop. Fats Navarro n’est en rien leader au sein des différentes formations que l’on entend ici, c’est un sideman surdoué et brillant qui mérite l’hommage qui lui est fait au travers de cette compilation bâtie autour de son nom.

Son style est assez « saignant », fluide et créatif, c’est un surdoué de l’instrument qui a disputé la place de meilleur trompettiste à Dizzy Gillespie qui ne s’en laissera pas conter, d’autant que Fats Navarro, surnommé par ses amis musiciens « Fats Girl », décéda à l’âge de vingt-six ans de la tuberculose.

Quatre titres proviennent du « Tadd Dameron Sextet » mais une alternate take est ajoutée pour chacun des titres, c’est donc huit versions qui sont proposées, la première face est vouée entièrement à cette formation. Deux titres différents proviennent du Bud Powell Quintet et un du « McGhee-Navarro Boptet », ce dernier est co-signé par les deux leaders et se nomme « Double Talk ». Cette pièce est typique de l’époque car elle nous montre les deux trompettistes dans une saine « compétition » s’évertuant chacun à se montrer le plus « mordant ». C’est d’autant plus remarquable qu’il n’y eût qu’une seule prise lors de l’enregistrement, bien qu’il soit d’une longueur tout à fait inhabituelle pour l’époque (5’35). Du coup, le titre du morceau semble particulièrement bien choisi !

Il y aura un vol.2

Double Talk - Fats Navarro


Tadd Dameron Sextet - Our Delight


The Squirrel - Fats Navarro


The Chase - Fats Navarro
We will dance again...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 23 avr. 2020 07:16

Avant d’entrer dans le monde d'Ornette Coleman, juste un petit mot pour les amateurs de vinyles. Cet album est sorti en 66 et cette date marque la fin d’une pratique bien utile pour les collectionneurs à la recherche d’originaux. Pour savoir si on avait devant soi un original, il fallait regarder le label et les inscriptions qui y figurent, vingt-trois labels différents se sont ainsi succédés. Le plus simple est d’aller sur Discogs et comparer avec l’original. Mais il y avait encore plus simple, je parle de cette fameuse « oreille » qui indiquait directement, jusqu’en soixante-six, si l’album était original. L’oreille est située sur la « Dead Wax » ou « Run Out », c’est-à-dire sur la partie du vinyle située entre la partie enregistrée et le label, là où l’on trouve le numéro des matrices et des faces. Elle est gravée assez profondément et le dessin forme une oreille, en réalité la lettre « P » en cursive qui indique que l’album est pressé par la Plastylite Corporation. On trouve également les initiales « RVG » toujours dans la « Dead Wax », manuelle avant 1957, mécanique de cinquante-huit à soixante-deux et « Rudy Van Gelder » en entier après soixante-deux.

Image

Soyez très prudent si vous achetez une belle pièce, il m’est arrivé d’en commander une qui semblait peu cher et était décrite en bon état dans un magasin parisien bien connu. En fait c’était tout au plus une seconde presse mais pas l’original promis, il lui manquait une oreille ! Je proposais un prix plus bas qui correspondait mieux à ce que j’avais entre les mains, mais le vendeur concédait une ristourne sans rapport avec la valeur réelle, il m’a fallu le renvoyer et attendre le remboursement, de plus il se montrait méfiant à mon égard et voulait que j’avance les frais de port retour. C’est un spécialiste de jazz et, surtout, de musique africaine, un professionnel qui a vu sa boutique honorée par une distinction, il y a quelques années, à mon avis, en bon pro il avait déjà dû en entendre parler, de cette oreille !

Image
We will dance again...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 23 avr. 2020 23:26

Image

Une très belle pochette de Reid Miles, toute en verticalité et en noir et blanc, pour ces deux volumes d’Ornette Coleman au Golden Circle de Stockholm, les trois et quatre décembre 1965. En fait il y eût trois concerts, deux le soir et un autre l’après-midi. Ces deux volumes séparés recueillent le meilleur de ces deux journées, deux titres par face, soit huit au total.

L’album est paru en soixante-six, on a bien compris que Blue Note cherche à effectuer le tournant de la modernité, personne d’autre qu’Ornette Coleman ne peut aussi bien symboliser cette démarche. L’album est fameux, l’année de sa sortie il est élu Disque de l’année par « Down Beat ».

La musique en trio est exigeante et ne ment pas, que ce soit au Village Vanguard avec Sonny Rollins, à New York City avec Albert Ayler ou ici avec Ornette au saxophone, au violon et à la trompette, David Izenzon à la basse et Charles Moffet à la batterie. C’est du brut de décoffrage, un peu aride, mais ça parle aux tripes, directement. Ces trois là se connaissent bien, le trio tourne depuis un an, cette idée, qui peut paraître incongrue, de sortir un Blue Note qui prend ses racines en Suède, est tout simplement magnifique, ça respire la nature, les grands espaces neigeux, la puissance de l’air pur. On ressent la présence d'une force vitale qui agite cette musique, comme si elle prenait racine en ces lieux.

En outre le son est excellent, d’une très grande qualité et restitue bien cette énergie-là.

Ornette Coleman Trio-Faces And Places (Stockholm Live 1965) HD


Dawn (Live)


Morning Song (Live At The Golden Circle, Stockholm/1965)


Snowflakes And Sunshine (Live At The Golden Circle, Stockholm/1965 / 2002 Digital Remaster /...
Modifié en dernier par Douglas le ven. 24 avr. 2020 22:35, modifié 1 fois.
We will dance again...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » ven. 24 avr. 2020 16:47

Image

Une pochette qui pourrait faire penser au "Pop Art" d’Andy Warhol, elle est signée Reid Miles et se tourne vers la modernité, pour cet enregistrement il faudrait même parler d’avant-garde. C’est l’un des deux albums signés sur Blue Note par Cecil Taylor et c’est sans doute le plus free du catalogue. On y retrouve toute la fougue du pianiste enregistrée en mono sur l’édition originale. C’est puissant, compacte, brut et direct. C’est également pensé, organisé et structuré comme l’indique le titre.

On peut penser, me semble-t-il, que « Conquistador! », l’autre album Blue Note est plus facile d’accès, celui-ci étant sans doute d’un abord plus aride. On y trouve une pléiade de grands musiciens, Eddie Gale(tp), Jimmy Lyons (as), Ken McIntyre (as,ob,bcl), Henry Grimes (b), Alan Silva (b) et Andrew Cyrille (d), Taylor est au piano, il compose et organise.

L’album a cinquante-quatre ans et n’a pas pris une ride, il a conservé toute son audace et son pouvoir subversif, il bouscule encore les habitudes d’écoute et questionne l’ordre et l’harmonie, il agit à la façon d’un aiguillon, osant tout et bravant l'orthodoxie. La musique est rythmée, secouée par des clusters de notes qui tombent en trombe sur le clavier, les éléments se déchaînent en flots groupés et intenses qui se déplacent, montent, puis déferlent. Des moments plus calmes dessinent, de temps à autres, des mouvements colorés, des teintes pastel, tissées par l’ensemble des musiciens qui semblent s’assembler et fusionner pour ne forger qu’une musique unique et essentielle.

Cecil Taylor - Unit Structures (Full Album)
Tracklist:
0:00 Steps
10:20 Enter, Evening (Soft Line Structure)
21:27 Unit Structure, As of a Now, Section
39:15 Tales (8 Whisps)

We will dance again...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » sam. 25 avr. 2020 07:51

Image

Encore un album que l’on pourrait qualifier de classique tant il s’est bien vendu. Après un premier tirage (celui à l’oreille) de cinq mille exemplaires il fallut bien vite le rééditer tant sa renommée s’envola. C’est dû au succès immédiat du morceau titre « The Sidewinder » qui frappa les esprits dès la première écoute, pourtant il fut composé à la va vite et au dernier moment. Pour l’enregistrer ce ne fut pas si simple, en effet, il fallut aller jusqu’à la vingt-cinquième prise pour obtenir un résultat parfaitement satisfaisant !

Lee Morgan a débuté dans le big band de Dizzy Gillespie à l’âge de dix-huit ans, il a côtoyé John Coltrane lors des sessions de Blue Train en 1957 et a gagné ses galons de soliste, ce qui lui permit de se joindre aux jazz Messengers d'Art Blakey. Devenu leader, et non pas dealer, il traversa une période difficile d'addiction à l'héroïne, au sortir de laquelle il signera cet enregistrement.

Âgé de seulement 25 ans il s'est entouré d'une jeune garde, où brille particulièrement Joe Henderson encore un espoir alors. Les deux hommes scintillent des mêmes feux et se montrent éclatants tout au long de l'album, dialoguant merveilleusement bien. La section rythmique avec Barry Harris au piano, Bob Crenshaw à la basse et Billy Higgins à la batterie se montre incisive et nerveuse, s'inscrivant à la perfection dans le style hard bop, et lui ajoutant un petit côté soul assez novateur.

The Sidewinder (Remastered 1999/Rudy Van Gelder Edition)


Totem Pole (Remastered)


Hocus-Pocus (Remastered)


Boy, What A Night (Remastered)
We will dance again...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » sam. 25 avr. 2020 21:29

Image

Le "Midnight Special" qui est le titre éponyme de l'album est aussi le nom d'un train américain de nuit, transportant des passagers. Il circulait entre Chicago et Saint-Louis, vers l’ouest. La petite histoire indique que la lampe à l’avant du train était devenue symbole d’espoir et de liberté pour ceux qui l’apercevaient lorsqu’il passait devant la prison de Sugar Land.

Jimmy Smith a enregistré cet album le 25 avril 1960, le même jour que l’album « Back At The Chicken Shack » qui sortira deux ans plus tard (celui-là je l’attends toujours). On y trouve la même équipe de formidables musiciens, Stanley Turrentine (tenor sax), Kenny Burrell (guitare), Donald Bailey (drums) et bien sur Jimmy Smith qui joue de l’orgue Hammond, avec ce son si spécifique et si inimitable.

Souvent on trouve dans un grand album un titre qui émerge et sort du lot, ici c’est le morceau titre, un blues d’une durée proche des dix minutes écrit par le leader. Le second morceau qui occupe la fin de la face est lui aussi formidable « A Subtle One » signé Stanley Turrentine, si bien que bien souvent, plutôt que de changer de côté, on se contente de reposer le bras en début de lecture et ça repart tranquilou pour dix-huit minutes d’une ballade vers l’ouest, l’orgue de Jimmy qui bâtit le socle sur lequel se posent, en volutes acrobatiques, les cordes de la guitare de Kenny, puis c’est Stanley qui s’envole poussé par ce groove fou qui se déploie, la rythmique au millimètre, ça respire le plaisir de jouer et on le ressent en partage.

Jimmy Smith - Midnight Special


A Subtle One (Rudy Van Gelder Digital Remaster/2007)


Jimmy Smith - Jumpin' the Blues


Jimmy Smith - Why Was I Born?
We will dance again...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 26 avr. 2020 12:45

Image

J’avoue ne posséder qu’un seul album d’Horace Silver mais à priori c’est le bon, celui qui est le plus souvent recommandé, sans doute faudra-t-il fouiller un peu dans sa discographie, à l’occasion, pour confirmer ce satisfecit. « Song for my Father » est en effet un album bien agréable.

Horace Silver a fait ses armes avec Art Blakey, au sein des Jazz Messengers, à ce titre il est donc un précurseur du hard bop. Tout naturellement il forme ensuite un quintet dont il prend la direction musicale. « Song For My Father » a été enregistré en 1964, c’est John Tavares Silva, le père d’Horace, qui figure sur la pochette. Celui-ci est originaire du Cap vert, rien d’étonnant donc à ces influences musicales venues d’un peu partout qui colorient cet album de mille influences différentes, c’est le Portugal, la musique brésilienne, caribéenne ou indienne qui chantonne ici, mêlée au hard bop, mélanges inédits tout à fait réussis.

Les accompagnateurs sont au niveau, on remarque tout particulièrement Joe Henderson au ténor et Carmell Jones à la trompette, la section rythmique est elle aussi bien au point, Teddie Smith à la basse et Roger Humphries, vingt ans, à la batterie. Le très beau « Calcutta Cutie » bénéficie d’une autre formation et « Lonely Woman » est joué en trio. Il faut dire que l’album a été enregistré lors d’une période où le pianiste modifiait son groupe. Le seul morceau non signé par le leader est « « The Kicker » que l’on doit à John Henderson et qui contient un remarqué solo de batterie.

Horace Silver - Song For My Father (Rudy Van Gelder Edition; 1999 Digital Remaster)


Calcutta Cutie (Rudy Van Gelder Edition/1999 Digital Remaster)


The Kicker (Rudy Van Gelder Edition/1999 Digital Remaster)


Lonely Woman (Remastered 1999/Rudy Van Gelder Edition)
We will dance again...

coltan
Top contributeur
Top contributeur
Messages : 356
Enregistré le : ven. 2 août 2019 10:07

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par coltan » dim. 26 avr. 2020 15:22

Deux de mes pochettes préférées avec le Ornette Coleman et le Jimmy Smith.

Je vais me ressortir pour demain ceux que j'ai en stock à la maison.

coltan
Top contributeur
Top contributeur
Messages : 356
Enregistré le : ven. 2 août 2019 10:07

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par coltan » dim. 26 avr. 2020 15:24

J'aime beaucoup ce Horace Silver, ainsi que celui ci dans un délire Latin Jazz.

Image

coltan
Top contributeur
Top contributeur
Messages : 356
Enregistré le : ven. 2 août 2019 10:07

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par coltan » dim. 26 avr. 2020 15:43

J'étais parti au brasil ces derniers jours, mais comme une envie de revenir vers le jazz.

Blue Mitchell ‎: The Thing To Do (1965)

Image

Un bon moment qu'il n'avait pas tourné, j'avais même oublié que je l'avais.

C'est encore du bon, c'est fou la qualité des sorties du label à cette époque. Chick Corea au piano (pas forcément l'artiste que représente le plus le label).

https://www.youtube.com/watch?v=OenS-uE ... e=emb_logo

https://www.youtube.com/watch?v=oqtnRVm ... e=emb_logo

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » lun. 27 avr. 2020 05:01

coltan a écrit :
dim. 26 avr. 2020 15:24
J'aime beaucoup ce Horace Silver, ainsi que celui ci dans un délire Latin Jazz.

Image
Oui, celui-ci sera mon prochain de l'artiste, il bénéficie d'une grande sympathie et la pochette est belle!
We will dance again...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 5224
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » lun. 27 avr. 2020 05:15

Image

Voici un album dont tout le monde pense du bien, une saine unanimité se fait autour de lui, bien que ce ne soit pas un album de hard bop malgré qu’il soit sorti en soixante-trois, il cousine davantage avec le blues et le jazz un peu funky, un peu à la façon d’un Jimmy Smith, mais je devrais dire d’un Kenny Burrell car c’est un maître également, il le prouve magistralement ici.

A la sortie de l’album Kenny Burrell a déclaré : « J’ai toujours éprouvé de l’amour pour le blues. A mes débuts, à Détroit, je travaillais avec des groupes concentrés pour l’essentiel sur le blues. Pour cette séance je voulais assembler un groupe qui puisse sentir le blues de la même manière que moi. » On comprend qu’il voulait faire un disque de blues avec ses potes car c’est ce qu’il aime.

Et bien c’est réussi, voici les amis en question, Stanley Turrentine au sax (ah, ah !), Major Holey Jr à la basse, Bill English à la batterie et Ray Baretto à la conga. On comprend vite qu’il n’y a pas que des habitués Blue Note ici, la source est bonne : ce sont vraiment des amis.

Côté répertoire deux des sept titres ne sont pas signés Burrell, « Mule » qui est le surnom de Major Holley et dont il est l’auteur, ainsi que « Gee Baby ain’t I Good to You » un standard. Sinon c’est du tout bon, à déguster à toute occasion, le disque « Joker » que l’on sort à la fin d’une soirée pour boire un dernier verre ou bien encore comme un prélude avant de se glisser entre les draps…

Chitlins Con Carne


Midnight Blue (Remastered)


Soul Lament (Remastered 1999/Rudy Van Gelder Edition)


Mule (Remastered)
We will dance again...

Avatar du membre
DaFrog
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 2434
Enregistré le : sam. 18 avr. 2020 15:16

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par DaFrog » lun. 27 avr. 2020 11:35

L’impression de voir les listes de vente aux enchères sur eBay, du style carolinasoul ou funkyousounds que je suivais il y a quelques années. Beaucoup bavé dessus, emporté peu d’enchères, vu les prix atteints pour des originaux.

J’ai eu le Horace Silver (Father), chopé sur une broc pour presque rien, pas trop ma came mais quel son !! Et bien revendu plus tard :)
It’s too late to be hateful :ange:

Avatar du membre
The lad
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1169
Enregistré le : lun. 5 août 2019 15:06

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par The lad » lun. 27 avr. 2020 12:32

DaFrog a écrit :
lun. 27 avr. 2020 11:35
L’impression de voir les listes de vente aux enchères sur eBay, du style carolinasoul ou funkyousounds que je suivais il y a quelques années. Beaucoup bavé dessus, emporté peu d’enchères, vu les prix atteints pour des originaux.
J'arrive toujours à pécho des trucs sous le radar pour moins de 15 dollars chez eux ::d
Affreux, sale et méchant.

Avatar du membre
DaFrog
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 2434
Enregistré le : sam. 18 avr. 2020 15:16

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par DaFrog » lun. 27 avr. 2020 12:43

Je parlais des originaux mono Blue Note qui partent à 300/500/2000 😎

Sinon oui, il y a sûrement encore moyen de récupérer qq disques sympa.
J’avais renoncé il y a deux ou trois ans parce qu’avec les Fdp, même pour 3 ou 4 lp, ça ne valait plus vraiment la peine. Fini le temps des enchères gagnantes à moins de 10$, parfois à 1 :/
It’s too late to be hateful :ange:

Répondre