J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
- Monsieur-Hulot
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Je n'ose comprendre de quoi parle le titre...... 
FILLES & MOTEURS, JOIES & DOULEURS.
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Oui, il y a un double sens, l'expression signifie « C’est comme ça, et c’est du tonnerre ! », mais il y a également une connotation sensuelle...
We will dance again...
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
William Parker, Joe Morris, Hamid Drake – Eloping With The Sun – (2002)
Cet album réunit trois pointures du free jazz, de grands noms déjà, bien que l’on ne soit qu’en début de siècle. Ce qui surprend c’est le choix des instruments de chaque musicien, pour cet album. C’est un peu comme si la consigne qui avait été donnée était « Surtout, voyagez léger ! »
Ainsi William Parker joue du « zintir », qui est une sorte de luth à trois cordes d’origine marocaine. Joe Morris joue du banjo et du banjouke, ce dernier est un hybride entre le banjo et l’ukulélé, quant à Hamid Drake il joue du tambour sur cadre, ainsi pas de contrebasse, ni de guitare, ni de batterie !
Ce dépouillement s’entend et la musique semble un peu ramassée, avec moins d’ampleur et plus centrée. Le registre est donc plutôt minimaliste et répétitif, par choix acoustique, et assez proche des sonorités folks, type world music.
L’album comprend cinq compos, les trois dernières sont les plus conséquentes, entre treize et seize minutes, ce qui peut sembler assez long, compte tenu des moyens utilisés. Ainsi les motifs répétitifs sont extrêmement centraux et définissent d’une certaine façon l’objectif de cette musique : atteindre un état de transe hypnotique, propre à se mettre dans un état second.
Le zintir de William Parker n’offre pas mille variations, même s’il est habile à ce jeu-là, il se met au centre du creuset et distille des séquences graves et répétitives qui arrivent directement au ventre. Hamid Drake à l’arrière avec son tambour qu’il frappe dans ses mains offre une assise relativement basique et uniforme, mais solide.
Joe Morris a pour charge de dynamiser l’avant, lui aussi avec des moyens relativement ténus, cantonnés dans un registre assez restreint, il s’efforce d’envoyer mille piqûres, comme des déferlantes de notes serrées et répétitives, ajoutant lui aussi à l’effet de transe qui s’impose dans une relative uniformité, à laquelle on ne peut échapper.
C’est un album original et à part, unique dès sa conception, qui va aussi loin que possible en conservant des limites infranchissables, un concept à lui seul…
L'album est limité à deux mille, mais je ne pense pas que ce soit la raison pour laquelle je ne trouve d'extrait nulle part...
Cet album réunit trois pointures du free jazz, de grands noms déjà, bien que l’on ne soit qu’en début de siècle. Ce qui surprend c’est le choix des instruments de chaque musicien, pour cet album. C’est un peu comme si la consigne qui avait été donnée était « Surtout, voyagez léger ! »
Ainsi William Parker joue du « zintir », qui est une sorte de luth à trois cordes d’origine marocaine. Joe Morris joue du banjo et du banjouke, ce dernier est un hybride entre le banjo et l’ukulélé, quant à Hamid Drake il joue du tambour sur cadre, ainsi pas de contrebasse, ni de guitare, ni de batterie !
Ce dépouillement s’entend et la musique semble un peu ramassée, avec moins d’ampleur et plus centrée. Le registre est donc plutôt minimaliste et répétitif, par choix acoustique, et assez proche des sonorités folks, type world music.
L’album comprend cinq compos, les trois dernières sont les plus conséquentes, entre treize et seize minutes, ce qui peut sembler assez long, compte tenu des moyens utilisés. Ainsi les motifs répétitifs sont extrêmement centraux et définissent d’une certaine façon l’objectif de cette musique : atteindre un état de transe hypnotique, propre à se mettre dans un état second.
Le zintir de William Parker n’offre pas mille variations, même s’il est habile à ce jeu-là, il se met au centre du creuset et distille des séquences graves et répétitives qui arrivent directement au ventre. Hamid Drake à l’arrière avec son tambour qu’il frappe dans ses mains offre une assise relativement basique et uniforme, mais solide.
Joe Morris a pour charge de dynamiser l’avant, lui aussi avec des moyens relativement ténus, cantonnés dans un registre assez restreint, il s’efforce d’envoyer mille piqûres, comme des déferlantes de notes serrées et répétitives, ajoutant lui aussi à l’effet de transe qui s’impose dans une relative uniformité, à laquelle on ne peut échapper.
C’est un album original et à part, unique dès sa conception, qui va aussi loin que possible en conservant des limites infranchissables, un concept à lui seul…
L'album est limité à deux mille, mais je ne pense pas que ce soit la raison pour laquelle je ne trouve d'extrait nulle part...
We will dance again...
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
John Zorn – Seven Sonnets – (2026)
« Seven Sonnets » réunit une nouvelle fois deux immenses guitaristes, Julian Lage et Gyan Riley. Les deux se sont rencontrés une première fois en deux mille quinze, déjà sous les auspices de John Zorn, autour des « Bagatelles ». Cette collaboration entre les trois musiciens ne cessa de grandir. On vit parfois le génial Bill Frisell ajouter ses talents à cette confrérie, toujours pour le meilleur.
« Seven Sonnets » est déjà leur sixième album en duo, me semble-t-il, ils ont par ailleurs uni leur talent avec Frisell sur sept autres albums. A chaque fois nous sommes éblouis par leur talent et leur virtuosité, pourtant cette dernière n’est jamais une fin en soi, juste une conséquence de leur habileté conjuguée.
William Shakespeare est souvent en toile de fond avec Zorn, c’est à nouveau le cas ici, avec ces « Sept Sonnets », chacun est une petite pépite, une fine miniature ciselée avec art, délicatesse et douceur. Elles sont cependant uniques et ne se ressemblent pas nécessairement, chacune porteuse d’une personnalité forte.
A nouveau l’album s’écoule bien vite pour un total de trente-sept minutes environ, sans qu’on ne s’ennuie une seconde. On fréquente ici des allées bien différentes et des chemins de toutes sortes, passant par la musique ancienne et ses formes surannées, à la musique minimaliste des grands d’aujourd’hui…
Le folk et le jazz se côtoient également, le blues même a sa place avec le sonnet cinq. Cette grande diversité réunit toutes les musiques en une, et cet album possède cette grande magie de réunir, plutôt que de diviser. L’équation Zornienne est tout à fait fabuleuse, unissant ce qui est épars, avec un lyrisme très puissant.
Cet album s’annonce comme le début d’une nouvelle série de Zorn autour de ces fameux « Sonnets » de William Shakespeare avec lesquels il ouvre une sorte de dialogue.
Vivement la suite !
Sonnet I
Sonnet II
Sonnet III
Sonnet V
Sonnet VII
« Seven Sonnets » réunit une nouvelle fois deux immenses guitaristes, Julian Lage et Gyan Riley. Les deux se sont rencontrés une première fois en deux mille quinze, déjà sous les auspices de John Zorn, autour des « Bagatelles ». Cette collaboration entre les trois musiciens ne cessa de grandir. On vit parfois le génial Bill Frisell ajouter ses talents à cette confrérie, toujours pour le meilleur.
« Seven Sonnets » est déjà leur sixième album en duo, me semble-t-il, ils ont par ailleurs uni leur talent avec Frisell sur sept autres albums. A chaque fois nous sommes éblouis par leur talent et leur virtuosité, pourtant cette dernière n’est jamais une fin en soi, juste une conséquence de leur habileté conjuguée.
William Shakespeare est souvent en toile de fond avec Zorn, c’est à nouveau le cas ici, avec ces « Sept Sonnets », chacun est une petite pépite, une fine miniature ciselée avec art, délicatesse et douceur. Elles sont cependant uniques et ne se ressemblent pas nécessairement, chacune porteuse d’une personnalité forte.
A nouveau l’album s’écoule bien vite pour un total de trente-sept minutes environ, sans qu’on ne s’ennuie une seconde. On fréquente ici des allées bien différentes et des chemins de toutes sortes, passant par la musique ancienne et ses formes surannées, à la musique minimaliste des grands d’aujourd’hui…
Le folk et le jazz se côtoient également, le blues même a sa place avec le sonnet cinq. Cette grande diversité réunit toutes les musiques en une, et cet album possède cette grande magie de réunir, plutôt que de diviser. L’équation Zornienne est tout à fait fabuleuse, unissant ce qui est épars, avec un lyrisme très puissant.
Cet album s’annonce comme le début d’une nouvelle série de Zorn autour de ces fameux « Sonnets » de William Shakespeare avec lesquels il ouvre une sorte de dialogue.
Vivement la suite !
Sonnet I
We will dance again...