Je ne sais pas non plus si ça lui manquera toujours vu qu'elle est capable d'en écrire ( cf la polémique du postulant Goncourt).vox populi a écrit : ↑jeu. 1 oct. 2026 06:04
Oui, je comprends, mais j’avoue que, pour moi, ce n’est pas très convaincant.
Comme toi, j’adore le jazz et, aujourd’hui, 99,9 % des concerts auxquels j’assiste sont des concerts de jazz. Selon les personnes et selon les humeurs, tel ou tel artiste peut nous sembler « bavard », alors qu’à un autre moment on considérera exactement le même solo comme génial. Pour moi, ça reste donc quelque chose de profondément subjectif.
Dire que l’IA fait du « bavardage » dans le jazz n’est pas très convaincant si on le comprend de cette manière. Peut-être veut-il plutôt dire que, précisément parce que l’IA manque de subjectivité, la musique qu’elle produit n’est finalement qu’une suite de notes et, par conséquent, qu’elle est dépourvue d’intérêt.
Quand un être humain fait de la musique, sa musique n’est jamais seulement du son. Il y a une émotion, une sensibilité, une expérience derrière. Il y a tout ce qui l’a conduit à apprendre un instrument, à composer, à chercher son propre langage, etc. Derrière la musique d’un être humain, il y a toujours une histoire, contrairement à l’IA. Et c’est peut-être justement parce qu’il n’y a pas d’histoire à raconter qu’il considère la musique produite par l’IA comme du « bavardage ».
L’histoire est vraiment quelque chose de très important dans la musique. Bob Dylan a un jour enregistré un disque qui s’appelait Shot of Love. Pendant longtemps, il a été assez décrié, alors que c’était pourtant l’un de ses albums préférés. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi, selon lui, l’album n’avait pas marché, il a répondu : « Parce que les gens n’avaient pas d’histoire à raconter sur cet album. »
Et ce n’est pas faux. C’est d’ailleurs quelque chose qui manquera peut-être toujours à l’IA.
Moi, c’est la seule raison pour laquelle je n’écoute pas de musique entièrement produite par l’IA. Et c’est aussi, à mon sens, le véritable défi pour l’avenir : si un artiste parvient un jour à introduire une véritable subjectivité dans une musique entièrement produite par l’IA, alors ce procédé pourrait devenir une révolution technique aussi importante que l’a été la guitare électrique. Car à ce moment là on pourra retrouver quelque chose d'essentiel dans l'art. C'est la rencontre de deux subjectivités
Quand un être humain fait de la musique, sa musique n’est jamais seulement du son. Il y a une émotion, une sensibilité, une expérience derrière. Il y a tout ce qui l’a conduit à apprendre un instrument, à composer, à chercher son propre langage, etc. Derrière la musique d’un être humain, il y a toujours une histoire, contrairement à l’IA. Et c’est peut-être justement parce qu’il n’y a pas d’histoire à raconter qu’il considère la musique produite par l’IA comme du « bavardage ».
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Et ce n’est pas faux. C’est d’ailleurs quelque chose qui manquera peut-être toujours à l’IA.
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Après, j'avoue ne pas avoir écouté du jazz composé par IA et mon interprétation du terme "bavardage" renvoyait donc plus à une hypothèse sur le sens que l'intervenant du podcast devait lui donner.
Après, des tests ( alors +/- empiriques et à très petite échelle, (du moins à ma connaissance) ont montré que des spécialistes du baroque se sont fait bleuffer par une une IA "compositrice" qu'il s' agissait de distinguer de compositions humaines ...

